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ITW - Alexis Vuillermoz : «J'ai eu besoin de voir d'autres choses» Photo : Sirotti

ITW - Alexis Vuillermoz : «J'ai eu besoin de voir d'autres choses»

Alexis Vuillermoz, le grimpeur-puncheur de l'équipe AG2R La Mondiale, s'est exprimé au micro de Cyclism'Actu. Le coureur de 32 ans a notamment évoqué sa prolongation de contrat, ses derniers mois difficiles marqués par des blessures, et ses objectifs de la saison, avec en point de mire le Tour de France mais aussi les Classiques.

Vuillermoz : "Prouver que les blessures sont derrière moi"

 

Alexis, votre semaine a débuté avec une bonne nouvelle puisque vous avez prolongé avec votre équipe AG2R La Mondiale...

Ça fait forcément plaisir, surtout avec la fin de saison compliquée de l'an passé, où moralement j'étais touché. Même si j'avais pu refaire une bonne préparation jusqu'au Tour de Catalogne, je n'avais pas pu m'exprimer et ça avait été une grosse frustration à titre personnel, même si bien sûr ça ne prévaut pas sur cet enjeu mondial qu'est la pandémie, c'est vraiment secondaire. On a la chance d'avoir un dirigeant comme Vincent Lavenu qui a une dimension internationale sportivement, mais aussi humaine dans sa façon de manager, et en m'accordant un nouveau contrat, ça me permet d'aborder cette saison avec beaucoup plus de sérénité, surtout dans le contexte actuel où forcément il y a de l'anxiété chez pas mal de coureurs.

 

Après deux saisons perturbées par des blessures, êtes-vous revenu à 100% ?

J'ai connu des saisons pas mal hachées, même si j'ai obtenu aussi de très belles performances en terminant 8e sur Paris-Nice en 2018, en remportant la Drôme Classic en 2019 et en terminant 8e de l'étape reine de Tirreno-Adriatico avec les costauds. Sportivement parlant, il y a eu des hauts, mais il y a effectivement eu des blessures qui ont gâché ces deux dernières saisons. À présent, j'ai hâte de prouver que ces blessures sont bien derrière moi, j'ai vraiment récupéré à 100% que ce soit sportivement ou dans la vie de tous les jours. C'est le plus important, mais malgré tout, sans compétition, les paroles ne valent pas grand chose.

 

Il y a quelques jours, La Chaine L'Equipe rediffusait votre victoire sur le Tour de France en 2015 à Mûr-de-Bretagne, devant tous les meilleurs puncheurs du monde. Après ce succès, beaucoup vous voyaient rivaliser sur les plus grandes Classiques, mais vous n'avez pas forcément obtenu les résultats escomptés. Comment l'expliquez-vous ?

Je me suis exprimé dans d'autres domaines, notamment en montagne. En 2015, j'avais fait deux belles arrivées au Mur de Huy et à Mûr-de-Bretagne, et les années qui ont suivi j'ai énormément progressé en haute montagne. En 2017 notamment, j'ai longtemps accompagné Romain Bardet en montagne et j'ai fini 13e du Tour de France, j'avais aussi fini 4e du Tour de Lombardie. La montagne, c'est ce qui me passionne dans le vélo, et j'avaias à coeur de progresser dans ce domaine-là. Et peut-être que, effectivement, je n'ai pas suffisamment persévéré sur mon punch, et j'ai peut-être perdu un petit peu, même si j'ai prouvé que naturellement, il était là en remportant encore des courses en puncheur, que ce soit au Limousin, à Plumelec, à la Drôme... Mais au top niveau mondial, il faut se spécialiser dans ce domaine-là pour rivaliser. Après, je ne dirais pas que je me suis perdu en chemin, je dirais plutôt que j'ai été là où le sport me donnait envie, et ce qui me donnait envie, c'était la montagne. Ça me tenait à coeur de progresser dans ce domaine-là et de pouvoir rivaliser avec les meilleurs grimpeurs au monde, même si je n'arrive pas encore à le faire de manière constante. Mais les fois où j'ai réussi à le faire, ça a été des moments plus que marquants dans ma carrière.

 

Donc désormais, vous êtes plus un coureur de haute montagne qu'un sépcialiste de Classiques ?

Je ne dirais pas que j'ai le niveau pour rivaliser avec le top 5 des meilleurs grimpeurs, mais il y a d'autres manières de s'illustrer en montagne, que ce soit grâce à une échappée ou en créant un mouvement de course collectif comme on a pu le faire en 2017 avec Romain. Pour autant, les arrivées pour puncheurs me plaisent toujours. J'ai eu besoin de voir d'autres choses ces dernières années, mais je remarque que cette année, avec le recul, les Classiques me manquent également. Ce sont de très belles courses. Sur route, on a la chance de pouvoir faire énormément de compétitions différentes avec différents profils, contrairement au VTT, et ça casse la routine. Un sportif a toujours besoin de se renouveler, la route m'offre ça, et je m'épanouis dans cette discipline.

 

Quel est votre programme pour la saison 2020 ? Allez-Vous être sur le Tour de France ?

Je suis toujours prudent, je ne veux pas m'emballer, mais je pense qu'il y a de très bonnes probabilités pour que je sois sur le Tour de France cette année. C'est pour ça que, pour l'instant, je veux rester focalisé sur ce Tour de France, et ensuite j'ai envie de revenir sur les Classiques, notamment les Ardennaises. Je pense avoir compris de nouvelles choses avec la maturité, l'expérience, et j'ai envie de mettre tout ça à profit. Quand on est jeune, on ne comprend pas forcément les choses tant qu'on ne les a pas vécues. La Flèche Wallonne m'a toujours beaucoup plus, mais maintenant je pense que Liège peut me corrrespondre beaucoup plus que par le passé. J'aimerais aborder Liège-Bastogne-Liège comme j'avais pu aborder le Lombardie 2017 où je termine 4e. J'ai pu forger ma propre expérience, et ça m'a permis de mieux me comprendre. Je pense avoir commis certaines erreurs, et j'ai à coeur de les corriger pour voir si je vais dans la bonne direction. J'ai déjà réussi à performer sur ce type de Classiques, maintenant il faut savoir réitérer ça et comprendre ce qui a amené à la performance ce jour-là. Ça peut paraître abstrait, mais c'est loin d'être facile pour un coureur.

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Publié le par François BONNEFOY

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