Paris 2024
Paris 2024 - Et si la Quissacoise 'Vicky' allait aux Jeux ? Photo : @Paris2024

Paris 2024 - Et si la Quissacoise "Vicky" allait aux Jeux ?

Le cyclisme ne compte guère que 10% des licenciées. La féminisation du cyclisme est pourtant en marche même si certaines mauvaises langues considèrent que la "différence entre le cyclisme masculin et le cyclisme féminin, c'est le cyclisme". Marion Rousse aux commentaires sur France Télévisions, des retransmissions d'étapes et de courses féminines, un faisceau de petits signes montrent que les choses vont dans le bon sens. Pourtant, certains clubs ont encore du mal à trouver des filles pour pratiquer le vélo. Nîmes Cyclisme a beau accueillir tout  le monde : des anciens qui cherchent à rouler en groupe, jusqu'aux compétiteurs, en passant par les petites bouts à qui on vient d'enlever les petites roues, toutes les disciplines : VTT, route, piste, et bientôt, lorsque la salle sera de nouveau prête, au BMX, rien à y faire :  sur ses 170 licenciés, seules 3 sont des femmes. Et encore, l'an prochain, il ne va en rester qu'une. D'où le cri du directeur sportif, Yann Lequeux : "Où sont les femmes ?". 

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Mais... où sont les femmes ?

Pour développer le cyclisme au féminin, le club a organisé une compétition dans l'un de villages de l'agglomération : Saint Géniès de Malgoirès. "On veut amener les femmes à faire du vélo. On ne parle même pas de haut niveau, mais pourquoi elles n'auraient pas le droit de faire du vélo ? Et nous, comment on peut les amener à faire du vélo ? Comment les attirer et leur dire : vous aussi vous pouvez. Et là, comme pour les hommes, il faut des personnes compétentes pour les encadrer, parce que même si les entraînements peuvent être communs, sur les déplacements, il faut des personnes compétente, voire des encadrants femmes. L'an prochain, nous n'aurons qu'une féminine... C'est tellement dommage." Les filles et le vélo, ça reste donc une affaire de je t'aime moi non plus. "Pourtant, j'adore coacher les filles. Après, il faut les comprendre. Je ne suis pas dans la tête des femmes : mais pourquoi ne venez-vous pas plus au vélo ? Quand on fait le forum des associations, on en voit... Mais elles ne viennent pas. Elle vont voir l'équitation, la danse, le basket, la gymnastique, le volley, l'équitation... Mais nous, non." La médiatisation nouvelle du cyclisme fémin, avec ses retransmissions télévisuelles d'étapes et des grands championnats, pourrait peut-être changer la donne : "Ca peut faire évoluer les mentalités, espère Yann Leuqueux. Et il nous faudrait de nouvelles championnes aussi."

"Il ne faudrait pas que les Anglais nous la prennent !"

Justement, Yann Lequeux en coache une de fille, et si elle n'est pas de Nîmes Cyclisme, la jeune fille de 16 ans, cadette 2e année, qui habite Quissac, un village voisin, n'en est pas moins une pépite de la région. Et une pépite tout court. Tombée il y a quelques semaines aux Championnats de France, et malgré un drame familial survenu en début d'année, elle sera pourtant là sur piste pour viser le podium. "Elle a un peu mal au poignet, mais on vise le podium à Hyères quand même". Victoria "Vicky" Cushing va rentrer en pôle Espoirs à Bourges. "Cette année va être déterminante pour elle. Il faut bien la bichonner, sinon, les Anglais vont nous la prendre, sourit son coach, qui se rappelle qu'à Londres, les Britanniques ont évincé les Français, jusqu'alors dominateurs. Elle a déjà été faire deux-trois stages là-bas, avec l'équipe d'Angleterre". "Vicky" pourrait bien être l'étoile montante de la discipline : "C'est un caractère. Une grosse volonté." Paris 2024 ? "Oui... Mais même Tokyo, à 19 ans, si elle éclate, elle peut y être. Il faut qu'elle maîtrise bien les deux ans qui vont arriver. Elle rentre au Pôle France à la rentrée. Depuis qu'elle a 13 ans, je l'ai vu. Sa façon de faire du vélo, cette volonté, cette hargne. Un mauvais caractère comme pas possible... Mais tellement douée. Tellement volontaire. Il faut savoir la prendre. Il faut comprendre l'athlète et pas se dire "je suis entraîneur et je sais que j'ai raison", mais en même temps, moi, je l'envoie un peu balader, en plaisantant... Elle est d'une famille de vélo, si elle arrive à se canaliser, on la verra au niveau national et international. On verra au Pôle Espoir. Là-bas, la vie n'est pas la même. Ils vont l'obliger à s'entraîner, car je sais qu'elle est à 50 ou 60% de  ses possibilités pour le moment. Là-bas, elle aura un programme et quelqu'un derrière elle." Et peut-être amènera-t-elle d'autres jeunes filles au vélo ?

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Publié le par Clémence LACOUR


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