Interview
Thomas Voeckler : « Je ne suis pas serein »
Par Thomas Lecloux
Publiée le 22/09/2012 à 19:31
Dimanche, les chances françaises de médaille pour le Championnat du monde sur route reposeront presque toutes sur les épaules de Thomas Voeckler. Cyclism'Actu est allé à la rencontre du leader de la sélection française, dirigée par Laurent Jalabert, afin de jauger l'état d'esprit et les ambitions du pensionnaire d'Europcar. Étant un coureur "à l'ancienne", Voeckler comptabilise déjà pas mal de jours de course à son actif mais ne compte pas jouer les seconds rôles à Valkenburg, sur un tracé qui pourrait correspondre à ses grandes qualités d'attaquant. Conscient d'être l'élément essentiel de l'équipe de France, le meilleur grimpeur du dernier Tour de France se confie avec son franc-parler habituel, à quelques heures du départ. Entretien.
Thomas, comment s'est déroulée votre préparation ?
Tout s'est parfaitement bien passé, je travaille depuis trois semaines pour être en grande condition ici. Au Canada, j'ai bien tourné les jambes, tout comme ces derniers jours. Je dois dire qu'il n'y a pas eu de gros soucis, j'arrive globalement en confiance.

Un petit mot sur le parcours, est-il à votre goût ?
Il est à mi-chemin entre les Flandriennes et les Ardennaises, juste ce qui me convient ! Je crois que c'est aussi pour cela que j'ai été désigné leader. Maintenant, sur le papier, il me convient mais on verra si ce sera toujours le cas ce dimanche.
« J'ai fait ce qu'il fallait pour être en forme »
Ce sont les derniers efforts de l'année, êtes-vous impatient d'en découdre ?
Je dois quand même avouer que ce n'est pas un plaisir pour moi d'être ici. Je me suis retrouvé tout seul à l'hôtel, tout seul à l'entraînement, ce n'est pas évident ! On entre dans les dernières courses de la saison, ce sont les derniers gros sacrifices, on doit rouler loin de chez soi, ne plus voir sa famille pendant un petit temps, tout ça pour une échéance qui en vaut, il est vrai, le coup ! Puis, je sais déjà depuis un petit moment que Jalabert compte sur moi comme leader à Valkenburg, donc je trouve tout à fait normal de m'entraîner dur pour être en grande condition le jour J. En termes de préparation, je n'aurai aucun regret mais peut-être que j'en aurai après la course, qui sait ! Je suis quand même en paix avec moi-même, j'ai fait ce qu'il fallait pour être en forme. Malgré cela, je risque quand même de faire partie des nombreux déçus dimanche.
Les Championnats du Monde, c'est la course la plus compliquée de l'année ?
J'aurais tendance à dire oui. Ça se déroule une seule fois dans l'année, sur un parcours en circuit, tout le monde roule par nation, c'est spécial. Sans oublier que la saison est quasi terminée, on parcourt les derniers kilomètres de l'année, c'est très éprouvant. Puis, on ressent à chaque fois une atmosphère particulière lors de la course au maillot arc-en-ciel.
D'ailleurs, vous allez participer à vos cinquième Mondiaux alors que vous êtes âgé de 33 ans, comment expliquez-vous cela ?
Tout simplement par mon programme de course ! Je roule énormément toute l'année, je suis souvent très marqué physiquement à cette période de la saison. De plus, j'ai décliné deux fois les Championnats du Monde où je ne me sentais pas à la hauteur pour venir rouler 260 bornes à fond. Moi, si c'est pour aller sur une course et y faire de la figuration, ça ne m'intéresse pas. Je prends un exemple : j'ai participé huit fois au Tour de Lombardie, je ne l'ai achevé qu'à une seule reprise car je suis très souvent crâmé au mois d'octobre.
« L'Espagne reste l'équipe à battre »
Qui est, selon vous, le grand favori des Mondiaux?
Je ne crains pas quelqu'un en particulier. Maintenant, l'Espagne reste l'équipe à battre. Puis il y a des autres coureurs dont on parle peu. Je pense à l'Anglais Jonathan Tiernan-Locke. Lui, il est capable de déposer tout le monde dans le Cauberg, croyez-moi ! Il ne faut pas oublier Simon Gerrans qui, en toute discrétion, se prépare et sera à surveiller de très près dimanche, sur un circuit convenant à ses qualités. Et comment oublier Gilbert ! Il sort de la Vuelta en pleine forme puis quand vous regardez ses fins de saison, c'est impressionnant ! L'an dernier, il était le plus fort toute l'année mais les trois dernières fins de saison, il a écrabouillé la concurrence !
Allez-vous quand même surveiller un coureur en particulier ?
La dernière fois que j'ai calqué ma course sur un autre coureur, je me suis complètement planté, je ne vais certainement pas retenter l'expérience. Surveiller un ou deux coureurs, c'est le meilleur moyen de passer à côté de son sujet car le Championnat du Monde reste une course d'un jour, avec toutes les incertitudes liées à une telle épreuve. Évidemment, j'ai pensé à différents scénarios. Cependant, je marche aussi au feeling. Alors oui, c'est bien d'avoir un plan mais il se peut qu'il ne voit jamais le jour.
Quelle sera la tactique mise en place pour tenir tête aux grosses cylindrées comme la Belgique et l'Espagne ?
