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ITW - Bernaudeau 'très choqué du sport de haut niveau, pas que du vélo' Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

ITW - Bernaudeau "très choqué du sport de haut niveau, pas que du vélo"

Le manager général de l'équipe Total Direct Energie, Jean-René Bernaudeau, sur la même longueur d'onde que son coureur, Lilian Calmejane. Interrogé par L'EquipeLilian Calmejane, le coureur de la Total Direct Energie a donné sa position sur l'initiative de l'UNCP. Souhaitant être traité de la même façon que l'ensemble des citoyens français, l'Albigeois avait donc dit le fond de sa pensée : "Je ne vois pas pourquoi on sortirait en toute liberté avant tout le monde, alors qu'on n'a pas de compétition avant juillet. Pour moi, les sportifs doivent être irréprochables et montrer l'exemple. L'unité, c'est aussi ce qui fera qu'on pourra sortir de la crise sans trop de dégâts."

Bernaudeau : "Je suis très choqué... on est un peu égoïstes"

 

Jean-René Bernaudeau : "Je ne suis pas pour ce que demande et veut l'UNCP"

"Moi non plus je ne suis pas pour. On ne représente pas grand chose, et aujourd'hui il faut être solidaires de la population pour que cette pandémie s'arrête. Il faut bien relativiser ce qu'est le sport et le sport doit être un peu vertueux, donc ce n'est pas une histoire de rouler ou de ne pas rouler. La vie va recommencer plus tard, mais je reste solidaire jusqu'au bout et je suis les directives du gouvernement", a expliqué Jean-René Bernaudeau au micro de Cyclism'Actu.

"L'initiative de l'UNCP ? Je ne sais pas, je n'ai pas de relations avec eux. Il faut régler le problème de la santé, et ensuite on recommencera. Et s'il y a eu moins d'entraînement et que le Tour de France roule 3km/h moins vite, on ne va pas en mourir. Aujourd'hui, je suis très choqué du sport de haut niveau, pas que du vélo. On est un peu égoïste, on n'est pas grand chose par rapport à toute la population française qui souffre, donc aujourd'hui c'est de l'égoïsme de parler de business dans le sport. Le sport est tellement secondaire..."

 

L'UNCP a émis le souhait de voir les coureurs professionnels obtenir des dérogations

Pour rappel, dans une lettre récemment envoyée au Ministère des Sports, l'Union nationale des cyclistes professionnels (UNCP) a émis le souhait de voir les coureurs professionnels obtenir des dérogations afin de pouvoir reprendre l'entraînement sur les routes à partir du 16 avril, soit après la deuxième période de confinement. Sachant qu'elle se heurterait à l'hostilité d'une certaine partie de la population après cette démarche, l'UNCP avait en tout cas pris le soin de bien expliquer les raisons de sa demande, s'appuyant sur des exemples concrets apparus il y a quelque temps.

"Nous entendons ces derniers jours le ministre de l’Agriculture dire qu’il faut aller aider ceux qui travaillent dans les champs, nous voyons aussi que les entreprises du BTP peuvent reprendre leurs activités en respectant des consignes sanitaires. Alors nous disons que nous aussi, nous sommes des travailleurs, que nous avons un métier [...] Nous disons à tous ceux qui pourraient ne pas comprendre que s’ils avaient, comme les cyclistes, un travail en CDD jusqu’en décembre, et qu’ils n’auraient pas pu travailler jusque-là à cause du coronavirus, qu’ils souhaiteraient aussi reprendre leur boulot pour simplement continuer à bosser après décembre prochain."

 

Emmanuel Hubert (Arkéa-Samsic) : "Peut-être aurait-il fallu attendre encore un peu"

"La situation devient pesante. Quand je vois que les employés du BTP retournent sur les chantiers ou que les livreurs font leur métier, je me dis qu'en mettant quelques restrictions, on pourrait presque en faire de même", note Adrien Petit (Total Direct Energie), inquiet également de voir "le fossé se creuser" entre les coureurs pouvant s'entraîner en extérieur - c'est notamment le cas de ceux qui habitent en Belgique ou en Suisse - et ceux qui sont totalement confinés à leur domicile.

Du côté d'Emmanuel Hubert, qui ne constate pas encore "de ras-le-bol psychologique" chez ses coureurs, la demande de l'UNCP paraît légitime et nécessaire pour sa corporation, même si le timing n'était peut-être pas le bon selon le manager général de la formation Arkéa-Samsic"Peut-être aurait-il fallu attendre encore un peu, mais il était important de faire entendre notre voix pour que les coureurs retrouvent un terrain de jeu", explique le patron de l'équipe bretonne.

 

Alain Deloeil (Cofidis) : "Il ne faut pas jouer l'égoïste"

Même prudence donc pour Alain Deloeil, le directeur sportif de la formation Cofidis, qui a parfaitement conscience qu'une dérogation accordée aux coureurs cyclistes professionnels "ouvrirait la porte aux footballeurs dans les stades, aux nageurs dans les piscines, aux athlètes autour des pistes... Il ne faut pas jouer l'égoïste, il faut que ce soit bien réfléchi."

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Publié le par François BONNEFOY

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