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Route - Gilbert : 'Rejoindre Quick Step, la bonne décision' Photo : @quickstepteam

Route - Gilbert : "Rejoindre Quick Step, la bonne décision"

En 2017, Philippe Gilbert a effectué le come-back de l'année cycliste, celui que l'on attendait plus, ou tout au moins celui que l'on espérait plus. Contrairement à ses dernières saisons au sein de l'écurie BMC, on a revu le Belge s'imposer sur son terrain de chasse de prédilection : les Classiques. Et de quelle manière ! Souvenez-vous du Tour des Flandres et son échappée au long court victorieuse, mais aussi de la Gold Race, là où à Valkenburg il a fait la nique à Michal Kwiatkowski dans un intense sprint à deux. Pour Gilbert, ses succès trouvent leurs origines en amont de cette incroyable saison. "Je suis heureux d'avoir pris la bonne décision l'année dernière. Lorsque j'ai choisi Quick-Step Floors, je savais que l'expérience et la force de l'équipe m'aideraient dans les Classiques. J'étais détendu en hiver, je m'entraînais dur et tout ce travail me mettait dans une bonne position pour commencer la saison, ce qui me motivait énormément", concède le natif de Verviers dans une publication diffusée sur le site de son actuel employeur.

Philipp Gilbert vainqueur du Tour des Flandres 2017


"Le Tour des Flandres était un énorme objectif"

Surtout, 2017 a été l'occasion de revoir l'ancien champion du monde à l'œuvre sur les épreuves flandriennes. Une première depuis 2012. Catalogué au rang de spécialiste des ardennaises par l'équipe américano-suisse et barré par un solide Greg van Avermaet pour la campagne des monts et pavés, Gilbert, remis en selle par Patrick Lefevere, a saisi sa chance. "Le Tour des Flandres était pour moi un énorme objectif, j'en parlais depuis des mois. C'est l'une des courses les plus importantes du calendrier et j'ai toujours rêvé de la gagner", commente l'homme de 35 ans pour qui ce triomphe n'aurait pas eu lieu si ses collègues du train bleu et blanc n’avaient pas été présents. "Mon équipe était fantastique ce jour-là, me protégeant dès le début et initiant ce mouvement décisif sur le Muur-Kapelmuur. Vous ne gagnez jamais seul une telle course, c'est pourquoi mes coéquipiers méritent des éloges. La victoire n'aurait pas été possible sans leur aide".

Et le double champion de Belgique de poursuivre sur son offensive pleine de panache : "je sais que cela a peut-être semblé une manœuvre folle d'attaquer à 55 kilomètres, mais je me sentais fort et confiant. Gagner et arriver seul à Audenarde était quelque chose de très spécial, non seulement parce que j'ai finalement gagné le Ronde, mais aussi parce que je l'ai fait en roulant pour une équipe belge tout en portant le maillot de champion de Belgique. C'est un moment que je chérirai toujours. Cela restera l'un des meilleurs de ma carrière."

 

Mais le Monégasque d'adoption reste avant tout un expert de l'Amstel Gold Race. Pour la quatrième fois, et ce sur un parcours considérablement remodelé, Gilbert s'est imposé en terre néerlandaise. En ce 16 avril, le Wallon a tout connu : le drame (une chute à 100 km de l'arrivée), la chance (de revenir au sein du peloton juste avant que la bagarre n'éclate), mais aussi un épilogue heureux au bout de l'effort et du suspens. "Je me suis aligné au départ de l'Amstel, sans avoir la moindre idée de la dureté et du côté émotionnel que revêtirai cette journée. Je savais que j'avais les jambes pour gagner. Mais l'accident qui s'est produit à 100 kilomètres de l'arrivée fut un moment difficile. Ma première pensée fut que ma course ou même ma saison était terminée. C'était douloureux, mais encore une fois avec l'aide de l'équipe je suis revenu dans les premières positions du peloton juste avant que la course ne se décante. Gagner après ces montagnes russes, après quelques-uns des 100 kilomètres les plus intenses de ma carrière, sur un parcours aussi imprévisible, était vraiment émouvant et épuisant", explique celui qui a décroché des victoires d'étapes sur les trois Grands Tours.

"Je rêve de Milan-San Remo et Paris-Roubaix"

Sa seconde partie de saison en demi-teinte n'empêche pas le Remoucastrien de se tourner vers 2018 avec ambition et optimisme. "Le printemps est ma partie préférée de la saison, donc c'est une évidence que je vais me concentrer une fois de plus sur les courses d’un jour. Tout le monde sait que je rêve de gagner Milan-San Remo et Paris-Roubaix. Compléter ainsi mon palmarès, avec ces deux Monuments, me donne une nouvelle motivation. Mais je veux être compétitif dans toutes les classiques", raconte encore l'ancien pensionnaire de Lotto et de la FDJ.

Et l'ogre de 2011 de conclure : "j'ai connu beaucoup de succès dans les Classiques au cours des années et si je vais en gagner un autre avant de me retirer du sport, je serai heureux. Sinon, je vais prendre les choses comme elles viennent. Même si je ne gagne pas tous les Monuments, je veux savoir que j'ai essayé".

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Publié le par Matthieu HENROTEAUX


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