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ITW - Samuel Dumoulin 'trahi' ? : 'Je devais être sélectionneur' Photo : @SamDumoulin

ITW - Samuel Dumoulin "trahi" ? : "Je devais être sélectionneur"

À 39 ans, Samuel Dumoulin a décidé de mettre un terme à sa carrière à l'issue de cette saison. Au cours de ses 18 années chez les pros, il aura remporté au total plus de 30 victoires, dont une étape du Tour de France en 2008. Il a également été trois fois vainqueur du classement général de la Coupe de France. Joli palmarès pour celui qui va rejoindre le staff de B&B Hotels-Vital Concept l'an prochain comme l'indique, de son côté, ce dimanche soir le journal Le Dauphiné sur son site internet. 

Sam Dumoulin à la retraite : "Ça s'est décidé naturellement"

Mais son avenir aurait pu être tout autre... En effet, en juin dernier, Samuel Dumoulin aurait dû devenir théoriquement le nouveau sélectionneur de l'équipe de France en binôme avec Cyrille Guimard qui était en poste à l'époque et qui devait le former pour en faire son successeur. C'était visiblement acté mais pas signé auprès du président de la Fédération Française de Cyclisme et du président de la Ligue Nationale de Cyclisme. Mais à quelques jours de l'annonce officielle prévue lors des derniers Championnats de France sur route à La Haye-Fouassière (Loire-Atlantique), ce choix n'était visiblement pas du goût de certains - ils se reconnaitront - qui se sont du coup activés en coulisses pour que ce soit, finalement, Thomas Voeckler nommé au poste de sélectionneur et au dernier moment. Interrogé par Cyclism'Actu, Samuel Dumoulin est revenu sur cet épisode dont il a eu connaissance par la suite et pour le moins "déstabilisant". Sauf que, fidèle à son tempérament, Samuel Dumoulin "n'en veut à personne" mais n'oubliera sûrement pas et laisse même "la porte ouverte."

 

Samuel, à 39 ans et après 18 ans de carrière chez les pros, vous sentiez que c'était le bon moment pour dire stop ?

En fait ça s'est décidé naturellement. J'ai perdu ce qui faisait ma force, l'envie de me battre et de me dépasser, donc c'était compliqué d'être au niveau. J'ai perdu un peu la motivation, donc c'était le moment de tourner la page et de passer à autre chose.

 

Si vous deviez retenir un moment dans votre carrière, ce serait lequel ?

Forcément ma victoire d'étape sur le Tour de France en 2008, et plus récemment ma deuxième place sur le Tour de Vendée en 2016 qui m'avait permis de remporter le classement général de la Coupe de France. Remporter ça en fin de carrière c'était quand même quelque chose d'assez spécial.

 

Avez-vous des regrets, comme ne jamais avoir porté le maillot jaune sur le Tour ou ne jamais avoir été champion de France ?

Oui, c'est sûr qu'un titre de champion de France ça me manque, mais après j'ai toujours tenté les coups à fond. Donc je n'ai pas de regret, je suis en paix avec moi-même. J'ai tenté le maximum quand j'étais en course, il n'y a pas de pensée négative à avoir.

 

Avez-vous une idée de ce que sera votre après-carrière ?

Là je suis en train de m'inscrire pour passer mon diplôme d'Etat afin de devenir directeur sportif. Voilà, je vais retourner à l'école à bientôt 40 ans.

 

"J'étais le seul candidat (...) Tout le monde était ok pour que j'ai le poste..."

Cette année, vous deviez prendre les rênes de l'équipe de France aux côtés de Cyrille Guimard. Finalement, au dernier moment, c'est Thomas Voeckler qui a été placé au poste de sélectionneur. Comment vous l'avez vécu ?

J'étais le seul candidat. J'avais discuté avec Cyrille Guimard, il avait proposé mon nom à la Fédération et à la Ligue, et tout le monde était ok pour que j'ai le poste. Donc je me suis rendu à un entretien, et c'est là que j'ai vu Thomas Voeckler. C'était déstabilisant, parce que quand on vous dit qu'il n'y a personne d'autre, que vous êtes le seul candidat et qu'au moment du rendez-vous vous vous retrouvez face à un autre, c'est forcément bizarre. Et pour la Fédération, le choix était déjà fait : ils voulaient plus ou moins se séparer de Guimard et vu que j'étais dans son projet, je n'avais aucune chance.

 

Vous en voulez à quelqu'un pour cette sorte de "trahison" ?

Non, je n'en veux à personne, ça s'est fait comme ça. Ce que je retiens c'est que ce n'était pas par rapport à moi, il y avait d'autres circonstances. C'est comme partout, il y a des choix qui sont faits, des choses qui sont plus ou moins mises en lumière... Je n'ai pas de problème avec ça. Un choix a été fait, pas en ma faveur, mais il n'y a pas de négatif à avoir. Sinon on trouve du négatif partout et la vie devient trop compliquée.

 

Donc si on fait appel à vous pour prendre les rênes de l'équipe de France dans quelques années, ce serait avec plaisir ? 

Oui, c'est ce qui est ressorti de mes échanges avec le président Michel Callot. Il m'a dit qu'il avait dû faire un choix, mais que la porte n'était pas fermée.

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Publié le par François BONNEFOY

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