Bilan 2020
Bilan 2020 - Le Wolfpack d'Alaphilippe et Evenepoel reste au sommet Photo : @deceuninck_qst

Bilan 2020 - Le Wolfpack d'Alaphilippe et Evenepoel reste au sommet

La saison 2020 aura encore été un grand cru pour la Deceuninck - Quick Step. Malgré la pandémie, la formation belge est parvenue à remporter 39 victoires (40 si on prend en compte le titre mondial de Julian Alaphilippe), meilleur total parmi les équipes de l'élite, et elle en aurait sans doute obtenu plus si elle n'avait connu certains déboires. Retour sur la saison 2020 du Wolfpack, encore et toujours au sommet.

Vidéo - Julian Alaphilippe sacré champion du monde 2020 !

 

Alaphilippe, des très hauts et des très bas

Auteur d'une saison exceptionnelle l'an passé, Julian Alaphilippe était attendu cette année. Discret durant les premiers mois, le Français est revenu en forme après le confinement en prenant la deuxième place de Milan-San Remo puis en terminant troisième des championnats de France. Sa première victoire est arrivée sur la deuxième étape du Tour de France qu'il a remportée devant Marc Hirschi, une victoire pleine d'émotion pour Alaphilippe qui avait perdu son père quelques semaines plus tôt. Ce succès lui a aussi permis de porter le maillot jaune, mais il l'a perdu quelques jours plus tard en étant pénalisé pour avoir pris un bidon dans les 20 derniers kilomètres. Une erreur qui ne sera malheureusement pas la dernière dans sa saison...

Le Graal est venu une semaine après la fin de la Grande Boucle pour Alaphilippe. Leader d'une équipe dévouée à sa cause aux championnats du monde à Imola, il a laissé sur place les Van Aert, Hirschi, Roglic et Kwiatkowski dans le final pour aller chercher un titre mondial que la France attendait depuis 1997 ! Il réalisait là le rêve d'une vie en allant cueillir ce maillot arc-en-ciel.

Sur son nuage après ce sacre, Alaphilippe était également dans le coup sur Liège-Bastogne-Liège. Présent à l'avant aux côtés de Roglic, Pogacar et Hirschi, le Français a lancé le sprint mais a fait une grosse vague qui a failli faire tomber Hirschi et Pogacar, qui ont dû se relever. Pensant avoir gagné, il a alors levé les bras, mais Roglic est revenu de l'arrière et l'a sauté sur la ligne ! Déclassé suite à son sprint irrégulier, Alaphilippe s'en voulait forcément moins d'avoir célébré trop tôt, et il a pu se venger quelques jours plus tard en remportant la Flèche Brabançonne en devançant au sprint Mathieu van der Poel et Benoît Cosnefroy, même si là encore, il a levé les bras un peu tôt et a failli se faire dépasser par le Néerlandais.

Pour finir l'année, Alaphilippe a participé au Tour des Flandres, une course qu'il découvrait mais dont il avait fait l'un des grands objectifs de sa saison. Très facile dans les monts pavés, le Français a fait exploser la course dans le Koppenberg puis a été à l'initiative d'une échappée royale avec Mathieu van der Poel et Wout Van Aert. Malheureusement, il a ensuite été victime d'une terrible chute en percutant une moto garée sur le côté de la route. Ainsi s'est conclue la saison d'Alaphilippe, faite de très hauts et parfois de très bas, mais quoiqu'il arrive historique.

 

Sam Bennett comme un poisson dans l'eau

Barré chez Bora-Hansgrohe par Peter Sagan et Pascal Ackermann, Sam Bennett avait décidé de changer d'air cette année en rejoignant la Deceuninck - Quick Step, qui cherchait quant à elle un remplaçant à Elia Viviani, parti chez Cofidis. Et l'Irlandais n'a pas déçu, bien au contraire, en levant les bras à sept reprises, confirmant ainsi son rang parmi les meilleurs sprinteurs du monde. Surtout, il a particulièrement brillé sur le Tour de France où il a remporté deux étapes - dont l'arrivée mythique aux Champs-Elysées - tout en réussissant à ramener le maillot vert à Paris face à Peter Sagan, son ancien coéquipier. Il a ensuite conclu sa saison en s'adjugeant une étape du Tour d'Espagne.

