ITW - Anthony Turgis : «Désormais, je sais que je peux être fort...»
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Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

ITW - Anthony Turgis : «Désormais, je sais que je peux être fort...»

Année après année, Anthony Turgis franchit les étapes importantes. Révélation en 2019, le coureur du Team TotalEnergies confirme les attentes placées en lui depuis deux saisons, surtout sur les Flandriennes où il fait jeu égal avec les meilleurs du peloton. Preuve en est sa régularité sur les courses pavées avec quatre places dans les dix premiers à son actif en 2021, sans oublier sa 13e place sur Paris-RoubaixEntre l’arrivée de Peter Sagan dans son équipe et son envie de répondre encore présent l’année prochaine, le Français de 27 ans s’est confié au micro de Cyclism’Actu avant la saison 2022. Entretien.

Vidéo - Anthony Turgis : "Je sais que je peux être fort"

 

"Il ne faut pas griller les étapes dans la préparation"

Anthony, vous avez disputé votre dernière course en octobre dernier à l’occasion de Paris-Tours (16e). Comment se passe votre intersaison après une année intense pour vous ?

J'ai effectué une coupure de 25-26 jours après ma dernière course, ce qui est relativement traditionnel me concernant. Je préfère reprendre progressivement pour ne pas être stressé par la suite. J’aime bien justement repartir plus tranquillement afin d’avoir une progression linéaire lors de ma préparation, plutôt que reprendre début décembre et se dire que ça peut être un peu juste pour la reprise des courses. Je préfère reprendre ainsi pour arriver en décembre avec de bonnes charges d'entraînement.

 

Avez-vous commencé cette préparation spécifique ?

Dès que l’on remonte sur le vélo, la préparation reprend. Il ne faut pas griller les étapes non plus, c’est pour ça qu’on va faire une reprise progressive en montant l'intensité petit à petit. C’est comme ça que j’arrive à garder un bon niveau tout au long de la saison.

 

Avec votre équipe, vous allez aussi partir en camp d’entraînement dans quelques jours (du 7 au 17 décembre) à Calpe (Espagne). Quelles sont vos attentes par rapport à ce stage ?

Ce sont toujours des bons blocs de travail là-bas, grâce notamment à des conditions idéales pour s’entraîner. Ce camp sera l’occasion de faire connaissance avec les nouveaux coureurs de l'équipe, mais également de retrouver certains coéquipiers que l’on voit plus en stage que sur les courses notamment les grimpeurs (rires).

 

"Je mets tout en œuvre pour pouvoir briller..."

En 2021, vous avez fait preuve d’une belle régularité en signant plusieurs places dans le top 10 (Tour des Flandres, Gand-Wevelgem, Kuurne-Bruxelles-Kuurne…). Quel bilan faites-vous de cette année ?

C'est une bonne saison, après il me manque une belle victoire en World Tour mais je m’y approche progressivement et puis je vois que je suis de plus en plus régulier sur les épreuves importantes me concernant. Je mets tout en œuvre pour pouvoir briller sur les mêmes courses l’année prochaine.

 

Avez-vous été surpris par votre régularité cette saison ?

Non pas vraiment. Je vise cette période dans sa globalité, sans vraiment me fixer un objectif en particulier. Je sais que j’arrive avec une bonne condition et que je vais réussir à faire un bon résultat, peut-être pas sur toutes les courses parce que les Classiques restent parfois aléatoires.

 

Êtes-vous conscient d’avoir passé un nouveau cap en 2021 ?

C'est sûr que cette saison valide le travail effectué année après année, mais également la progression qui vient notamment d’une bonne connaissance du terrain désormais. Maintenant, on va essayer de faire de mieux au niveau des résultats, en espérant que ce soit le cas.

 

"Il y a sûrement des choses que je peux modifier dans mes tactiques"

Qu'est-ce qu’il vous manque encore pour intégrer le top 5, voire mieux dans les Flandriennes ?

J'ai terminé plusieurs fois dans les dix premiers en voulant jouer la victoire, donc ça m’a fait faire des erreurs sur certaines Classiques. J’ai parfois préféré anticiper la course… Avec de l’expérience, désormais je sais que je peux être fort aussi, donc il y a sûrement des choses que je peux modifier dans mes tactiques pour être encore mieux dans le final et jouer la gagne.

 

Quels sont les facteurs de vos belles performances ?

