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ITW - Nicolas Roche : «Être sur le Tour autour de Romain Bardet !» Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

ITW - Nicolas Roche : «Être sur le Tour autour de Romain Bardet !»

Membre de l'équipe Sunweb depuis 2019, Nicolas Roche va repartir pour une année de plus avec la formation allemande, qui s'appellera Team DSM l'an prochain. À 36 ans, le plus Français des Irlandais en a encore sous la pédale, mais il met surtout son expérience au service des jeunes talents à ses côtés comme le Suisse Marc Hirschi. L'an prochain, il retrouvera également Romain Bardet, qu'il avait côtoyé en 2012 chez AG2R et qui l'a rejoint chez Sunweb. Nicolas Roche s'est confié au micro-de Cyclism'Actu avant d'entamer cette nouvelle saison.

Vidéo - Nicolas Roche : "Plus que l'ancien, je suis le grand frère"

 

"Je suis le grand frère"

Aujourd'hui, Nicolas Roche fait figure d'ancien dans une équipe qui compte de nombreux jeunes dans ses rangs. COmment voit-il son rôle dans sa formation ? "Plus que l'ancien, on va dire que je suis le grand frère, ça sonne un peu mieux", répond-il. "C'est ce rôle-là que j'ai, que ce soit sur le vélo ou en dehors. Souvent, à table, je raconte des anecdotes. Des anecdotes qui ne sont pas si lointaines que ça, mais pour des gamins qui ont 20-21 ans, quand tu parles de 2010, 2012, ils avaient à peine commencé le vélo, pour eux ça date. C'est vrai qu'il y a un écart de génération qui est assez important, la moyenne d'âge de l'équipe est autour des 23 ans. Aujourd'hui, je suis là dans un rôle de conseil, mais aussi sur le vélo je me mets en position de les aider, comme j'ai pu le faire sur le Tour. Il y a énormément de talent, on a vu que c'était une équipe solide et on compte sur moi, de par mon expérience, pour diriger ces jeunes sur le vélo, pour faire des choses qu'on ne peut pas faire depuis une voiture."

Un rôle qui lui tient à coeur, même s'il est différent de ce qu'il a connu par le passé. "Évidemment, ce n'est pas toujours facile parce que j'ai quand même été leader, j'ai aimé faire la course pour moi-même, ce qui m'arrive encore parfois quand j'en ai l'opportunité en allant par exemple dans une échappée. Donc j'ai encore quelques opportunités, mais mon rôle global est de transmettre mon savoir et d'aider ces jeunes", assure Nicolas Roche

 

"J'espère vraiment pouvoir faire des courses avec Romain Bardet"

L'an prochain, il va retrouver un coureur qu'il connaît bien : "Il y a l'arrivée de Romain Bardet, et j'espère vraiment pouvoir faire des courses avec lui car c'est un coureur que j'apprécie énormément. On s'est connus chez AG2R, il était stagiaire et moi j'étais leader, donc il y a beaucoup de choses qui se sont passées depuis. Mais on a d'excellentes relations depuis près de dix ans, et ça m'a fait vraiment plaisir de voir qu'il allait être là. J'espère que notre programme sera similaire pour pouvoir non seulement aider ces jeunes mais aussi aider Romain dans l'approche de ses objectifs." Parmi ces objectifs, est-ce que le Tour de France en fait partie ? "Si on me demande aujourd'hui ce que je veux faire en 2021, évidemment j'aimerais être là sur le Tour pour gérer l'équipe autour de Romain", répond l'Irlandais. "Mais bon, le calendrier n'est même pas encore établi, donc on n'a pas encore eu de retour. On nous a dit avant Noël, donc on a encore 15-20 jours de suspense."

 

"Pour moi, c'était important que Romain prenne une bonne décision pour sa carrière"

Nicolas Roche a beaucoup parlé à Romain Bardet avant que ce dernier ne le rejoigne chez Sunweb. "Il était très curieux de savoir comment les choses se passaient dans l'équipe, comment l'équipe fonctionnait. Avec Romain, on a un rapport d'amitié, donc pour moi, il était important qu'il prenne une bonne décision pour sa carrière, pas seulement d'avoir un copain de plus dans l'équipe. Je voulais lui donner les clés pour que lui fasse un choix dans sa carrière. J'ai donc fait attention à répondre le plus justement possible à chaque question qu'il m'a posé pour lui donner un maximum d'informations et de détails sur comment fonctionnait l'équipe et sur ce qui pourrait marcher pour lui", explique Roche.

