Réforme UCI
Réforme UCI - Le pacte de Gianni Bugno avec les coureurs Photo : @CPA / @Cyclismactu

Réforme UCI - Le pacte de Gianni Bugno avec les coureurs

On arrive en fin de saison. L'heure des bilans approche mais aussi des intitatives pour l'avenir du cyclisme ! Le sujet qui fait débat actuellement dans le giron ? Les dernières déclarations du président de l'UCI David Lappartient sur une possible réforme supplémentaire du cyclisme professionnel, dans le but d'ouvrir davantage la course. Une position de Lappartient qui s'est heurtée à l'opposition et à des jugements beaucoup plus nuancés de nombreux coureurs professionnels. Pour rappel le président de l'UCI a déclaré être "favorable à des équipes de six coureurs" sur les Grands Tours. Si beaucoup de professionnels comme de fans sont quelque peu déçus d'avoir assisté à un Tour de France plutot morose car controlé par l'armada Sky, ils ne jugent pas non plus que des solutions extrêmes résoudraient cette question. Pour rappel, l'élection à la présidence du CPA est fixée au 28 septembre prochain lors des Championnats du Monde à Innsbruck, où Gianni Bugno, le président sortant, aura comme principal et unique adversaire, David Millar, qui est officiellement candidat à la présidence du CPA

Gianni Bugno, le président du CPA, à l'arrivée de Tour 2018

 

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Bref, la Réforme du Cyclisme doit entrer en vigueur en 2020. Elle a été au cœur des échanges des "stakeholders" ou représentants des parties prenantes lors de plus de 25 rencontres officielles qui se sont tenues à différents niveaux entre le mois de novembre 2017 et de juin 2018. Fin septembre en discutera le Comité Directeur de l’UCI. Mais qu’en pensent les coureurs, les véritables acteurs de ce mouvement ? Leur point de vue par le biais du CPA.

"Une réforme en profondeur et concrète, censée améliorer le monde des deux roues, est certes la bienvenue à condition qu’elle apporte de la fraîcheurdans le milieu et le fasse progresser en termes économiques et de visibilité. Jamais le vélo n’a autant été à la mode. Le produit cyclisme est exceptionnel mais il doit être mis en valeur. C’est un point qui fait l’unanimité", explique Gianni Bugno, président de l'Association Internationale des Coureurs (CPA). 

"Nombreux sont les sujets pour lesquels les cyclistes professionnels sont prêts à négocier avec l’Union Cycliste Internationale (UCI) et avec les autres parties prenantes. Le nombre d’emplois est bien évidemment ce qui tient le plus à cœur des coureurs. Lors des précédentes réunions des parties prenantes j’ai été le seul, au nom des athlètes, à contester fermement la réduction du nombre de participants aux Grands Tours et aux Classiques. Je suis le seul à avoir voté contre la proposition avancée et adoptée cette année par l’UCI. Des raisons de sécurité ont justifié cette initiative. Il ressort cependant à l’évidence qu’il y a encore des chutes durant les courses même si chaque équipe compte désormais un coureur en moins qu’auparavant. Tout compte fait, il s’impose de revenir sur le sujet. Il est inadmissible que l’on perde d’autres emplois. Nous sommes même d’avis qu’il faudrait en revenir à la situation précédente. Cela dit, nous devons faire de notre mieux pour que les organisateurs des manifestations à chaque niveau déploient leurs meilleurs efforts pour protéger les participants. La bonne issue d’un événement ne peut faire abstraction de la sécurité de ses protagonistes" poursuit Gianni Bugno.

Avant de conclure : "Ces derniers mois le CPA a réuni les demandes et les suggestions des coureurs de la catégorie principale pour présenter leurs instances et leurs idées lors de la rencontre qui réunira à Madrid le 13 septembre prochain les représentants de toutes les composantes du cyclisme avant le Conseil du Cyclisme Professionnel (CCP). Nous avons des propositions concrètes et constructives pour le développement du cyclisme, toutes axées autour d’une meilleure qualité de la vie et du travail des coureurs, qui sont notre priorité. J’ai fait un pacte avec les coureurs que je souhaite respecter. Les emplois ne devront pas subir d’autres réductions et je me battrai même pour rétablir le niveau d’il y a au moins un an. Si nous ne souhaitons pas augmenter le nombre de participants par équipe nous devons au moins faire en sorte qu’au départ des courses les plus importantes il y ait quelques équipes supplémentaires. Ces équipes souffrent et nous avons déjà pas mal de situations difficiles à affronter. Il y a des coureurs de formations qui fermeront à la fin de la saison, dont les contrats pourraient ne pas être respectés. Ils risquent donc de ne pas toucher les salaires négociés. Nous nous sommes mobilisés pour les protéger. Au niveau institutionnel, on ne peut accepter une autre réduction du nombre de coureurs."

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Publié le par Cyclism'Actu


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