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Justice - Sainz attaque Cash Investigation : 'On m'a trompé' Photo : @CashInvestigation

Justice - Sainz attaque Cash Investigation : "On m'a trompé"

Plus de trois ans après un reportage diffusé dans l'émission de France 2, Bernard Sainz a prévenu jeudi soir Cyclism'Actu qu'il a décidé de porter plainte contre Cash Investigation et plusieurs personnes mêlées de près ou de loin "au piège qui lui avait été tendu." Selon l'AFP, le parquet de Paris a récemment demandé un nouveau procès à l'encontre de Bernard Sainz, surnommé le "docteur Mabuse" du cyclisme. "Je devais être interrogé par Sophie Le Gall (journaliste) sur les médecines alternatives, a expliqué Bernard Sainz à Cyclism'Actu ce vendredi matin. Alors que je pensais que l'interview allait se faire en mode papier-crayon et qu'on allait parler de mes secrets, j'ai vu arriver 9 ou 10 personnes, caméra au poing. On m'a donc trompéSuite à la diffusion de l'émission, la police est venue avec 10 voitures, 18 gendarmes, des chiens policiers pour détecter les stupéfiants... C'était proprement hallucinant [...] Cette procédure d'instruction est désormais terminée et c'est donc le moment pour moi de contre-attaquer."

Bernard Sainz : "Une orchestration" de Cash Investigation

 

Bernard Sainz : "Je ne pouvais pas me contenter d'un simple procès en diffamation"

Cyclism'Actu a pu se procurer l'intégralité de la plainte et ses 32 pages déposées le 16 octobre par l'homme de 76 ans. "Cela été tardif, a reconnu Bernard Sainz à Cyclism'Actu, mais il nous fallait réunir suffisament d'éléments pour réunir des preuves irréfutables sur les faits poursuivis. Je ne pouvais pas me contenter d'un simple procès en diffamation."

Pour rappel, Pierre-Henri Lecuisinier, champion d'Europe et champion du monde juniors en 2011, et Peter Pouly, ancien spécialiste de VTT, avaient été équipés de micros cachés et avaient tenté d'amener celui que l'on surnomme le Docteur Mabuse sur le terrain glissant du dopage lors de discussions informelles. Tout ceci avait été fait dans le but de prouver que le naturopathe de profession "prescrivait des produits dopants à ses patients".

Bernard Sainz avait payé très cher la diffusion de ce reportage puisqu'il avait été par la suite poursuivi par le parquet de Paris pour "exercice illégal de la médecine et de la pharmacie" et "aide et incitation à l'utilisation par des sportifs de substances ou méthodes dopantes interdites." Cela lui avait valu ensuite huit mois de détention provisoire pour "non-respect du contrôle judiciaire", Sainz n'ayant pas payé la caution de 30 000 euros lui permettant de rester en liberté conditionnelle.

 

Bernard Sainz dénonce également "un règlement de compte déloyal"

Elise Lucet (journaliste à France 2), Antoine Vayer (entraineur de l'équipe Festina au moment du scandale de 1998 et chroniqueur pour Le Monde durant le Tour de France), Pierre-Henri Lecuisinier, Peter Pouly, le journal Le Monde : voici les principaux acteurs visés par la plainte déposée dernièrement par Bernard Sainz au parquet de Paris pour notamment "association de malfaiteurs", "atteinte à la vie privée et au droit à l'image" ou encore "escroquerie aggravée par deux circonstances". Ayant déposé la plainte juste avant l'expiration du délai légal, Bernard Sainz souhaitait ainsi "réunir suffisamment d'éléments pour réunir des preuves irréfutables sur les faits poursuivis" et ainsi "ne pas se contenter d'un simple procès en diffamation", comme il l'a déclaré à Cyclism'Actu.

Nommé "Dopage : ça roule toujours", le reportage diffusé par France 2 le 27 juin 2016 avait pour but premier, selon les mots à l'antenne de la présentatrice Elise Lucet, de proposer aux téléspectateurs une grande enquête sur le dopage dans le monde du cyclisme. Mais Bernard Sainz préfère plutôt parler dans sa plainte d'une manoeuvre "pour tenter de le coincer, de le faire venir sur le dopage et, d'une certaine façon, de lui faire incarner l'entière responsabilité du dopage dans le cyclisme." Le naturopathe dénonce également "un règlement de compte déloyal" entre lui-même et Antoine Vayer, qui serait l'instigateur de toute cette affaire et qui aurait demandé à Lecuisinier et Pouly de le piéger en caméra cachée.

 

Bernard Sainz : "Antoine Vayer, l'homme central dans cette affaire"

Bernard Sainz estime ainsi qu'Antoine Vayer n'a jamais digéré le fait que Richard Virenque, l'ancienne vedette de l'équipe Festina, se détourne de lui après le scandale de 1998 pour se tourner vers "un naturopathe réputé dans le monde du cyclisme comme pouvant redonner une seconde jeunesse à des cyclistes, notamment anciennement dopés, grâce à des méthodes novatrices extrêmement rigoureuses aussi bien d'entraînement que d'hygiène de vie". Sainz met donc en avant le fait que Vayer souhaitait avant tout s'en prendre à lui personnellement à travers la mise en place de ce stratagème.

Bernard Sainz dénonce également le montage du reportage diffusé à la télévision. Il précise ainsi dans sa plainte "qu'il n'a aucunement, pas même tacitement, consenti à un tel montage portant une grave atteinte toute à la fois à sa personne, à son image, à son intégrité et à son crédit." Mettant en avant les préjudices économique mais surtout moral provoqués sur sa personne par toute cette histoire, Bernard Sainz, de par cette plainte déposée, est ainsi bien décidé à ce que sa vérité soit désormais entendue par la justice.

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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