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ITW - Guillaume Martin : 'Me rapprocher des meilleurs' Photo : Sirotti

ITW - Guillaume Martin : "Me rapprocher des meilleurs"

Pendant qu'une partie du peloton s'apprête à reprendre la compétition, l'autre peaufine sa préparation. C'est notamment le cas de Guillaume Martin. Le coureur de 25 ans sera en Espagne à partir de lundi pour un stage d'une dizaine de jours avec l'équipe Wanty-Groupe Gobert. Avant de s'envoler pour la région de Valence, le Normand s'est confié à Cyclism'Actu. Il évoque entre autres son programme de course, ses attentes pour 2019, et le Tour de France, pour lequel sa formation a été conviée pour la troisième année consécutive.

Tour de France 2018 - Guillaume Martin après l'Alpe d'Huez

 

Guillaume, comment se passe votre préparation jusqu'à présent ?

Plutôt bien. J'ai pu bénéficier de bonnes conditions météo dans l'ensemble depuis la reprise, donc j'estime être dans les temps par rapport à ce que je m'étais fixé. Là, je m'apprête à partir en stage avec l'équipe en Espagne lundi, et j'aborde ce stage en bonne condition.

 

Avec le recul, quel regard portez-vous sur votre saison 2018 ?

Dans l'ensemble, ça reste une bonne saison. J'ai continué à gagner avec une victoire au général et une étape du Circuit de la Sarthe, plus de belles performances tout au long de la saison, en particulier un très beau Dauphiné [12e du classement général, ndlr]. Il y a toujours des hauts et des bas. Le Tour de France n'a pas forcément été à la hauteur de mes espérances, même s'il est loin d'être raté puisque j'ai longtemps été dans la course pour le maillot blanc et pour le top 15 au général [il termine finalement 21e, ndlr]. Ça se joue sur des petits détails.

 

Wanty-Groupe Gobert confirme année après année qu'elle fait partie des meilleures du peloton. Vous avez aussi le sentiment que l'équipe passe une étape supplémentaire chaque année ? 

Oui, ça fait maintenant trois ans que je suis là et j'ai vu l'équipe grandir d'année en année. Ça fait plaisir de voir que je participe de cette évolution et que les choses évoluent, dans la structuration de l'équipe et dans le niveau des coureurs. C'est bien de continuer à progresser et que cela soit remarqué. Je remercie d'ailleurs les organisateurs du Tour de France de confirmer la confiance qu'ils nous accordent depuis maintenant trois ans.

 

Quelles sont vos attentes personnelles pour cette nouvelle saison ?

Je souhaite poursuivre ma progression et rester dans la lignée des années précédentes, c'est-à-dire continuer à gagner des courses, me rapprocher de plus en plus des meilleurs coureurs mondiaux sur les courses WorldTour et continuer à franchir des paliers.

 

Comment va s'organiser votre calendrier ?

J'en saurai plus après le stage, mais je reprendrai probablement au Challenge de Majorque. Ensuite, ce n'est pas encore totalement décidé si j'irai au Tour de Provence ou à Murcie, puis ce sera soit la Ruta del Sol, soit l'Algarve. Après, j'aurai Drôme-Ardèche, et on verra la suite dans un second temps.

 

Vous participerez de nouveau aux Ardennaises ? 

Oui, très probablement. C'est le genre de courses où il faut beaucoup d'expérience et de maturité physique pour bien figurer. Je sens que cette maturité arrive peu à peu chez moi, donc j'espère que cette année sera la bonne pour figurer très bien placé dans le classement de ces belles épreuves.

 

Comment avez-vous accueilli la nouvelle de l'invitation de votre équipe pour le Tour de France ?

Il y a de la fierté. C'est la plus belle course au monde, celle qui fait rêver, celle où il faut se montrer. Je reste sur un petit goût d'inachevé avec le Tour de l'an dernier. Je suis très content de pouvoir m'exprimer à nouveau sur cette course, avec un parcours qui me plaît beaucoup. J'aborderai la course avec beaucoup d'envie.

 

Vous étiez plutôt serein ou stressé avant le verdict ?

Tant qu'il n'y a pas de décision officielle, on n'est jamais complètement serein. De mon côté, je me concentre toujours sur ce que je peux maîtriser, donc mon entraînement et mon quotidien de sportif de haut-niveau. La décision n'était pas entre mes mains. On avait fait le maximum l'an denier pour nous montrer à la hauteur de cette sélection, je pense que la victoire au classement Europe Tour était un argument en notre faveur. Mais tant que ce n'était pas officialisé, il y avait toujours un petit doute.

 

A l'inverse, vous n'avez pas été invités sur Paris-Nice. C'est une déception ?

Pour être honnête, même si Paris-Nice est une très belle course, je préfère aller au Tour de France ! Je comprends tout à fait que les organisateurs doivent faire tourner les invitations et satisfaire tout le monde. On reste avec un très beau programme de course, et j'espère qu'on aura l'opportunité de faire le Tour de Catalogne. 

 

Ce sera un Tour de France très spécial pour vous avec le départ de Belgique. Vous vous attendez à vivre quelque chose de fort, peut-être encore plus que ces deux dernières années ?

Le Grand Départ du Tour, c'est toujours spécial. Mais là, c'est sûr que ce le sera encore plus pour les dirigeants et les coureurs belges de l'équipe. Un départ de Belgique, sur les terres de nos sponsors, ce sera évidemment très particulier. Je m'attends à une ambiance assez folle.

 

Est-ce que vous travaillez le contre-la-montre de manière spécifique dans l'optique de briller davantage au général des courses par étapes ?

Oui, je l'ai travaillé cet hiver et je le travaille régulièrement. Même si sur le Tour de France cette année par exemple, le contre-la-montre aura une importance relativement faible. Mais oui, ça fait partie des points sur lesquels je souhaite m'améliorer.

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Publié le par Quentin BALLUE

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