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ITW - Jérôme Pineau : 'Le Tour de France, un passage essentiel' Photo : @Cyclismactu / CyclismActu.net

ITW - Jérôme Pineau : "Le Tour de France, un passage essentiel"

Le Vital Concept Cycling Club n'a pas perdu de temps pour se renforcer en vue de la saison prochaine. L'équipe bretonne a déjà officialisé l'arrivée de quatre coureurs en 2019 : Jimmy TurgisCyril GautierPierre Rolland, ainsi qu'Arthur Vichot. Le manager Jérôme Pineau s'est exprimé sur ce recrutement ambitieux pour Cyclism'Actu. L'objectif est clair : construire un groupe capable de briller sur les plus grandes courses, et notamment sur le Tour de France, où les Men In Glaz espèrent être invités en 2019.

Quand Vital Concept officialise l'arrivée de Pierre Rolland

 

Vous avez déjà annoncé quatre recrues, dont trois coureurs qui viennent du WorldTour. C'est un signal fort concernant vos ambitions pour 2019 ?

Qu'ils viennent du WorldTour ou pas, c'est d'abord un signal qu'on voulait se renforcer et qu'on s'est renforcé dans le domaine qui était un peu faible de notre côté, malgré la belle éclosion de Quentin Pacher et l'avenir de nos jeunes comme Patrick Müller ou Tanguy Turgis. Il nous fallait des garçons d'expérience pour la haute montagne et les courses difficiles. Donc avec Jimmy Turgis en homme de base et surtout Cyril Gautier, Pierre Rolland et Arthur Vichot, ce sont vraiment des coureurs déjà très opérationnels et qui sont au plus haut niveau dans des courses difficiles, d'un jour, d'une semaine ou de trois semaines.

 

Le but, c'est le Tour de France dès l'année prochaine ?

Le but est d'abord d'avoir une équipe compétitive sur tous les terrains, que l'on puisse ambitionner de gagner chaque course que l'on disputera. L'idée des garçons qui viennent au Vital Concept Cycling Club est d'abord de pouvoir être performant chaque week-end, de se faire plaisir sur chaque course. Il n'y a pas de petite course chez les professionnels, je ne cesse de le répéter. Le but sera d'être présent de La Marseillaise au Lombardie en passant par les grands monuments que sont les classiques, les grands Tours et les courses d'une semaine, Paris-Nice, le Dauphiné, voire Tirreno. Il y a de belles courses en Italie et en Espagne.

Au même titre qu'on voulait le disputer cette année, on veut encore plus disputer le Tour l'an prochain. C'est un passage essentiel pour nous dans notre développement. On a rongé notre frein en juillet, on a regardé comment ça se passait et on a vraiment très envie d'y être. On a fait un bon recrutement, aussi en fonction des attentes des organisateurs qui ont envie d'avoir des têtes d'affiche et des équipes qui s'inscrivent dans le mouvement de course. Je pense qu'ASO, comme tous les organisateurs, essaie de dynamiter ses courses avec des étapes difficiles, des équipes qui vont de l'avant, des coureurs qui partent à la guerre. Je crois qu'Arthur, comme Cyril et Pierre, sont de ces coureurs-là. Effectivement, c'est aussi pour nous un signal fort envoyé aux organisateurs pour leur montrer notre envie de progresser et de faire partie des équipes au départ l'an prochain.

 

Il y a aussi une volonté pour vous d'être moins dépendant de Bryan Coquard à travers ce recrutement ?

Bien sûr, c'est aussi un bien pour Bryan. On a un projet étalé sur plusieurs années. La première étape était d'engager Bryan et de faire en sorte qu'il ait un rôle très important dans l'équipe. Il l'a et il l'aura toujours l'an prochain, ça ne changera pas. Il fera partie des leaders de cette équipe. Ca va aussi le soulager sur le poids que peut représenter le fait de tenir seul sur ses épaules tout un projet d'équipe comme celui-là. Il en était conscient cette année, il l'a assumé et il a été plutôt bon dans ce rôle. Maintenant, je pense qu'on verra encore plus le grand Bryan Coquard en 2019 car il aura moins le poids de tout un projet sur ses épaules et c'est peut-être ça qui va le soulager pour aller chercher les victoires qu'il mérite et continuer d'étoffer son palmarès qui est déjà bien garni.

 

On a pu lire dernièrement que votre budget allait augmenter pour passer de 6 à 10 millions d'euros. Vous confirmez ?

Non, ce sont des chiffres avancés sans que personne ne les connaisse vraiment. On a certes un apport financier supplémentaire, mais le budget ne sera pas à 10 millions d'euros comme il n'était pas à 6 cette année. C'est des chiffres qui restent secrets, comme les salaires. Je ne pense pas que l'argent soit important. Ce qui compte, c'est d'offrir une belle équipe, d'avoir des bons coureurs. On a un budget supplémentaire par rapport à cette année, c'est une certitude, mais on ne dévoilera pas de chiffres.

 

Cela veut dire qu'il pourrait y avoir un nouveau sponsor à côté de Vital Concept dans le nom de l'équipe ?

 C'est fortement probable. Bien sûr, en faisant ce genre de recrutement, il faut aller chercher des sources financières supplémentaires. Tout cela avance bien, ce sera certainement officiel dans les prochaines semaines. Mais pour l'instant, rien à communiquer.

 

Attendez-vous d'autres recrues dans les semaines à venir ?

On est en train de construire cette équipe pas à pas. On a déjà fait un très bon recrutement, on a une très belle équipe sur la papier. On a aussi un projet tout jeune, il faut construire dans la stabilité, on ne peut pas tout changer. Ces quatre recrues sont les recrues phares de l'équipe pour l'an prochain, on verra s'il y a quelques opportunités qui s'ouvrent à nous sur la fin de saison. Il ne faut jamais être trop pressé pour recruter. On avait un impératif de construire une équipe très forte pour espérer participer aux grandes épreuves l'an prochain. C'est chose faite je pense avec ces quatre coureurs. En y ajoutant les Bryan Coquard, Quentin Pacher, Kevin Reza, Johan Le Bon, Jonas Van Genechten et Kris Boeckmans, je pense qu'on a une très belle équipe. Maintenant, à nous de voir si on a une ou deux opportunités sur des jeunes talents qui peuvent éclore en fin de saison. On va être très attentif à ce qui va se passer sur Tour de l'Avenir et les Championnats de France de l'avenir. Ce sera de toute façon un jeune ou quelqu'un issu de notre formation.

 

Et au niveau de votre staff, pas de changement, pour les départs comme les arrivées ?

Pour l'instant, c'est stable. On a un très bon staff. On est très heureux de travailler ensemble, on s'est choisi mutuellement. Il va peut-être falloir étoffer un petit peu le staff parce qu'on aura un peu plus de coureurs, on sera autour de 24-25 coureurs l'an prochain, mais on cherche vraiment à travailler dans la stabilité. 

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Publié le par Quentin BALLUE


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