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Dans le Rétro de - Mangeas : «Barteau, mon 14 juillet le plus beau» Photo : @DanielMangeas / @SergeLaget

Dans le Rétro de - Mangeas : «Barteau, mon 14 juillet le plus beau»

En cette fin du mois de juin et tout au long de ce mois de juillet, il règne - crise sanitaire oblige - une atmosphère bizarre. Une impression de vide absolu. Habituellement, l'effervescence en France est palpable, les vrais amateurs de cyclisme sont au bord des routes. L'édition 2020 du Tour de France aurait dû se dérouler du 27 juin au 19 juillet et a donc été décalée au 29 août. Alors pour tenter de combler ce vide, Cyclism'Actu décide de regarder "Dans le rétro de Daniel Mangeas" pour vous présenter durant ces trois semaines ce qui a marqué l'histoire de la Grande Boucle avec la complicité de Serge Lagetauteur du livre "Jours de Fête, La Grande Histoire du Tour de France". Pour cette quatrième chronique de la série "Tour de France - Dans le Rétro de Daniel Mangeas", souvenons-nous de ce qu'il s'est passé un 14 juillet sur les routes du Tour de France... en 1989.

Tour de France - Dans le Rétro de Daniel Mangeas !


"Je retiendrai la victoire de Vincent Barteau"

Le 14 juillet est une date hautement symbolique pour les Français. L'importance historique de cette journée restera dans les mémoires du pays pendant très longtemps. En plein cœur du mois de juillet, cette date est également attendue par tous les coureurs tricolores qui veulent briller, voire, encore mieux, lever les bras sur le Tour de France lors du jour de la fête nationale. Daniel Mangeas le confirme : "Les 14 juillet sur le Tour de France sont tous beaux." Le 14 juillet est scruté par le public. Les plus jeunes passionnés se souviennent sûrement de la victoire du maillot à pois Warren Barguil en 2017 ou celle de David Moncoutié en 2005, tandis que les plus âgés se remémorent les succès de Jacques Anquetil en 1961 et 1964.

Dans sa rétrospective, Daniel Mangeas est revenu sur son plus beau 14 juillet sur la Grande Boucle. "Il y a bien entendu la victoire de Laurent Jalabert à Mende, le succès de Bernard Thévenet, la performance de Raymond Delisle avec le maillot de champion de France sur les épaules mais je retiendrai la victoire de mon voisin Vincent Barteau", révèle-t-il. Ce jour-là, où l'on fêtait le bicentenaire de la Révolution française, l'ancien coureur français remportait la 13e étape du Tour de France 1989 à Marseille. "Vincent Barteau voulait s'imposer le 14 juillet comme l'ensemble des coureurs français", assure Daniel Mangeas. Le 14 juillet 1989, Vincent Barteau se glissait dans une échappée avec cinq autres coureurs.


Maillot jaune du Tour de France 1984

Dans une étape mouvementée, où le maillot jaune et coéquipier du vainqueur de l'étape Laurent Fignon s'était glissé à l'avant pour obliger les autres coureurs leaders à rouler, le natif de Caen parvenait à s'échapper proche de l'arrivée et gagner sa deuxième étape sur cette 76e édition après la victoire sur le contre-la-montre par équipes avec sa formation Super U-Raleigh Fiat"Les spectateurs n'ont pas seulement assisté à la victoire d'un coureur français à Marseille mais surtout à un triomphe tricolore avec trois Français sur les trois premières places du podium", se souvient Daniel Mangeas. En effet, le Normand devançait deux autres coureurs tricolores : Jean-Claude Colotti et Martial Gayant"Cette victoire ressort de sa carrière même s'il avait porté le maillot jaune pendant près de deux semaines sur le Tour de France 1984", insiste Daniel Mangeas.

En effet, lors de sa première Grande Boucle, Vincent Barteau avait enfilé la célèbre tunique, un peu par hasard, lors de la 5e étape jusqu'à la 17e, soit douze jours en jaune. L'ancien coureur, qui a pris sa retraite en 1990, s'est souvenu de cet épisode en 2013 lors d'une interview au Monde : "J'étais dans le peloton avec Lemond, on s'est arrêtés un moment pour un besoin naturel et le peloton a flingué, ça a attaqué au même moment. Cela ne m'a pas plu, je suis remonté en tête du peloton, j'ai rattrapé le mec qui avait attaqué au moment où on pissait, j'ai fini avec 17 minutes d'avance et j'ai pris le maillot jaune. En fait, ce jour-là, si je ne m'arrête pas pisser, je reste centième dans le peloton, je prends jamais le maillot."

 

"On se souvient de moi avec cette victoire"

Mais, malgré son épopée avec la célèbre tunique lors du Tour de France 1984, Vincent Barteau est conscient d'avoir marqué les esprits avec sa victoire lors d'un 14 juillet sur l'épreuve française. Dans le même entretien accordé au Monde, le natif de Caen est revenu sur les répercussions de son succès comme être devenu citoyen d'honneur de la ville de Marseille ou un message du président de la République : "C'est vrai qu'on dit "il a gagné une étape du Tour", mais aussi "ah c'est Barteau, celui qui a gagné le 14 juillet". Je pense qu'on se souvient plus de moi parce que j'ai gagné le 14 juillet. C'est toujours un plus du côté des journalistes. Mais dans le palmarès, ce qui reste, c'est la victoire d'étape du Tour."

Durant sa carrière, l'ancien coureur, passé par les formations Toshiba-La Vie Claire et Castorama, a participé à quatre Tour de France (1984, 1986, 1989 et 1990) ainsi que deux Giro (1988 et 1989). Le Normand a remporté trois victoires sur la Grande Boucle. Il fait donc partie de la liste réduite de coureurs français à avoir remporté une étape sur le Tour de France. Vincent Barteau est dans la même liste que Laurent Jalabert (1995), Laurent Brochard (1997), Richard Virenque (2004), Bernard Thévenet (1970)...

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Publié le par Clement LABAT-GEST

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