Même si Bardet va rejoindre une nouvelle équipe après près de dix ans passés chez AG2R La Mondiale, la façon de courir de l'équipe Sunweb semble parfaitement convenir au Français. Un mariage parfait ? C'est ce que semble penser Nicolas Roche"Je suis totalement d'accord. Je pense que l'équipe recherchait un leader pour le classement général, et aussi quelqu'un qui soit un exemple pour les jeunes leaders", explique l'Irlandais. "Avec Romain, ils vont retrouver un leader très fort qui va pouvoir montrer l'exemple à des coureurs comme Jai Hindley, Chris Hamilton... Ces coureurs-là qui sont en train de se développer - bon, Jai vient de faire deuxième du Giro donc il est déjà plus que développé - mais on s'est compris. Quand on parle avec Romain, il est méticuleux, très professionnel. Il a aussi besoin d'avoir des preuves, des chiffres qui le confortent dans ses choix, et Sunweb c'est une équipe de datas, de statistiques, tout est poussé loin dans les recherches. Je pense que ça va le réconforter dans la tête et que tout ça va lui donner moins à réfléchir."

 

"L'absence de fans, malheureusement, c'est un prix à payer"

Malgré la crise sanitaire, le cyclisme a pu vivre une très belle fin de saison en suivant un protocole très strict comme par exemple la mise en place de "bulles" et l'absence quasi totale de fans sur le bord des routes. Même si la situation sanitaire semble s'améliorer, le début de saison 2021 devrait suivre les même restrictions, ce qui n'enchante pas Nicolas Roche, même s'il est bien conscient que c'est un sacrifice nécessaire. "Dans le cyclisme, il y a trois choses importantes : les fans, les coureurs et les médias. Ça forme une grande famille qui travaille ensemble. Le vélo a besoin du support médiatique, mais il a aussi besoin de ses fans." 

"Malheureusement, c'est un prix à payer", continue Roche. "On le sait que c'est provisoire, du moins on l'espère. Chaque sport est dans la même situation. Aujourd'hui, il faut que le vélo survive à cette crise. On est dans un contexte difficile où on n'a pas le droit de faire la bise à sa maman ou d'aller voir ses grands-parents, mais on doit faire une course avec 170 gars à se moucher dessus. C'est un contexte très particulier, il faut que notre sport survive. Est-ce que ça durera encore six mois, un an, deux ans... On ne sait pas, mais je pense que malheureusement, c'est un sacrifice à faire, et ce n'est pas aujourd'hui qu'on reverra les foules sur le bord des routes. Mais c'est clair que ça manque, la chair de poule dans les cols, même les abrutis qui courent à côté de toi te manquent presque (rires). En revanche, pour les jeunes qui passent pros aujourd'hui, ça va être normal de ne pas avoir de public, mais j'espère qu'ils auront bientôt la bonne surprise de retrouver les fans sur le bord des routes."

 

"Je ne suis pas prêt à arrêter"

Un chose est sûre, Nicolas Roche n'a absolument pas envie de raccrocher son vélo. Malgré son âge, sa motivation reste intacte et il espère encore continuer quelques années, et il assure que 2021 ne sera pas sa dernière saison. "En tout cas, si c'est ma dernière saison, ce ne sera pas moi qui l'aurai décidé. Ce sera parce que je ne retrouverai pas d'équipe pour une raison ou pour une autre, mais je ne suis pas prêt à arrêter, mentalement j'ai encore des forces. Je prends toujours autant de plaisir sur le vélo, même s'il y a des moments qui sont plus durs que d'autres. En course, c'est vrai que sur les deux dernières années, j'ai pris de belles chutes, entre le Pays basque et la Vuelta l'année dernière et le Tour cette année, j'ai pris trois belles gamelles en deux ans. Heureusement, je sais encore débrancher le cerveau quand il y en a besoin et j'ai encore envie de faire du vélo. J'espère au moins jusqu'en 2023, ce serait mon idéal", conclut-il.

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Publié le par François BONNEFOY

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