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ITW - Audrey Cordon-Ragot : 'Je veux gagner sur le Giro' Photo : Team Wiggle High5

ITW - Audrey Cordon-Ragot : "Je veux gagner sur le Giro"

Avant le Women's Tour qui débute ce mercredi en Grande-Bretagne, Audrey Cordon-Ragot a répondu aux questions de Cyclism'Actu. La championne de France du contre-la-montre revient sur son début de saison, marqué par des places d'honneur sur la Cadel Evans Great Ocean Road Race (4e), l'Omloop Het Nieuwsblad (10e) et l'Amstel Gold Race (6e). La Bretonne se prononce sur le cyclisme féminin et se livre également au sujet des grandes échéances de l'été, à savoir les Championnats de France à Mantes-la-Jolie ainsi que le Tour d'Italie. Deux compétitions où elle espère briller.

Audrey Cordon-Ragot en bleu-blanc-rouge à Saint-Omer

Trois top 10 dont une 6e place sur l'Amstel Gold Race : vous êtes satisfaite de votre première partie de saison ?

Oui, un solide début de saison, des supers sensations qui m’auraient permis de faire mieux avec un peu plus de réussite notamment sur le Tour des Flandres et les Strade Bianche où je chute, mais ça fait partie de la course.

 

Vous ne courez pas énormément en France chaque année, alors courir en Bretagne, chez vous, pour la Classique Morbihan et le Grand Prix de Plumelec, a dû être très spécial. Comment avez-vous vécu ce week-end ?

C’est toujours un énorme plaisir de courir à domicile mais c’est aussi beaucoup de pression. Beaucoup de gens viennent me voir, me supportent sur le bord du circuit. Je savais que cette année aurait été difficile, avoir de supers sensations étant en descente d’un stage en altitude, c’était quitte ou double. La forme et les résultats n’ont pas été au rendez-vous mais j’ai passé un super week-end aux côtés des filles de l’Equipe de France.

 

Vous semblez désormais faire partie des ambassadrices du cyclisme féminin français. En quoi ce rôle est-il important pour vous ?

J’ai à cœur de voir notre sport grandir en France et qu’on soit enfin reconnue à notre juste valeur. Je déteste ce complexe d’infériorité qui s’est installé face aux autres grandes nations du cyclisme. Je souhaite que ça change et ça commence par donner l’opportunité aux filles de courir au haut niveau dans des courses Françaises comme le Tour de Bretagne, la Route de France, Le Trophée d’or...

 

Le mois dernier, vous avez publié une photo du Giro masculin en écrivant que vous espériez autant de monde pendant la course féminine, avec le hashtag #lespoirfaitvivre. Quels sont les principaux points sur lesquels il faut travailler selon vous pour que l'écart se réduise entre le cyclisme masculin et féminin ?

On voit que la médiatisation du cyclisme féminin ouvre des opportunités incroyables pour nous faire connaître. En Belgique, au Pays-Bas, la rediffusion de nos courses fait un tabac ! Le Giro c’est une autre histoire, c’est en même temps que le Tour de France alors inutile d’imaginer une petite fenêtre de retransmission en France, mais en Italie on a notre heure de rediffusion après le Tour. La couverture télévisuelle est une des clés mais pas que ! La création d’équipes féminines aux côtés d’équipes masculines est l’autre clé, et j’ai bon espoir pour le futur.

 

Quel regard portez-vous sur la situation délicate de votre ancienne équipe, Hitec Products ? Est-ce un symbole des fragilités du cyclisme féminin ?

C’est un bon exemple, le cyclisme en Norvège n’est pas le sport national, les sponsors se pressent dans les sports « d’hiver » plus que dans le vélo. Cette équipe était portée par HITEC dont le patron est aussi le manager de l’équipe ! Il n’y a que dans le vélo féminin que vous verrez ça. Imaginez le patron de l’entreprise Cofidis gérer sa boîte, plus le management, le recrutement, le budget de l’équipe ! Le cyclisme féminin doit se structurer à l’instar des hommes.

 

Quel est votre objectif pour les Championnats de France ? Avez-vous une priorité entre le contre-la-montre et la course en ligne ?

Mon objectif, c’est de faire la course, ne pas avoir de regrets à l’arrivée. Je ne me fixe rien, je pars dans un autre état d’esprit pour ne pas être déçue comme j’ai pu l’être. Le Giro qui suivra sera l’objectif.

 

La FDJ-Nouvelle Aquitaine-Futuroscope sera-t-elle encore l'équipe à battre sur ces championnats ?

C’est certain, elles seront encore en force au départ, collectivement elles sont très fortes et je sais que Roxanne Fournier est en capacité de passer sur ce circuit de puncheurs.

 

Comment jugez-vous le parcours de Mantes-la-Jolie ?

C’est un parcours qui va être « casse pattes », les deux bosses sont courtes mais exigeantes, il va falloir avoir la socquette légère le jour J.

 

Vous enchaînerez ensuite avec le Giro Rosa. Quelles seront vos ambitions sur cette épreuve ?

Je veux gagner une étape ! J’ai repéré plusieurs opportunités d’étapes qui me correspondent pas mal. Je serai bien sûr aussi concernée par la défense du podium voire du maillot avec Elisa Longo Borghini en chef de file.

 

Deux contre-la-montre, un par équipes et un autre individuel, seront au programme. Vous pensez pouvoir y jouer la victoire ?

Je pense que le chrono par équipes est à notre portée oui, maintenant le chrono individuel est en col donc pas vraiment ce que j’affectionne, je pense que ça sera plus une étape de «transition».

 

Quel sera votre programme après le Giro ? Serez-vous au départ de La Course by Le Tour ?

Sauf changement de dernière minute, pas de Course pour moi. Enchaîner avec un jour d’intervalle après le Giro, ce n’est pas envisageable pour moi surtout que cette course n’est pas pour m’avantager.

 

Un mot sur le débat autour de la présence des hôtesses sur les podiums. Certains veulent les supprimer, qu'en pensez-vous ?

Je pense que c’est stupide et qu’il y a bien d’autre chose sur lesquelles on devrait débattre. En revanche, je préfère largement nos hôtesses du Tour à celles du Giro, la classe à la française c’est quand même autre chose !

 

Vous êtes en fin de contrat cette année, comment envisagez-vous votre avenir ?

Un nouveau challenge ! Vous en saurez plus dans les semaines qui arrivent, patience...

 

Avez-vous entamé des discussions avec votre équipe pour une prolongation ?

Oui, nous avons discuté reste à savoir si cette discussion a abouti, ou non.

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Publié le par Quentin BALLUE


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