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La Lidl-Trek accuse les motos : «Ce final... une blague»

Tour d'Italie
Mis à jour le par Titouan LABOURIE
Photo : Sirotti

Le grand débat de cette 15e étape du Giro d'Italia : pourquoi le peloton n'a pas réussi à reprendre les échappées ? Et les équipes de sprinteurs semblent avoir une explication. En effet, de nombreux coureurs du peloton se sont plaints à l'arrivée du rôle qu'avaient joué les motos. Selon eux, les motos et les voitures présentes sur la course étaient beaucoup trop proches des quatre coureurs échappés, leur permettant d'aller plus vite que le peloton, alors même que les équipes de sprinteurs ont cramé tous les équipiers dans la poursuite. Sans macher leurs mots, Tim Torn Teutenberg et Max Walscheid, coéquipiers de Jonathan Milan chez Lidl-Trek, ont dénoncé le rôle des véhicules dans ce final.

Le résumé de cette 15e étape du Giro d'Italia !

 

"Je ne sais pas quel était l’objectif des organisateurs..."

"Toute personne qui comprend un minimum le cyclisme sait que ce final ressemblait davantage à une blague", a lâché Tim Torn Teutenberg au micro d'Eurosport. "Je ne sais pas quel était l’objectif des organisateurs, mais aujourd’hui, ils ont surtout montré à quel point les voitures et les motos pouvaient influencer une course. C’était vraiment du grand n’importe quoi."

"Franchement, je manque un peu de mots", a également déclaré Max Walscheid à Eurosport. "C’était une étape que nous attendions avec impatience et, désolé, mais les motos nous l’ont enlevée. C’est incroyable. Je sais de quoi je suis capable. Je sais ce qu’ont roulé les autres et je vois les chiffres sur mon compteur. Je connais mes limites sur un contre-la-montre plat. On l’a vu aujourd’hui : il était impossible de rester devant. Désolé. Quand je vois constamment des pointes à plus de 500 watts dans les derniers kilomètres, ce n’est simplement pas possible d’aller plus vite", explique-t-il. "Je pense qu’on n’est jamais descendus sous les 50 km/h de toute la journée et on a roulé à bloc du début à la fin. Toutes les équipes de sprinteurs ont sacrifié leurs équipiers : les Rockets ont tout donné, Quick-Step aussi, nous aussi. Et je pense qu’on est de bons coureurs."

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