 

Remco Evenepoel, la confirmation

L'an passé, pour sa première saison chez les pros, Remco Evenepoel avait ébloui les observateurs en remportant la Clasica San Sebastian, en devenant champion d'Europe du contre-la-montre et en s'adjugeant le classement général du Tour de Belgique, tout cela à 19 ans seulement. Cette année, de nombreux regards étaient portés sur lui, et il a fait plus que répondre aux attentes. C'est simple, le jeune prodige a disputé quatre courses par étapes - le Tour de San Juan, le Tour de l'Algarve, le Tour de Burgos et le Tour de Pologne - et il les a toutes remportées ! Forcément, on attendait tous de voir ce que ça allait donner sur le Giro, qui devait être son premier Grand Tour, mais malheureusement pour lui, il a été victime d'une terrible chute sur le Tour de Lombardie en tombant du haut d'un pont alors qu'il était dans le groupe de tête...

 

Jakobsen-Evenepoel, grosses frayeurs

Tout s'est heureusement bien terminé, mais Fabio Jakobsen et Remco Evenepoel ont frolé la mort cette année. Comme rappelé ci-dessus, Evenepoel a failli y rester sur le Tour de Lombardie, mais il s'en est finalement pas trop mal sorti et va pouvoir aborder la saison 2021 en pleine possession de ses moyens, ce qui ne sera pas le cas de Jakobsen... Ce dernier a été victime d'un horrible accident lors de l'arrivée de la première étape du Tour de Pologne, coincé contre les barrières par Dylan Groenewegen. Son pronostic vital un temps engagé, de multiples fractures notamment au visage, mais le sprinteur néerlandais a survécu, et il est même remonté sur son vélo il y a quelques jours pour la première fois depuis son crash. Il lui faudra encore du temps avant de reprendre la compétition, mais il est en vie, et c'est bien là le plus important.

 

En plus d'Evenepoel : Almeida, Bagioli, une jeunesse pleine de promesses

Remco Evenepoel n'est pas le seul jeune à briller au sein de la Deceuninck - Quick Step. Sur le Giro, le Portugais Joao Almeida, 22 ans, s'est révélé en portant le maillot rose pendant plus de deux semaines. Certes, il a craqué sur la fin et a terminé 4e du général, mais il a montré d'énormes qualités en montagne, en contre-la-montre et lors des arrivées pour puncheurs. Moins en vue mais tout aussi prometteur, l'Italien Andrea Bagioli, 21 ans, qui a remporté la première étape du Tour de l'Ain devant un certain Primoz Roglic avant de montrer de belles choses sur le Tour d'Espagne. Parmi les jeunes de la Deceuninck - Quick Step qui ont également brillé cette année, citons Mikkel Honoré (23 ans), Mauri Vansevenant (21 ans) ou encore Jannik Steimle (24 ans).

 

La suite : enfin une victoire sur un Grand Tour ?

On le sait, les Classiques sont l'ADN de l'équipe Deceuninck - Quick Step, et depuis sa création, la formation de Patrick Lefevere n'a jamais remporté un seul Grand Tour. Cependant, cela pourrait changer en 2020... En effet, avec Remco Evenepoel, elle dispose dans son effectif d'un coureur exceptionnel qui a déjà prouvé sur les courses par étapes d'une semaine. Malheureusement, il n'a pas pu participer au Giro cette année, mais il devrait enfin le découvrir l'an prochain et ses chances de victoire finale semblent réelles, surtout avec Joao Almeida à ses côtés. De plus, Lefevere a compris qu'il avait avec Evenepoel un leader capable de briller sur un Grand Tour, et il devrait donc tout faire pour l'aider à atteindre le sommets.

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Publié le par François BONNEFOY

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