Bilan 2019
Bilan 2019 - Movistar : toujours compétitive, bientôt désertée Photo : Sirotti

Bilan 2019 - Movistar : toujours compétitive, bientôt désertée

L’équipe Movistar compte plus de trente-cinq années d’expertise au plus au niveau. Ce qui en fait une des meilleures formations mondiales. Cette saison, la structure ibérique a remporté son 15e Grand Tour grâce à Richard Carapaz. Pourtant, celui qui a offert la plus belle victoire de la saison à son écurie s’envole vers d’autres aventures, tout comme Nairo Quintana, tête d’affiche de l’effectif depuis 2012. Alejandro Valverde, champion du monde cette année, a fait honneur au maillot notamment en terminant deuxième de La Vuelta.  

Mondiaux 2019 : Alejandro Valverde champion du monde 2019

 

Depuis 2016, l’équipe Movistar remporte de moins en moins de courses mais elle reste tout de même compétitive avec 21 victoires cette année (+ de 50% d'entre elles au général). Sans surprise, celui qui s’est le plus imposé en 2019 dans l’écurie espagnole est Alejandro Valverde (cinq victoires). Mais il est au coude à coude avec Richard Carapaz (cinq aussi), le vainqueur du Tour d’Italie. La formation a remporté le classement de la meilleure équipe sur les trois Grands Tours, où elle a à chaque fois levé les bras. Elle a fini 7e de celui de l'UCI. Individuellement, le coureur le mieux classé (UCI, toujours) est, une nouvelle fois, Alejandro Valverde, cinquième. 

 

Alejandro Valverde, la valeur sûre

C’est sans contestation possible un des hommes forts de la formation. A la fin de la saison dernière, il lui a offert un cadeau inespéré, le maillot arc-en-ciel. Le dernier en date avait été apporté par Rui Costa en 2013. Le Murcien fait partie des quatre coureurs a avoir été champion du monde après 35 ans (recensé depuis 1927 - Mario CipolliniStan OckersJoop Zoetemelk). Après six podiums depuis sa première participation à la course en ligne en 2003, enfin ! La malédiction ne s’est pas abattue sur l’Espagnol. Il a tranquillement débuté sa saison dans son pays, avant de se diriger vers l’UAE Tour où il a remporté sa première course avec ses nouvelles couleurs.

 

Au printemps, Alejandro Valverde se lance le défi de participer au Tour des Flandres, en tant que rookie (débutant). L’habitué des classiques ardennaises a tenu la dragée haute aux favoris, finissant avec eux. Greg Van Avermaet et Peter Sagan sont derrière lui. Quelques semaines plus tard, c’est un peu émoussé qu’il prend la 11e place de sa course, La Flèche Wallonne. Sans complètement exploser, le quintuple vainqueur accuse le coup. Scénario encore plus compliqué sur Liège-Bastogne-Liège. Le champion est affaiblit. Il s’absente un mois et demi. A son retour, il lance véritablement son année. La Route d’Occitanie et le Championnat d’Espagne sur route ne lui ont pas échappé. De retour en France, il se mue en coéquipier modèle pour Mikel Landa et Nairo Quintana sur le Tour de France et accroche le Top 10. Alejandro Valverde devient un parfait leader avec le Colombien sur La Vuelta où il réussit à finir deuxième. Il a ensuite pris trois deuxièmes places sur les classiques italiennes de fin de saison (dont le Tour de Lombardie). 

 

Sur le toit de l’Italie... 

Le début de saison de Richard Carapaz s’est aussi fait en douceur. En mai, il arrive sur le Giro avec une victoire au compteur, acquise sur le Tour des Asturies. Le leader de la Movistar remporte la quatrième étape sur une arrivée difficile où il devance Caleb Ewan. Ensuite, l’Equatorien disparaît du Top 10. Il reprendra du poil de la bête en France, à Courmayeur. Il enlève un nouvel opus et parvient à s’emparer du maillot rose avec une faible avance de 7 secondes sur son dauphin, Primoz Roglic. La course est écrite. Richard Caparaz (pourtant à près de 7 minutes des premiers dans la première semaine) s’impose à Vérone. Durant cette épreuve, il a été protégé par l’excellent Mikel Landa et le fidèle Andrey Amador. Le premier cité perdra sa chance de figurer sur le podium lors du chrono final. Le doute subsiste quant à l'avenir d'Andrey Amador, toujours en attente d'une prolongation ou d'un changement d'équipe. Affaire à suivre. 

