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ITW - Bauke Mollema, le grand outsider de Liège ? Photo : Sirotti

ITW - Bauke Mollema, le grand outsider de Liège ?

 

Bauke Mollema avant Liège Bastogne Liège 2014

Il a déjà 27 ans, et pourtant, on a presque l’impression de ne l’avoir découvert que l’an passé. Bauke Mollema avait remporté l’étape de Crans-Montana lors du Tour de Suisse, qu’il avait terminé à la seconde place derrière Rui Alberto Faria da Costa, le futur Champion du Monde quelques mois plus tard. Sur le Tour de France, il impressionne avant d’être ralenti par une grippe, qui ne l’empêchera pourtant pas de finir sixième du général à Paris. Il a été assez discret en ce début de saison. Mais depuis le début des Ardennaises, il progresse dangereusement. Septième à l’Amstel Gold Race, il a pris la quatrième place mercredi à la Flèche Wallonne. Assurément, c’est un client pour Liège – Bastogne – Liège. Qui plus est, un client discret, qui aura peut-être plus de marge de manœuvre que certains autres leaders.

 

Montée en puissance

 

« Je me sens vraiment bien cette semaine. Que ce soit en course ou à la vue de mes résultats. Mercredi sur La Flèche Wallonne, dans les 100 derniers j’espérais bien finir sur le podium parce que j’ai vu à un moment que Kwiatkowski perdait de la vitesse. Mais finalement il a trouvé une dernière ressource pour finir devant moi. Mais c’est quand même mon meilleur résultat sur une classique World Tour, alors je m’en satisfait. »

Il grimpe bien, il est explosif et il aime les pourcentages comme les longues montées roulantes. Il a les qualités pour briller sur n’importe quel grand Tour. Le contre-la-montre n’est pas sa spécialité mais il sait y limiter les dégâts. Mais il a aussi les compétences pour faire quelque chose sur une classique. Il a déjà fait trois top10 sur l’Asmtel, une septième place sur le Tour de Lombardie et une sixième place à Liège, il y a deux ans.

 

Savoir être patient

 

« C’est une course très difficile, avec de vraies côtes qui font mal. J’espère surtout réussir à tenir avec les meilleurs dans un premier temps. Pour moi (Philippe) Gilbert et (Alejandro) Valverde sont les grands favoris, aussi avec Dan’ Martin, mais c’est une course très ouverte, et beaucoup de coureurs peuvent l’emporter. »

C’est un attaquant. Il l’a prouvé à de nombreuses reprises. Mais sur une course de 250 kilomètres, avec un peloton aussi en forme, il faut aussi savoir courir à l’économie. « Ma course sera dans un premier temps de faire le moins d’efforts possibles pendant les 200 premiers kilomètres. Sauf surprise, ma course débutera réellement sur la Côte de La Roche-aux-Faucons. C’est pour moi la plus difficile du final. Il faudra être très prudent avant, mais je pense que c’est un point de la course vraiment important. »

 

Faire un remake de Burgos ?

 

L’an passé, il était totalement passé à côté de son Tour d’Espagne. Après son très bon Tour de France, ralenti néanmoins par cette grippe, on s’était dit que ses qualités convenaient parfaitement aux exigences de la Vuelta. Mais dès la première étape, qui arrivait au sommet de l’Alto de Peñas Blancas, il est hors jeu. Qu’à cela ne tienne… Lors de la dix-septième étape, il surprend tout le monde en s’imposant à Burgos, dans une étape normalement réservée aux sprinters. Il faut dire que le vent et les bordures avaient pas mal perturbé les plans de ceux-ci, mais la façon dont il s’est imposé, en devançant le sprint d’un groupe d’une trentaine d’unités avait fait forte impression. Et cela démontre aussi qu’il sait s’exprimer sur d’autres terrains et d’une autre manière que les qualités qu’on lui connaissait déjà. Un atout supplémentaire si demain il devait jouer la victoire à plusieurs.

« C’était une course totalement différente, et il y a peu de chance qu’un groupe aussi conséquent se dispute la victoire à Ans. Mais c’est vrai que ce serait sympa de pouvoir refaire la même chose qu’à Burgos ». Pourquoi pas !?

 

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Publié le par Antoine PLOUVIN, à Liège