Milan San Remo 2002

Milan San Remo 2002 : Un Roi sur la Primavera


posté par Alexandre Dhont le 20/03/2009 à 20h39




Sprinteur de légende, le Roi « Cipo » aura laissé une empreinte indélébile dans le c½ur des tifosii italiens. Fantasque au c½ur du peloton, il s’avérait surpuissant et quasiment imbattable dans la dernière ligne droite. Doté d’un redoutable train rouge Saeco, chargé de l’emmener sur un plateau, dont le dévoué Fagnini, il aura remporté de nombreux succès de prestige dont Milan San Remo, il y a tout juste 7 ans. Alors sous les couleurs zébrées de l’Acqua e Sapone, il avait remporté un succès à la hauteur du champion qu’il est et qu’il restera.


Cipollini au bout de ses rêves

Pour la 93ème édition de Milan San Remo, la tension était palpable. Depuis 6 ans, les coureurs italiens n’avaient plus connu le succès sur la Via Roma. Depuis la victoire de Gabriele Colombo en 1996, les tifosii faisaient face à 6 longues années de disette. Orgueilleux, les coureurs transalpins auront à c½ur de redorer leur blason sur les 287 kilomètres du parcours, et ainsi mettre fin à l’hégémonie d’Erik Zabel, une seule fois interrompue en 1999 par Andrei Tchmil depuis 1997.
Au c½ur du peloton, la tension était palpable, et aucun coureur ne se risquait à une échappée vouée à l’échec. Pourtant, à l’initiative d’Abraham Olano, un petit groupe de 7 courageux s’échappait à la faveur du Bric Berton, point culminant du parcours.
Torsten Schmidt (Gerolsteiner), Vladimir Duma (Panaria), René Andrle (Once), Inigo Cuesta ( Cofidis), Lazlo Bodrogi (Mapei) et Martin Hvastija (Alessio) accompagnait l’espagnol pour une drôle d’aventure.
Valeureux, les 7 courageux se maintenait en tête près de 130 kilomètres, franchissant en tête de course les Capi Mele, Cervo et Berta, avant d’être ramené à la raison par le peloton à 35 kilomètres de l’arrivée.
Dans la foulée, une chute se produisait au c½ur du peloton. A terre, Robbie Mc Ewen ( Lotto), Danilo Di Luca (Saeco), Erik Zabel (Telekom) et Erik Dekker (Rabobank) perdaient ainsi toute chance de triompher sur la Via Roma.

Dans la Cipressa, Paolo Bettini prenait les choses en main, pris en chasse par le regretté Andrei Kivilev. Plus incisif, il creusait l’écart dans la montée, avant de revoir fondre sur lui le peloton au début de la descente. Tout était à refaire.
Malgré quelques escarmouches, le peloton abordait le Poggio groupé, fort d’une cinquantaine d’unités. A mi-pente, Betttini démarrait à nouveau. Irrésistible, l’italien creusait rapidement l’écart en compagnie de son compatriote Giuliano Figueras sur un peloton désorganisé. Au sommet, les deux compères possédaient une dizaine de secondes sur un peloton désormais emmené par les Acqua e Sapone de Cipollini. « Cipo » soulagé d’un poids après la chute de Zabel était intrinsèquement le plus fort dans le groupe des costauds.
Les fuyards revus sous la flamme rouge, le sprint pouvait enfin se lancer.
Emmené royalement par Giovanni Lombardi, « Cipo » lançait de loin, de très loin le sprint. Sûr de sa force, le beau Mario réalisait le sprint de ses rêves, celui dont il avait toujours rêvé.
Sur la ligne, la joie de « Cipo » était indescriptible. Il franchissait la ligne d’arrivée les bras tendus vers le ciel après une course parfaite.
De des cent cinquante victoires, Mario Cipollini retiendra celle obtenue le 23 mars 2002, celle dont il avait toujours rêvé. A 35 ans, « Cipo » ajoutait une ligne grandiose à son palmarès de champion hors norme.


"Cipo", plus que Milan San Remo, un palmarès et une personnalité hors norme.

41 victoires sur le Giro, 12 victoires sur le Tour, Milan San Remo, Gand-Wevelgem. Son palmarès plaide pour lui, et cela laisse tout passionné de cyclisme sans voix. Pourtant le beau Mario faisait jaser dans les aires d’arrivée. Homme de tous les excès, on l’avait aperçu, tantôt téléphonant au sen du peloton, ou tantôt cigarette en bouche en pleine étape !
Connu pour ses tenues bigarrées, il n’en restait pas moins efficace sur le vélo. Il avait notamment remporté la 1ère étape du Tour de France, arborant avec fierté un cuissard aux couleurs de la bannière étoilée des Etats-Unis, s’octroyant du même coup le maillot jaune pour 3 jours, maillot qu’il avait déjà porté 2 ans plus tôt.

Parce que Mario Cipollini était un sprinter hors norme, sûrement l’un des meilleurs que le cyclisme ait connu, parce qu’il a remporté les plus grandes courses du calendrier, et parce qu’il était l’un des plus originaux du peloton, le « Roi Lion » comme certains tifosii aimaient l’appeler, il restera à jamais dans le c½ur des supporters italiens.


Vidéo :




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Les commentaires

Un vrai Jet Setteur ce Cipo

g?g le 20/03/2009 à 23h17

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