C'est un tout ! D’abord la confiance que l’on m’a accordée dès mon arrivée dans l’équipe et aussi l’expérience apportée par les coureurs qui sont plus âgés que moi mais qui continuent à performer sur les épreuves. Ils possèdent une très grande expérience qui nous sert énormément dans cette partie de saison. Ça évite ainsi de faire des erreurs. Quand on est au briefing, ils transmettent leur savoir-faire donc on progresse encore plus vite grâce grâce eux.

 

Vous décrivez parfaitement l’apport de Niki Terpstra...

C'est clairement un coureur d’expérience. Moi je le regardais à la télévision avant de passer professionnel. Un cycliste, comme ça, sait comment il faut se placer durant les courses par exemple. Quand on voit un Niki Terpstra remonter dans le peloton et nous faire un signe de la tête, on sait qu’on vient d’éviter des efforts inutiles. C’est comme ça qu’on avance et que l’on progresse tous tous ensemble.

 

"Quand on parle de Peter Sagan, tout le monde sait de qui on parle"

L'année prochaine, vous ferez équipe avec Peter Sagan qui a été recruté par votre formation durant l'intersaison. Dans quel état d'esprit êtes-vous avant d'entamer cette cohabitation ?

On ne peut qu'être heureux à l'idée de courir avec Peter Sagan. C'est un coureur qui a été champion du monde à trois reprises et qui est l'un des plus grands cyclistes du peloton. Quand on parle de Peter Sagan, tout le monde sait de qui on parle. Cela me donne clairement envie de courir avec lui et d'apprendre à ses côtés.

 

Avez-vous déjà échangé avec lui ?

Je l'ai déjà croisé lors des tests de début de saison... C'était juste quelques mots avec un peu de monde autour, donc ça n'a pas été plus loin. De toute façon, dans le peloton, on s'est déjà aperçu et on sait à quoi on ressemble.

 

Avec Peter Sagan, votre équipe dispose désormais de deux coureurs capables de performer sur les Classiques. Avez-vous hâte de courir le Tour de Flandres, par exemple, à ses côtés ?

Forcément ! C'est un coureur que je retrouvais souvent dans les placements importants des courses. Des fois, je me plaçais là où il était positionné donc ça sera vraiment plaisant d'évoluer avec Peter Sagan et d'avoir le même maillot que lui. Ce sera un allié supplémentaire.

 

"Quand ça marche, il ne faut pas changer les plans..."

D'autant qu'il débarque avec sa garde rapprochée (Daniel Oss, Maciej Bodnar, Juraj Sagan)...

Ce sont des coureurs d'expérience aussi, cela fait des années qu'ils participent à ces Flandriennes. Il y a beaucoup de choses qui vont se mettre en place rapidement. L'équipe commence également à avoir l'expérience de ces courses, tout comme les directeurs sportifs. On va apporter des choses à Peter Sagan et à ses coéquipiers, mais eux également en retour, ils nous apporteront un plus.

 

Quels sont vos objectifs pour la saison 2022 ?

Le premier objectif reste les Flandriennes. Si on prend mon calendrier habituel, il y a beaucoup de courses du World Tour donc ça restera pratiquement identique, d'autant que cela avait bien fonctionné pour la campagne de Classiques en 2021. Quand ça marche, il ne faut pas changer les plans. Après cette période, il y a quand même le Tour de France où j'arrive à faire de bons résultats mais j'aimerai un peu plus briller. Je m'approche aussi de la victoire sur cette course-là, donc ce sera mon deuxième gros objectif.

 

"J'ai réussi à gagner dans toutes les catégories sauf au niveau World Tour"

Votre programme est déjà bien défini...

Comme je le disais, les Classiques et le Tour de France restent des grosses courses pour moi. Après, on verra s'il y a d'autres épreuves intéressantes en fin de saison ou en préparation pour la Grande Boucle. Ce sont des choses que l'on peut mettre en place rapidement au cours de la saison.

 

Vous avez déjà remporté des courses dans votre carrière (Paris-Chauny, Grand Prix de La Marseillaise, Classic Loire Atlantique...). Mais est-ce qu'il ne vous manque pas une première grande victoire ?

On est plusieurs coureurs français à vouloir décrocher une victoire importante. Je prends un peu l'exemple de Christophe Laporte qui tourne autour d'un succès en World Tour. On est dans le même cas. J'ai réussi à gagner dans toutes les catégories sauf au niveau actuel. J'espère en gagner une, d'autant que j'en fais beaucoup dans l'année !

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Publié le par Clement LABAT-GEST

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