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Tour d'Espagne

Degenkolb : "Ça retire de la pression"

Par Alexandre Mignot - Publiée le 19/08/2012 à 20:35


John Degenkolb était attendu dès ce dimanche. Pour sa deuxième participation à un Grand Tour, après la Vuelta, déjà, l'an passé, l'Allemand se devait de prendre ses reponsabilités du fait de l'absence de Marcel Kittel, vainqueur d'une étape la saison dernière sur le Tour d'Espagne. Mission accomplie pour le sprinteur d'Argos-Shimano qui a su répondre présent et conclure parfaitement le travail de ses coéquipiers. Vainqueur sur le Tour de Pologne cette année, Degenkolb signe donc sa première victoire sur une course de trois semaines. 

Pouvez-vous décrire votre sprint ?

Ce fut très rapide depuis la marque des 5 derniers kilomètres. Deux équipes ont essayé d’organiser le travail : Orica-Greenedge et mes équipiers d’Argos-Shimano qui ont fait du bon boulot pour me placer quand j’ai perdu la roue d’Allan Davis et de Ben Swift. Koen De Kort m’a remis dans le jeu et ce fut un combat entre trois coureurs. A la fin j’étais le plus fort. Notre ambition était de gagner une étape au minimum. Nous avons déjà obtenu le minimum. Cela retire de la pression. Nous allons essayer de survivre aux prochaines étapes difficiles, demain et après demain, et jusqu’au jour de repos, nous aurons des opportunités de gagner encore. Je l’espère.

Le faux-plat montant final n’était-il pas votre terrain préféré pour sprinter ?

Absolument. Les derniers 400 à 500 mètres étaient montants depuis le dernier rond-point. Il faut de la puissance pour sprinter dans ces conditions. C’est ce que j’aime et ce pourquoi je suis fait. Mais c’est impossible de gagner seul. Argos-Shimano est l’une des meilleures équipes au monde pour soutenir un sprinteur, que ce soit moi ou marcel Kittel. Je suis très heureux de faire partie de cette équipe.

Etiez-vous déçu de ne pas disputer le Tour en voyant Kittel abandonner dès la cinquième étape ?

Je n’étais pas déçu de ne pas y être, j’étais déçu que Marcel, malade, ne puisse gagner une étape. Il le fera à l’avenir, c’est sûr. Nous sommes deux bons amis et j’aimerais faire le Tour avec lui en 2013.

Photo : Sirotti

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Commentaires

 

"Nous allons essayer de survivre..." dit Degenkolb "Ce Giro a failli me tuer" disait Cav' ... en parlant des montagnes. Les mots sont forts. Ils reflètent bien la souffrance que les sprinters doivent endurer dès que la route s'élève trop longtemps pour pouvoir enfin se régaler sur les autres étapes qui leur sont destinées. Et pourtant les risques de chutes sont + fréquentes lors des arrivées pour sprints massifs. J'aime beaucoup la réponse de John Degenkolb à la dernière question. Belle mentalité. Bravo pour cette victoire d'étape sur la Vuelta !

Chouchouduvélo : il y a 277 jours

 

 

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