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ITW - Joop Zoetemelk : «On reste à vie vainqueur du Tour de France...» Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

ITW - Joop Zoetemelk : «On reste à vie vainqueur du Tour de France...»

Plus de deux mois après son accident, le 20 septembre dernier, Joop Zoetemelk, vainqueur du Tour de France 1980, se remet donc de la collision avec une voiture durant laquelle il a subi des fractures au bras gauche et à la main droite. L'ancien coureur néerlandais, qui avait été opéré avec succès, a donné de ses nouvelles : "La santé est bonne, seule la blessure à la main droite prendra du temps pour guérir à 100%. Cela pourrait prendre encore quelques mois, peut-être même un peu plus longtemps. Et peut-être qu'elle ne récupérera pas complètement. Les muscles et les nerfs ont été endommagés. Je peux plier les doigts et attraper quelque chose avec ma main gauche, mais pas avec la droite. Cela change parce que je suis droitier. Il faut que je m'adapte. Cela va demander pas mal de temps." En cette fin d'année, Cyclism'Actu lui souhaite un prompt rétablissement et lui adresse toutes ses amitiés. 

Vidéo - Il y a 40 ans, Joop Zoetemelk décrochait son Graal : le Tour

 

Il y a 40 ans, Joop Zoetemelk décrochait au bout de sa dixième tentative son Graal

Il y a 40 ans, Joop Zoetemelk décrochait au bout de sa dixième tentative son Graal, le Tour de FranceLorsque le Tour 1980débute en Allemagne, Joop Zoetemelk n’est pas vraiment optimiste sur ses chances de remporter la Grande Boucle. Le Néerlandais n’était pas très en forme, il n’a d’ailleurs pas participé aux championnats des Pays-Bas le weekend précédent, et surtout, un certain Bernard Hinault se présentait en grand favori pour une troisième victoire consécutive.

 

"J’ai senti que Bernard avait un problème… "

A 33 ans, Zoetemelk dispute son dixième Tour et cinq fois déjà, il a terminé à la deuxième place. Face aux Merckx ou Hinault, ses rivaux, il s’en est fait une raison. "Merckx et Hinault avaient presque la même valeur. Ils étaient plus forts que moi en contre-la-montre et nous étions du même niveau en montagne." Et le début de ce Tour 80 confirme cela. Zoetemelk perd rapidement du temps sur le Français, lors du prologue, puis sur le chrono de 34 km à Spa-Francorchamps et enfin dans l’étape des pavés où le natif de la Haye perd deux minutes supplémentaires sur Hinault.

Heureusement, la formation Raleigh à laquelle appartient Joopie depuis quelques mois à peine, est la plus forte de cette édition. Elle remporte les deux contre-la-montre par équipe et permet à Zoetemelk de s’accrocher mentalement. Malgré une météo exécrable qu’il n’affectionne guère, le vainqueur du dernier Tour d’Espagne, sent que sa condition s’améliore au fil des jours. A tel point qu’il parvient même à battre Bernard Hinault sur son terrain, lors d’un nouvel exercice chronométré (il y en avait cinq à l’époque) qui s’achève à Laplume, dans le Lot-et-Garonne. "J’ai senti que Bernard avait un problème… ". L’éternel second sent que le vent lui devient favorable, il fond sur Hinault et remonte à la deuxième place du classement général à vingt secondes à peine.

Le lendemain, au terme de l’étape de Pau, le "Blaireau" se plaint de douleurs au genou et, coup de théâtre, quitte en catimini le Tour dont il était leader. Ami de Bernard Hinault, Zoetemelk ne portera pas le maillot jaune qu’il aurait pourtant dû endosser lors de la 13e étape, un geste qui n’est pas sans rappeler celui de Merckx après la chute d’Ocana en 1971, mais le Seine-et-Marnais d’adoption pense néanmoins que son heure est venue.

 

"Une fois que tu as gagné le Tour, personne ne t’oublie"

Ses jambes tournent de mieux en mieux. Avec Van der Velde, Lubberding et Wellens (NDLR l’oncle de Tim), ses coéquipiers au sein de l’équipe Ti-Raleigh, il est bien entouré et il pense pouvoir contrôler Hennie Kuiper et Raymond Martin, ses deux principaux adversaires, dans la montagne. "Je voulais garder le maillot ou plutôt, je ne voulais plus le perdre" se souvient Zoetemelk.

La suite lui donnera raison. Il contrôle dans la montagne, puis il remporte le dernier exercice solitaire à Saint-Etienne. Zoetemelk peut cette fois, sereinement, filer vers Paris. Le 20 juillet 1980, c’est ceint de jaune que le recordman du nombre de deuxième place sur le Tour de France (6) franchit la ligne d’arrivée sur les Champs et il se souvient de la clameur, des supporters néerlandais scandant son nom « Joopie, Joopie », un souvenir qui lui donne encore la chair de poule 40 ans plus tard. Cette victoire aura changé la carrière du Néerlandais et décuplé sa notoriété. Même son titre de champion du Monde décroché peu avant ses quarante ans, en 85, ne revêt pas la même importance à ses yeux. "Une fois que tu as gagné le Tour, personne ne t’oublie." 

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Publié le par Cyclism'Actu avec Jacques Leunis

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