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Route - Alberto Contador : un nom, un palmarès, un style Photo : @TrekSegafredo

Route - Alberto Contador : un nom, un palmarès, un style

Un an après Fabian Cancellara, un autre mastodonte du cyclisme a fait ses adieux au peloton sous le maillot de la Trek-Segafredo. Comme un symbole, Alberto Contador a tiré sa révérence sur un dernier coup de panache. Dimanche, l'Espagnol a mis un terme à 15 années de carrière chez les professionnels. Au lendemain d'une ultime victoire acquise avec la manière au sommet de l'Angliru, El Pistolero est entré dans Madrid devant le peloton, sous les vivas du public, pour un tour d'honneur final devant son public, histoire de boucler la boucle. La fin d'une carrière faite de hauts et de bas, de victoires et de doutes.

Tour d'Espagne - Le tour d'honneur d'Alberto Contador

L'éclosion d'un champion

Passé professionnel en 2003, Contador ouvre son compteur dès sa première saison sous le maillot de l'équipe ONCE-Eroski à l'occasion d'un contre-la-montre individuel sur le Tour de Pologne. Un succès qui en appelera beaucoup d'autres. Mais l'année suivante, l'Espagnol chute lourdement sur le Tour des Asturies. Plongé dans le coma pendant trois semaines, il devra attendre de longs mois avant de remonter en selle. Il se révèle aux yeux du peloton en 2005 avec des victoires d'étapes sur le Tour Down Under, le Tour de Romandie et le Tour du Pays basque, terminant par ailleurs respectivement quatrième et troisième du général de ces deux dernières épreuves. Il confirme en 2006 avant de véritablement exploser en 2007 : vainqueur du Tour de Castille-et-Léon, il s'adjuge également le classement général de Paris-Nice avant de ramener les maillots jaune et blanc du Tour de France jusqu'à Paris. Alberto s'est fait un nom et commence à écrire là l'un des capitres les plus glorieux de sa carrière.

 

Les années dorées

Contador entre définitivement dans la cour des grands en 2008. Pour sa première participation, il remporte le Tour d'Italie au printemps. Il en fait de même quelques mois plus tard sur le Tour d'Espagne, signant un doublé Giro - Vuelta que seuls Eddy Merckx (1973) et Giovanni Battaglin (1981) ont également réalisé. Il rejoint ainsi le cercle très fermé des coureurs ayant inscrit leur nom au palmarès des trois Grands Tours du calendrier, parmi lesquels Jacques Anquetil, Felice Gimondi et Eddy Merckx. Intouchable, le grimpeur d'Astana enchaîne un quatrième Grand Tour victorieux de suite lors du Tour de France 2009. Il poursuit cette série en ramenant un troisième maillot jaune à Paris l'été suivant puis en s'adjugeant un nouveau Tour d'Italie en 2011. Deux résultats qui seront annulés en février 2012...

 

Un contrôle positif sur le Tour 2010

En septembre 2010, Alberto Contador est en effet provisoirement suspendu provisoire par l'UCI après qu'un contrôle antidopage réalisé lors du Tour de France 2010 ait révélé la présence de clenbuterol dans son organisme. La sanction tombe en février 2012 : les résultats de l'Espagnol entre 2011 et début 2012 sont annulés. Son palmarès amputé d'un Tour de France (2010), d'un Tour d'Italie (2011) et d'un Tour de Catalogne (2011), Contador se rattrape à l'occasion de la Vuelta 2012, qu'il remporte sous le maillot de la formation Saxo Bank devant ses compatriotes Alejandro Valverde et Joaquim Rodriguez. Une course qu'il s'adjugera une nouvelle fois en 2014.

 

Un crépuscule en demi-teinte

Au printemps 2015, Contador s'impose pour la septième et dernière fois sur une épreuve de trois semaines, à l'occasion du Giro. Malgré trois autres participations au Tour de France et deux autres à la Vuelta, le grimpeur de Pinto tombera à chaque fois sur plus fort que lui, devant se contenter d'une 4e place sur la Vuelta 2016 comme meilleur résultat. Contraint d'admettre son impuissance face à l'émergence de Christopher Froome, l'Espagnol n'aura jamais rendu les armes pour autant. Il a ainsi précipité la chute du Britannique lors du Tour d'Espagne 2016, se lançant avec Nairo Quintana dans une manoeuvre d'envergure qui sera fatale aux rêves de maillot rouge du leader de la Sky. Toujours capable de coups d'éclat, il remporte deux courses par étapes en 2016 - le Tour du Pays basque et le Tour de Burgos - et termine sur le podium de quatre épreuves d'une semaine, notamment Paris-Nice et le Tour de Catalogne, lors de sa dernière saison.

 

D'Alberto Contador, on retiendra bien évidemment ses duels face à Andy Schleck et ses 7 victoires en Grand Tour. Seuls Eddy Merckx, Bernard Hinault et Jacques Anquetil comptent plus de Grands Tours au palmarès que lui. L'Espagnol a également triomphé à quatre reprises sur le Tour du Pays basque, deux fois Paris-Nice et une fois sur Tirreno-Adriatico. Sans oublier une victoire sur Milan-Turin et un podium sur la Flèche Wallonne. Mais resteront aussi la combativité, la détermination et les accélérations foudroyantes d'un coureur complet, à l'aise en montagne comme en contre-la-montre. Un athlète et un homme qui ne laisseront jamais personne indifférent.

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Publié le par Quentin BALLUE


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