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Route - Offredo : 'La Belgique reste l'essence du vélo' Photo : Sirotti

Route - Offredo : "La Belgique reste l'essence du vélo"

En Belgique on a pas besoin d'attendre le dégel pour se lancer à corps perdu sur les routes des classiques. Ce week-end débute en effet le long printemps des classiques et des Monuments. Cela ne laisse pas indifférent Yoann Offredo, coureur français qui s'est confié au journal belge RTBF avant le départ du Omloop Het Nieuwsblad samedi et de Kuurne-Bruxelles-Kuurne dimanche.

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"Le vélo en Belgique est vraiment dans le coeur des gens"

C'est bien connu : Yoann Offredo a une vision très détachée du cyclisme. Il en parle comme d'un sport qui se nourrit plus que tous les autres de sa légende, de son histoire avec ses champions mais également ses courses au caractère éternel : "Le vélo en Belgique est vraiment dans le cœur des gens et on le voit avec le public massé sur le bord des routes, avec l’ambiance qu’il y a aussi bien sur les cyclo-cross que sur les classiques ! C’est quelque chose de très particulier. Ce pays reste pour moi l’essence du vélo. Dans le mot 'classique', il y a… 'classique', il y a une espèce de continuité avec nos anciens. Et c’est ce qui m’attire dans le cyclisme." L'ancien pensionnaire de la FDJ se montre très nostalgique lorsque l'on évoque les classiques dont il est si friand bien que son palmarès ne compte pas encore de classiques à son actif, et ce en dépit de ses multiples tentatives et places d'honneur : "Moi, j’ai parfois été un peu déçu quand on changeait justement le parcours de certaines classiques parce qu’il y a un côté intemporel normalement dans les classiques avec le même final chaque année. Un final du Tour des Flandres doit rester un final du Tour des Flandres ! Et donc parfois j’ai été chagriné par des changements d’itinéraires mais ça reste néanmoins quelque chose de prestigieux, des épreuves sur lesquelles on essaie de s’illustrer."

"Sur le Tour de France, j'avais l'impression d'être un néo-pro."

Le public français a eu l'occasion de redécouvrir l'an dernier Yoann Offredo sur les routes du Tour de France. Et pourtant le Francilien n'est pas un nouveau dans le peloton professionnel : "On ne me reconnaissait pas sur le Tour alors que ça fait douze ans que je suis professionnel et que j’ai régulièrement terminé dans le Top 10 des classiques. Le public belge me connaît, le public français un peu moins. Ici, il y a un public de connaisseurs, un public de passionnés. Et encore une fois, c’est un public qui a le vélo dans son cœur !". Il souligne particulièrement la ferveur du public du "plat pays" qui va jusqu'à se répercuter dans l'esprit des coureurs : "Quand on voit le monde présent sur les cyclo-cross, cette même ferveur pendant toute l’année… effectivement, il y a une attente ! Quand on est à Gand, au départ du Nieuwsblad, sur le parking, dans le bus de l’équipe, il y a forcément un petit stress, un mélange de stress, de peur, d’appréhension mais aussi d’excitation."

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Publié le par Jean LEBRETON


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