Tour de Turquie
Tour de Turquie - D. Rebellin, le vétéran au départ Photo : Davide Rebellin

Tour de Turquie - D. Rebellin, le vétéran au départ

 

Vidéo - Tour de Turquie 2014

L’Italien Davide Rebellin (CCC Polsat), est un vrai favori du Presidential Tour de Turquie en  dépit de son âge, 42 ans, le même que Chris Horner, vainqueur de la Vuelta l’an passé. 13e l’Amstel Gold Race, il affiche une forme resplendissante ! 

Plus de vingt-deux ans séparent deux des principaux favoris du 50e Turquie : l’Érythréen Merhawi Kudus, 20 ans, deuxième benjamin de la liste des engagés après le Colombien Edward Diaz, 19 ans depuis le 19 août dernier, devra se méfier en priorité du métier de l’Italien Davide Rebellin, qui, à 42 ans et demi, sera le coureur le plus âgé au départ d’Alanya ce dimanche (précédant dans cet état des lieux son compatriote Alessandro Petacchi, 40 ans, et l’Ukrainien Yuriy Metlushenko, 38).

Selon les calculs du site procyclingstats.com, Rebellin est aussi le plus capé des protagonistes du classement général avec 254 points, devant le Français Yoann Bagot (2e
passé et de nouveau en lice cette année), qui en compte 219, le Kazakh Alexandr Dyachenko (vainqueur du TUR 2012), 175, et l’Australien Cameron Wurf, 172. 
Sur le papier, le vétéran de l’équipe polonaise CCC Polsat est donc nettement favori. Les résultats de la semaine dernière accréditent sérieusement cette théorie puisque Rebellin s’est rappelé au bon souvenir des suiveurs en terminant 7e de l’Amstel Gold Race, chaque fois non loin du vainqueur Philippe Gilbert qu’il croise régulièrement à l’entraînement dans les environs de Monaco où ils habitent tous les deux.

"13e à l’Amstel, ce n’est pas mal, compte tenu du manque de courses de préparation et sans avoir participé à une grande classique depuis 2009", a réagi Davide Rebellin, vainqueur il y a cinq ans de la Flèche wallonne et auteur il y a dix ans du premier triplé Amstel-Flèche-Liège dans les classiques ardennaises. L’ancien de la Gerolsteiner n’a plus souvent accès aux épreuves du World Tour. 

"A l’Amstel, raconte-t-il, il était important d’être bien placé au pied du Cauberg, la montée finale. Mais j’étais isolé et c’était par conséquent difficile d’obtenir un meilleur résultat même si je sais que mes coéquipiers ont fait de leur mieux. A la Flèche brabançonne, j’étais bien mais la course était rapide et il me manquait encore les capacités d’accélération qu’on n’acquiert qu’en compétition. Mais recourir en Belgique m’a procuré des émotions intenses. Aux Pays-Bas, j’ai tenu à remercier les organisateurs pour la wild-card qu’ils ont bien voulu attribuer à mon équipe CCC Polsat."

"J’aurais aimé disputer aussi la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège, enchaîne-t-il, mais le Tour de Turquie tombe à point nommé dans le déroulement de la saison, vu la forme que je tiens en ce moment. Je ne connais pas cette course mais je pense qu’elle me peut me convenir. Ma passion pour le cyclisme est absolument intacte et je prends un immense plaisir à découvrir des épreuves et des pays où je n’avais pas l’occasion d’aller quand je courais en Pro Tour." Figurent à son palmarès récent le Sibiu Cycling Tour, en Roumanie, deux étapes du Szlakiem Grodow Piastowskich, en Pologne, en 2013, le Tour du Gévaudan, en France, et une étape du Tour de Slovaquie en 2012.

La victoire, l’an passé, au Tour d’Espagne de Chris Horner, son ancien coéquipier de la Française des Jeux en 1997, né comme lui en 1971, lui a confirmé toutes ses bonnes raisons de poursuivre sa carrière au-delà de la quarantaine. Les arrivées en montée d’Elmali (3e étape) et Selçuk (6e étape) conviennent a priori à ses caractéristiques.

 

Cmmuniqué de presse du Tour de Turquie du samedi 26 avril 2014

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Publié le par Renaud BREBAN