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Route - Quand Froome invitait Yoann Offredo... sur Facebook ! Photo : @LeTour

Route - Quand Froome invitait Yoann Offredo... sur Facebook !

Yoann Offredo est un personnage singulier au sein du peloton. Le coureur francilien ne manie pas la langue de bois et vit son sport d'une manière bien particulière. Il s'est exprimé à ce sujet dans les colonnes de L'Equipe. Il fait ainsi part d'une certaine lassitude quant à sa carrière de coureur, lui qui nous confiait il y a quelques semaines qu'il arrêterait sa carrière d'ici 2020 ou 2021 : "Je me suis beaucoup ennuyé, dans les hôtels, le soir, dans les aéroports, avec des équipiers pas doués pour la conversation. L'ennui aussi à force de parler, penser, manger vélo. Tout ce temps perdu, j'aurais pu l'utiliser autrement, apprendre des langues. Il y a l'antidopage aussi, les contrôles inopinés que j'acceptais sans rien dire, avec le manque de respect qui va avec, les commissaires qui viennent chez vous et vous demandent de baisser votre pantalon jusqu'aux chevilles devant vos enfants. Heureusement, je me sens bien chez Wanty".

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Une équipe familiale et qui dispose de moyens limités, aux antipodes d'une écurie comme la Sky. "Je ne me verrais pas à la Sky, c'est loin de moi, même si la Sky, ça a de la gueule, de l'allure, explique d'ailleurs Offredo. Mais ils font tout au millimètre. Je les croise un jour dans les Alpes, la semaine d'après dans les Pyrénées. Ils passent leur vie dans les montagnes, à manger des graines, à peser leurs pâtes, leur riz, même leurs mots, tout est pesé, mesuré comme en Formule 1 où les pilotes ont des feed-back avec les ingénieurs. Là c'est pareil, on leur livre des éléments de langage, des stratégies de communication. Moi, ça ne m'irait pas, j'aime trop dire ce que je pense".

Et le coureur de 31 ans d'ajouter une anecdote, au sujet de Christopher Froome : "Il y a treize ans, il m'avait demandé comme ami sur Facebook, il avait gagné la Mi-août bretonne, j'avais gagné une étape. À l'époque, il vivait en Suisse, à Aigle, au Centre mondial du cyclisme, moi à Nogent. Il cherchait une équipe pour courir en France. Après, on s'est perdus de vue et je ne lui ai reparlé que dans le Tour, en course, l'an dernier, il s'est souvenu de moi. « Ah oui, la Mi-août ! » qu'il m'a dit, je lui ai dit : « Visiblement, on n'a pas pris les mêmes chemins ». Ça l'avait fait sourire". Les deux hommes auront peut-être l'occasion de se remémorer ces souvenirs lors du Tour de France, qu'ils disputent tous les deux.

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Publié le par Quentin BALLUE


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