Dopage
Dopage - Cas de dopage aux Pays-Bas en 2011 : l'UCI était informée ! Photo : @KNWU1928

Dopage - Cas de dopage aux Pays-Bas en 2011 : l'UCI était informée !

Mise à jour : Quelque heures après que WielerFlits a révélé que la Fédération néerlandaise de cyclisme (KNWU) avait dissimulé le contrôle positif d'un coureur en 2011, l'Union Cycliste Internationale (UCI) a réagi et mis à mal cette version de l'affaire. Contacté par le média néerlandais, l'instance internationale a ainsi expliqué qu'elle avait été mise au courant de la situation, mais que ça ne dépendait tout simplement pas de son autorité. "Le test ayant été initié et mené par les autorités néerlandaises, l'affaire ne relevait pas de la compétence de l'UCI. L'UCI n'était donc pas responsable de la gestion des résultats."

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Retour sur l'affaire

C'est une information assez dingue que vient de révéler WielerFlits. En effet, selon un document officiel que le média spécialisé a réussi à se procurer, la Fédération néerlandaise de cyclisme (KNWU) a dissimulé le test positif à l'EPO d'un coureur ! Pris par la patrouille le 4 mai 2011, ce cycliste - qui a participé à des compétitions internationales avant les faits - est parvenu à convaincre sa fédération de ne pas rendre publique cette affaire en arrêtant immédiatement sa carrière. Sous couvert d'anonymat, le coureur est revenu sur cette histoire.

 

Problèmes familiaux et arrêt immédiat de la carrière au coeur de cette décision

"Huib Kloosterhuis, le Président de KNWU, avait accepté à l'époque de garder le test positif confidentiel en raison de circonstances familiales compliquées. Et comme j'ai immédiatement arrêté de faire du vélo, cela s'est avéré possible. Selon Kloosterhuis (décédé en 2016 d'un cancer, ndlr), c'était possible de faire cela dans le cadre du règlement." Directeur technique de la fédération néerlandaise au moment des faits, Thorwald Veneberg, qui exerce désormais les fonctions de directeur général, s'est également exprimé sur le sujet.

"Le Président m'en avait informé à l'époque. C'était une période familiale extrêmement triste pour la personne concernée. Il a décidé exceptionnellement de ne pas rendre compte de ce contrôle positif en raison de circonstances personnelles difficiles pour le coureur et parce qu'il a arrêté de rouler. KNWU n'est pas obligée de rendre une affaire de dopage publique tant qu'il est certain que la suspension puisse être exécutée et que le coureur ne participe pas à des compétition pendant sa dite suspension."

 

L'UCI ne compte pas en rester là !

Inapproporiée selon l'avocate Esther Vroegh - "il n'est pas possible pour une association sportive de prendre cette décision en toute indépendance sans en informer le juge disciplinaire. La transparence est incluse dans tous les accords et engagements que les fédérations nationales de cyclisme ont signés avec l'UCI" - cette décision de dissimuler un contrôle positif pourrait bien coûter cher à la fédération néerlandaise  - qui aurait fait la même chose avec un autre coureur selon Douwe de Boer, un expert antidopage - puisque l'Union Cycliste Internationale (UCI) devrait s'emparer de cette affaire et lancer une enquête.

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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