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Route - La Vuelta et les Mondiaux dans le viseur de Porte Photo : Sirotti

Route - La Vuelta et les Mondiaux dans le viseur de Porte

Victime d'une chute sur la 9ème étape du Tour de France, Richie Porte a une nouvelle fois dû plier bagages prématurément, lui qui visait une fois encore les sommets de la Grande Boucle. Quelques semaines après cette nouvelle mésaventure, l'Australien a repris l'entraînement et s'est entretenu avec CyclingNews pour exprimer son ressenti et faire le point sur ses prochains objectifs.

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"Ce qui s’est passé cette année m’a davantage motivé pour le Tour."

Obligé de regarder le Tour depuis son poste de télévision à Monaco, le leader de la BMC ne s'y est pas moins intéressé, notamment sur Geraint Thomas, vainqueur de la Grande Boucle, après avoir lui aussi connu de nombreuses désillusions sur les Grands Tours ces dernières années. Tout cela inspire forcément l'Australien : "Ce qui s’est passé cette année m’a davantage motivé pour le Tour. 100% de la motivation est là. C’était inspirant de voir Geraint gagner le Tour. J'ai vu tellement de malchance, alors le voir gagner le Tour vous donne un peu plus de motivation. Evidemment, c’était décevant de s’écraser à nouveau et d’être à nouveau à la maison en regardant le Tour sur le canapé cette année. Dès qu’il grimpait dans les montagnes et que Team Sky a pris le contrôle, nous avons compris que cela aurait été un scénario idéal pour moi. Mais nous sommes très contents pour Geraint, nous sommes très bons amis. Nous nous sommes entraînés ensemble avant le Tour et j'ai vu un autre Geraint. Il était très motivé, je ne l'ai jamais vu aussi branché. Je suppose qu'il a pris confiance en remportant le Dauphine. Quand vous connaissez Geraint comme moi, ce n’est pas une surprise qu’il finisse par tout gagner. Dès qu'il n’a pas de malchance dans la course, il a été le plus talentueux."

"Le cyclisme est un sport particulièrement cruel"

Comme bien d'autres coureurs avant lui, Richie Porte a vu tout son travail accompli depuis plusieurs mois être réduit à néant en une fraction de secondes sur cette fameuse étape de Roubaix. Mais pour l'Australien, le temps commence à presser puisqu'à 33 ans, il sait qu'il ne lui reste plus beaucoup d'occasions d'être à son meilleur niveau. Mais le Tasmanien préfère relativiser : "Dès que je suis tombé au sol, je savais que je m'étais fracturé la clavicule. Vous ressentez une douleur sourde et vous savez que ce n'est pas bon. Le premier médecin sur les lieux m'a dit d'entrer dans l'ambulance et là tout m'a frappé : toute cette préparation, tous les camps d'entraînement, tout le travail effectué derrière les courses l'a été pour rien. Après je relativise car Cadel Evans a gagné quand il avait 34 ans et j'ai 34 ans l'année prochaine, alors je vais juste le prendre tel quel. Je pense qu'il me reste encore des années. Donc je suppose que ça doit être l’année prochaine ou peut-être essayer un autre Grand Tour l’année suivante. Je sais que je n’ai pas beaucoup plus d’occasions d’aller sur le Tour. Cadel est toujours monté sur le Giro et la Vuelta après ses 34 ans."

"Je découvrirai où j'en suis pendant la Vuelta"

Celui qui est déjà annoncé chez Trek-Segafredo a délivré ses prochaines échéances majeures pour la fin de la saison avec la Vuelta (sur laquelle il reste encore incertain) et surtout les championnats du monde à Innsbruck. Contacté par le sélectionneur australien Brad McGee, Porte dit avoir été motivé pour s'aligner sur le chrono et sur la course en ligne : "Il y a 10 jours entre la Vuelta et le contre-la-montre, alors j'espère que le temps sera suffisant pour récupérer et vérifier les cours. Le contre-la-montre est de 52 km, c'est long. Mais je vais essayer. Je pense que le parcours sur route est bon pour moi, on n'en voit pas souvent comme ça. La dernière fois que je suis allé sur la Vuelta en 2012, j’avais un coup de pédale absolu. La Vuelta n’est pas la course pour rouler à moins que vous ne soyez motivé à 100%. C’est difficile. C’est comme cette dernière chance; il ya des gars qui cherchent des contrats, des gars qui volent absolument. Je ne sais pas où sera ma forme, mais c'est un bon objectif pour aller à la Vuelta et essayer de voir comment ça se passe."

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Publié le par Jean LEBRETON


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