Dans le Rétro de
Dans le Rétro de - Mangeas : L'ultime victoire de Laurent Fignon Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

Dans le Rétro de - Mangeas : L'ultime victoire de Laurent Fignon

En cette fin du mois de juin et tout au long de ce mois de juillet, il règne - crise sanitaire oblige - une atmosphère bizarre. Une impression de vide absolu. Habituellement, l'effervescence en France est palpable, les vrais amateurs de cyclisme sont au bord des routes. L'édition 2020 du Tour de France aurait dû se dérouler du 27 juin au 19 juillet et a donc été décalée au 29 août. Alors pour tenter de combler ce vide, Cyclism'Actu décide de regarder "Dans le rétro de Daniel Mangeas" pour vous présenter durant ces trois semaines ce qui a marqué l'histoire de la Grande Boucle avec la complicité de Serge Lagetauteur du livre "Jours de Fête, La Grande Histoire du Tour de France". Pour cette 19e chronique de la série "Tour de France - Dans le Rétro de Daniel Mangeas", souvenons-nous de ce qu'il s'est passé un 15 juillet sur les routes du Tour de France... en 1992.

Tour de France - Dans le Rétro de Daniel Mangeas !


Laurent Fignon au matin de sa victoire : "Je crois que je vais abandonner aujourd'hui..."

C'est le dernier fait d'armes de Laurent Fignon sur le Tour de France, et même la dernière victoire de son exceptionnelle carrière. Et pourtant, comme nous le raconte Daniel Mangeas, ce 15 juillet 1992 aurait dû se finir tout autrement pour le double vainqueur du Tour de France en 1983 et 1984. "Je me souviens très bien de cette dernière victoire de Laurent Fignon car j'ai une anecdote sur celle-ci. Le matin, il vient tout seul à la signature, relativement tôt. Nous avons donc le temps de discuter ensemble. Je suis avec l'humoriste Didier Gustin et on lui demande alors comment il va."

 

"Et il nous réponda alors : "Bah je vous dis bonjour aujourd'hui, mais je vous dis également au revoir car je suis fané, je suis ratatiné, je crois que je vais abandonner aujourd'hui." Et puis, nous sommes partis en voiture et on entend alors que Laurent Fignon a attaqué..." Mais revenons-en au contexte. Loin, très loin de l'impressionnant Miguel Indurain lors du contre-la-montre de 65 kilomètres autour de la ville de Luxembourg deux jours auparavant - il avait concédé un peu plus de 6 minutes au champion espagnol - Laurent Fignon, sixième du Tour l'année précédente, n'est déjà plus en course pour la victoire finale.

 

"Je t'assure que j'étais vraiment mal..."

Mais entre Strasbourg et Mulhouse, le champion alors âgé de 31 ans "tente le tout pour le tout" sur un parcours vosgien long de 250 kilomètres et composé de sept difficultés, cependant placées loin de l'arrivée. Et c'est à 100 kilomètres de l'arrivée dans la cité alsacienne que le coureur de la Gatorade-Chateau d'Ax se lance dans un raid qui s'avérera victorieux. Accompagné de l'Espagnol Arsenio Gonzalez, Laurent Fignon revient sur les échappés du jour, puis part seul dans l'ascension du Grand Ballon, dont il franchit le sommet, situé à plus de 50 kilomètres de l'arrivée, avec 25 secondes d'avance sur Gonzalez et un peu plus de deux minutes sur le peloton des favoris (source : La Grande Boucle).

 

Une avance loin d'être confortable mais qui s'avérera finalement suffisante pour rallier la ligne d'arrivée avec une douzaine de secondes d'avance sur un petit groupe réglé par le Suisse Laurent Dufaux, et remporter ainsi son neuvième succès d'étape sur le Tour de France. Alors comment interpréter les propos qu'il avait tenus quelques heures plus tôt auprès de Daniel Mangeas ? "Je le revois le lendemain matin au départ de l'étape et lui dis qu'il m'a bien bluffé hier. Et il me répond : "Non, je t'assure que j'étais vraiment mal et j'ai tenté le tout pour le tout", assure alors Laurent Fignon à notre chroniqueur.

 

Un abandon dans les Alpes en 1993 synonyme de fin de carrière

Remonté au dixième rang du classement général suite à son exploit mulhousien, le vainqueur du Tour d'Italie 1989, au service de Gianni Bugno dans les Alpes, perdra pied - à l'image de son leader - lors de l'étape de l'Alpe d'Huez. Arrivé avec près d'une demi-heure de retard sur l'Américain Andrew Hamspten, il terminera ce Tour de France 1992 à une anonyme 23e place finale et à plus de 40 minutes de Miguel Indurain, désormais double vainqueur de la Grande Boucle. De retour sur les routes du Tour de France en 1993, Laurent Fignon, affaibli physiquement et à la dérive dans les cols alpestres, quittera définitivement la plus grande course du monde - et le peloton professionnel - lors de la 11e étape disputée entre Serre-Chevalier et Isola 2000.

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Publié le par Nicolas GAUTHIER

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