Dans le Rétro de
Dans le Rétro de - Mangeas : Le festival de Charly Gaul sous le déluge Photo : @DanielMangeas / @SergeLaget

Dans le Rétro de - Mangeas : Le festival de Charly Gaul sous le déluge

En cette fin du mois de juin et tout au long de ce mois de juillet, il règne - crise sanitaire oblige - une atmosphère bizarre. Une impression de vide absolu. Habituellement, l'effervescence en France est palpable, les vrais amateurs de cyclisme sont au bord des routes. L'édition 2020 du Tour de France aurait dû se dérouler du 27 juin au 19 juillet et a donc été décalée au 29 août. Alors pour tenter de combler ce vide, Cyclism'Actu décide de regarder "Dans le rétro de Daniel Mangeas" pour vous présenter durant ces trois semaines ce qui a marqué l'histoire de la Grande Boucle avec la complicité de Serge Lagetauteur du livre "Jours de Fête, La Grande Histoire du Tour de France". Pour cette 19e chronique de la série "Tour de France - Dans le Rétro de Daniel Mangeas", souvenons-nous de ce qu'il s'est passé un 16 juillet sur les routes du Tour de France... en 1958.

Tour de France - Dans le Rétro de Daniel Mangeas !

 

La canicule en 1957, les trombes d'eau en 1958

Meilleur grimpeur du Tour de France  1955 et 1956, vainqueur du Tour d'Italie 1956, Charly Gaul avait connu une grande désillusion sur le Tour 1957 en abandonnant dès la 2e étape, victime de la chaleur. Il arrive donc sur l'édition 1958 avec un grand sentiment de revanche, et l'Ange de la Montagne va marquer l'histoire sur la 21e étape entre Briançon et Aix-les-Bains, le 16 juillet 1958. "En 1957, la canicule est présente sur les routes du Tour, et entre Granville et Caen, Charly Gaul vit un véritable calvaire et abandonne peu après la traversée de Cherbourg. Là, nous sommes en 1958, les données ne sont plus les mêmes et les conditions météorologiques non plus. Le froid sévit, et c'est le temps que préfère Charly Gaul, l'Ange de la Montagne. Ce 16 juillet 1958, il s'en va chercher une victoire d'étape en assommant véritablement ses adversaires. Adriaensens est à sept minutes, Favero est à huit minutes et Raphaël Géminini, qui finit septième de l'étape, termine à plus de vingt minutes de l'Ange de la Montagne qui est considéré comme l'un des meilleurs grimpeurs que l'histoire du cyclisme ait connu", se rappelle Daniel Mangeas. 

 

La démonstration de Charly Gaul

Avant le départ de cette 21e étape, Gaul a déjà levé les bras à deux reprises sur ce Tour de France, notamment en remportant le contre-la-montre du Ventoux. Mais c'est bien ce 16 juillet 1958 qu'il va faire basculer la course. Situé assez loin au classement général, le Luxembourgeois va attaquer de très loin sous des trombes d'eau et creuser des écarts d'un autre temps. Les Favero, Bahamontes, BobetAnquetil et autres Géminiani sont impuissants face à l'Ange de la Montagne, qui s'impose au bord du lac du Bourget et se replace à la troisième place du classement général. Deux jours plus tard, Charly Gaul remporte l'avant-dernière étape, un contre-la-montre de 74 kilomètres entre Besançon et Dijon, et s'empare définitivement du maillot jaune. Le lendemain, il remporte son premier Tour de France devant l'Italien Vito Favero et le Français Raphaël Géminiani"Le Luxembourgeois Charly Gaul va gagner ce Tour de France 1958 en ayant éparpillé tous ses adversaires dans la haute montagne. Ce Tour de France, il le méritait, il souhaitait l'obtenir et il a mis tous les atouts pour y parvenir. Mais c'est vrai que cette étape du 16 juillet 1958 est restée dans les mémoires de tous les passionnés du cyclisme et du Tour de France", explique Daniel Mangeas.

 

L'un des plus grands grimpeurs de tous les temps

Par la suite, Charly Gaul ne parvient pas à rééditer son exploit sur le Tour de France. Il remporte tout de même une étape en 1959 et une autre en 1961, où il termine 3e du classement général, et il gagne surtout un deuxième Tour d'Italie en 1959 en faisant basculer la course dans l'avant-dernière étape grâce à ses talents dans la montagne. Car bien qu'excellent rouleur, Charly Gaul est et restera avant tout un immense grimpeur, l'un des plus grands de tous les temps, et un coureur capable d'immenses exploits comme en ce 16 juillet 1958.

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Publié le par François BONNEFOY

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