 

Richard Carapaz, Nairo Quintana et Mikel Landa s’en vont

L’année où il devient le véritable leader de l’équipe sur un Grand Tour, Richard Carapaz décide de dire au revoir à la Movistar. L’Equatorien portera le maillot de l’équipe Ineos l’année prochaine. Une formation où son ascension risque d’être contrariée par d’autres talents et leaders, comme Egan Bernal. Il lui faudra faire sa place. "Je suis très reconnaissant envers l'équipe Movistar. Ce n'est pas un au revoir. Je considère cela comme un défi très important pour ma carrière. Je suis encore jeune et je veux explorer beaucoup de choses," a déclaré Carapaz il y a quelques jours au média Primicias. Mikel Landa quatrième du Tour d'italie et sixième du Tour de France, prendra quant à lui "la place" de Vincenzo Nibali chez Bahrain Merida, l’Italien étant en partance pour Trek-Segafredo

Il fait partie de l’équipe d'Eusebio Unzué depuis 2012 mais a également choisi de partir. Après un Giro et une Vuelta en poche, Nairo Quintana file vers Arkéa-Samsic pour trois saisons. Sur le Tour de France puis d’Espagne, le Colombien a fait parler son panache pour, à chaque fois, remporter une étape en solitaire. Pas décisif sur les échéances qu’il s’est fixé cette année, il a couru de façon décomplexée. Son départ est une grande perte pour l’équipe Movistar. A 29 ans, le natif de Tunja opère un véritable tournant dans sa carrière. "J'avais d'autres sollicitations, mais Emmanuel Hubert a su se montrer plus convaincant. J'ai bien compris que c'est une équipe qui souhaite grandir et se donner les moyens pour le faire. En toute modestie, je pense que mon nom et mon expérience peuvent permettre à Arkéa-Samsic d'accéder un jour au World Tour," a expliqué Quintana à L'Equipe.

 

 

L’avenir avec Enric Mas et Marc Soler

Nairo Quintana, Richard Carapaz et Mikel Landa quittent le navire. Enric Mas, un des plus gros transferts de la saison, arrive donc au bon moment dans l’équipe ibérique où il devrait évidemment avoir une place prépondérante sur les courses par étapes. A 24 ans, il a déjà terminé deuxième de La Vuelta 2018 mais n’a pas depuis prouvé qu’il pouvait peser sur un Grand Tour. Très estimé par un coureur comme Alberto Contador, il aura ici l’opportunité d’avoir une équipe qui lui sera totalement dévouée. Le grimpeur aura trois saisons pour faire ses preuves et est déjà annoncé sur le Tour de France en juillet prochain. Avec le départ de trois de ses leaders, Marc Soler voit quant à lui une réelle chance de véritablement s’exprimer. Excellent neuvième du dernier Tour d’Espagne, la formation accroîtra logiquement sa confiance en lui. Dans l’équipe depuis 2015, il se pourrait que le Catalan se partage le leadership avec le nouvel arrivant, Enric Mas, mais aussi Carlos Betancur et évidemment Alejandro Valverde. Le vétéran devrait une nouvelle fois répondre présent aux différentes dates importantes de l’année. Pour rappel, il est en contrat avec la Movistar jusqu’en 2021.

 

Les autres arrivées  

L’équipe Movistar pourra compter sur l’expérimenté Dario Cataldo en 2020. Il a remporté une étape sur le Tour d’Italie cette année. L’Italien est bon grimpeur et emmène avec lui Davide Villella, son compagnon chez Astana. Lauréat du maillot à pois sur le Tour des Alpes, Sergio Samitier, en provenance d'Euskadi-Murias, complétera l’effectif pour les courses par étapes. A l’avenir, la formation misera également sur des coureurs comme Johan Jacobs, deuxième de Paris-Roubaix Espoirs 2019. Juan Diego Alba et Gabriel Cullaigh seront les hommes du sprint et profiteront de l’expérience de José Joaquin Rojas, porteur du maillot vert sur la Grande Boucle, il y a quelques années. Einer Augusto Rubio a quant à lui un profil de puncheur. 

 

Difficile de critiquer la saison de la Movistar. Avec un Giro d'Italia au compteur et de nombreuses places sur les autres Grands Tours de l’année, leur compétitivité perdure. Néanmoins, elle a perdu d’importants leaders lors du mercato pour des arrivées loin de combler le manque. 

 

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Publié le par Caroline BARDOT

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