ITW - Thomas Denis : «On va tout faire pour aller aux Jeux en 2024 !
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Photo : @XELLISS - Roubaix Lille Métropole

ITW - Thomas Denis : «On va tout faire pour aller aux Jeux en 2024 !

Quand on pense au cyclisme tricolore, ce n’est certes pas le premier nom qui nous vient dans la tête mais, à 24 ans, Thomas Denis commence à se faire une place au niveau national. Celui qui fait également de la route sous les couleurs du XELLISS - Roubaix Lille Métropole excelle surtout dans les vélodromes. Preuve en est sa médaille d’argent en poursuite par équipes lors des récents championnats du monde à Roubaix. Le pistard français voit désormais plus loin avec les Jeux olympiques de Paris en 2024, déjà dans un coin de sa tête. Entretien.

Vidéo - Thomas Denis au micro de Cyclism'Actu !

 

"L'UCI Champions League permet de rendre le cyclisme sur piste attrayant"

Thomas, vous avez conclu votre année relativement tard avec les Mondiaux qui se sont déroulés en octobre dernier. Comment se passe votre intersaison ?

J'ai coupé à la suite des championnats du monde, environ trois semaines après l’événement. Je viens de reprendre l’entraînement. Pour le moment, je pars sur des bases foncières et musculaires. Il y aura bientôt des stages, j’ai déjà eu une formation néo-professionnel la semaine dernière à Paris.

 

Avez-vous déjà attaqué votre préparation pour la saison prochaine ?

La préparation intensive va commencer durant le mois de décembre, pour faire monter la pression en janvier jusqu’aux premières courses. J’ai repris il y a un peu plus d’une semaine. C’est principalement des sorties sur route et des séances de musculation. On va monter au niveau de l'intensite de semaine en semaine.

 

L'UCI vient de créer une nouvelle compétition de cyclisme sur piste avec l’UCI Champions League. Que vous inspire ce nouveau format ?

Je pense que c’est une très bonne chose. Ça permet de rendre le cyclisme sur piste attrayant pour la télévision, c’est ce qui plaît au public et aux téléspectateurs, en espérant que cette compétition va permettre à la piste d’attirer un peu plus de monde dans les vélodromes. Une fois que l’on comprend les règles, la piste devient simple et passionnante.

 

"J'ai réussi à trouver un peu plus ma place dans l’équipe"

En plus de faire de la piste, vous faites également partie de l’équipe XELLISS - Roubaix Lille Métropole. Quel bilan faites-vous de votre année sur route ?

Ça a été une saison d’apprentissage. On va dire que j’ai eu une première partie de saison d’avril à mai où j’étais vraiment en découverte de ce milieu là et je me suis parfois pris quelques claques. Mais après j’ai réussi à trouver un peu plus ma place dans l’équipe, avoir un rôle un peu plus précis et j’ai commencé à être un peu mieux. Grâce à mes qualités de rouleur, je peux travailler pour l’équipe. Je n’ai pas encore pris ma chance car je ne pensais pas être assez légitime pour le faire.

 

Quels sont vos axes de progression ?

Le principal demeure le contre-la-montre, j’ai toujours bien aimé ce registre dès les amateurs. Je vais essayer de le travailler un peu plus sérieusement l’année prochaine, et puis il me manquait un petit truc au niveau de l’endurance. En ayant déjà fait une saison pleine chez les professionnels, je pense que ça sera différent en 2022.

 

Avez-vous prévu de faire un peu plus de route en 2022 ?

Ce sera toujours un mélange entre la piste et la route. Mon projet reste les Jeux olympiques de 2024 et la qualification pour cet événement commence en fin d’année avec les championnats du monde. Ça sera donc un mélange fait par les entraîneurs de l’équipe pour que je puisse être performant. Bien sûr, on alternera les deux, l’un ne va pas sans l’autre de toute façon.

 

"La médaille d'argent aux Mondiaux, très clairement mon meilleur souvenir en 2021"

Votre année a été marquée par cette médaille d'argent en poursuite par équipes, avec Benjamin Thomas, Thomas Boudat et Valentin Tabellion, lors des championnats du monde à Roubaix. Est-ce que c'est votre plus beau souvenir de 2021 ?

C'est très clairement mon meilleur souvenir. Avec les Italiens, on a une histoire particulière : on a souvent été en finale contre eux, ça a été notamment à notre avantage avant ces dernières années, puisqu'ils ont passé un sacré cap depuis. Le fait que ce soit contre eux, ça nous laisse un peu revanchard. Il y a une petite frustration de ce côté-là mais il y a quand même beaucoup de satisfaction.

 

C'était en plus devant le public français...

Bien sûr, cette médaille a une saveur particulière ! Je n'avais jamais vécu des championnats du monde en France, c'était incroyable qui plus est devant le public de Roubaix. Étant dans l'équipe XELLISS - Roubaix Lille Métropole, c'était vraiment quelque chose ! Ça donne un avant goût des Jeux olympiques à Paris. La part du public est quand même très importante. Quand on est encouragé par des spectateurs comme cela, ça donne forcément des ailes.

 

Est-ce que le fait de ne pas avoir disputé les derniers Jeux olympiques cet été vous a donné une source de motivation supplémentaire ?

Cela a été une grande déception de ne pas participer aux derniers Jeux olympiques. Après, on savait que l'équipe partait de loin mais on a échoué à pas grand chose pour se rendre au Japon. Cette déception a nourri le groupe et notre motivation a été décuplée. On n'a désormais qu'une envie, c'est d'aller aux Jeux en 2024 et on va tout faire pour !

 

"Ce sera important de confirmer mais également de marquer des points pour les Jeux"

La poursuite française est en progrès depuis quelques années. Qu'est-ce qui fait la force de ce quatuor dont vous faîtes partie ?

On se connaît tous très bien. On a confiance en chacun de nous donc on a juste à être focus sur notre rôle et appuyer sur les pédales. Le monde de la piste est un petit peu secret, mais on continue de progresser afin de réduire l'écart avec les autres nations. L'équipe a encore quelques axes de travail pour faire partie des meilleurs. On a un an de préparation devant nous avant les championnats du monde à Saint-Quentin-en-Yvelines [du 12 au 16 octobre 2022] et puis moins de trois pour les Jeux de 2024.

 

Justement, les Mondiaux 2022 devront être ceux de la confirmation après votre médaille mondiale cette année...

Exactement, ce sera important de confirmer mais également de marquer des points pour les Jeux. On sait que les championnats du monde comptent beaucoup et qu'il n'y en aura que deux avant l'échéance olympique. Il faudra faire un bon tournoi en 2022...

 

"Je veux passer un cap sur la route aussi..."

Avez-vous des ambitions pour la poursuite individuelle ?

J'affectionne particulièrement cette discipline, malheureusement elle ne fait pas partie du programme olympique. Je n'ai pas le niveau pour faire des 4'03" ou 4' comme font les Filippo Ganna ou Jonathan Milan, mais j'aimerais clairement progresser en poursuite individuelle. Si j'arrive à faire un temps dans cette discipline, ce sera du bonus. Néanmoins, ce ne sera pas mon axe principal de travail.

 

Quelles sont vos attentes pour la saison 2022 ?

Je veux passer un cap sur la route et aussi sur la piste. On devra confirmer notre médaille mondiale mais également les temps effectués lors des championnats du monde à Roubaix. Les Mondiaux à Saint-Quentin-en-Yvelines seront le but de l'année à venir, après il y a d'autres objectifs durant la saison avant cette compétition.

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Publié le par Clement LABAT-GEST

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