On ne sait pas encore, on n'en a pas encore vraiment parlé entre nous. C'est une chance pour nous que l'arrivée ne se situe pas au sommet du Cauberg sinon, on aurait pu tirer un trait sur la victoire. On doit juste être vigilant du début jusqu'à la fin. On a la chance d'avoir un groupe homogène qui ne sera pas obligé de rouler pour Voeckler à tout prix. On n'aura pas non plus le poids de la course à supporter, ce qui est une chance pour notre équipe.
« Ce statut est lourd à porter »
Comment gérez-vous la pression d'être leader unique de l'équipe de France ?
J'ai déjà fait le point avec mes co-équipiers. Vous savez, Laurent Jalabert m'avait déjà averti, plus ou moins, des coureurs qu'il comptait sélectionner même si je tiens à préciser que je n'ai pas eu mon mot à dire dans la sélection, ce qui est tout à fait logique ! Laurent m'a juste parlé des coureurs susceptibles d'être repris parce que j'allais être le seul et unique leader de cette équipe. C'est vrai qu'après, il m'a proposé d'avoir un équipier d'Europcar, ce que j'ai accepté car les Mondiaux se déroulent une seule fois sur la saison, il faut être plus qu'au point pour réussir. Si tu découvres tes co-équipiers la semaine précédent la course, ça complique la tâche. Pour être honnête, Vincent Jérôme n'aurait certainement pas été sélectionné si je n'avais pas été le leader. Cependant, je trouve ça normal d'avoir un équipier de ma formation. Ceci me permettra d'être plus à l'aise dans les deux premiers tiers de la course, par exemple pour me protéger du vent ou pour me déplacer dans le peloton. Quant à mon statut de leader, je ne le réclame pas mais je l'assume, c'est tout. Si ça marche dimanche, tant mieux, si ça ne marche pas, je n'aurai qu'à ne pas lire les journaux le lendemain (rires) ! Sans rigoler, ce statut est quand même très lourd à porter.
Êtes-vous content de la sélection concoctée par Laurent Jalabert ?
Je n'ai aucun problème avec la sélection. Laurent Jalabert a tenté de constituer l'équipe la plus compétitive en vue de dimanche et je n'ai rien à lui reprocher. Par exemple, je n'ai aucun souci avec Sylvain (Chavanel). Dans les médias, j'ai déjà pu lire des articles qui disaient qu'on ne s'entendait pas, c'est archi-faux. Je ne vais pas vous dire qu'on est ami dans la vie, ce serait mentir, mais notre relation est très bonne et en course, je sais qu'il n'y aura aucun malaise. Si à deux tours de l'arrivée, lui ou un autre se retrouve en tête dans un bon coup et qu'il se plante par la suite, vous ne m'entendrez jamais dire du mal sur les mecs. Je ne réclame pas le statut de leader, j'assume, c'est tout. Si ça marche dimanche, tant mieux, si ça ne marche pas, j'en assumerai les conséquences.
Sentez-vous une équipe soudée autour de vous ?
Ce n'est pas mon boulot, c'est celui du sélectionneur de souder l'équipe. Maintenant, quand la sélection est sortie de manière officielle, on a beaucoup parlé entre nous sur les courses. Puis, même si on ne porte pas les couleurs de la même formation, on se voit toute l'année en étant adversaires sur différentes épreuves, donc on se connaît tous. Pour le moment, on se rassemble pendant trois-quatre jours durant lesquels on s'entraîne ensemble. On ne peut quand même pas faire des miracles en si peu de temps. Pour ma part, si on m'avait dit il y a quelques années de venir aux Championnats du Monde en devant me mettre à plat ventre pour un autre gars tout en ayant une chance de jouer ma propre carte, j'aurais plus que probablement accepté de bon coeur. Tout en sachant que ramener une médaille d'ici, ça ne rapporte pas un mois de salaire ! On vient représenter la France et on vient pour l'amour du vélo.
« On ne saurait pas faire pire aux Championnats du Monde que ces dernières années »
Ces dernières années, beaucoup de nations ont roulé exclusivement pour un seul et unique leader, souvent avec réussite, vous pensez que ça va marcher avec la France ?
Ici, c'est un peu différent. L'an dernier, la Grande-Bretagne comptait dans ses rangs le meilleur sprinter du monde en la personne de Mark Cavendish, avec un tracé taillé sur mesure pour les mecs rapides et véloces. À l'époque de Bettini, il était aussi le meilleur coureur du monde sur les Classiques vallonées. C'est facile de tout jouer sur un gars extrêmement costaud. Moi, je ne suis pas le meilleur coureur du peloton. Donc, autant pour la Grande-Bretagne de l'an dernier, les huit mecs étaient tous à 100% pour Cavendish, autant cette année chez nous, ce ne sera pas le cas. On ne va certainement pas rouler jusqu'au pied du Cauberg et attendre que je mette une grosse attaque là-bas. Je n'en suis pas capable ! Je suis plutôt leader de par mon expérience et de par mes performances de ces derniers temps. Maintenant, si ça arrive au « sprint » après le Cauberg, on verra. Je mets sprint entre parenthèses parce qu'il ne restera quand même pas beaucoup de sprinters et que ça se jouera entre hommes forts, soyez-en sûr. Le seul « sprinter » qui peut, peut-être, émerger, c'est Tom Boonen mais lui, c'est plus qu'un sprinter. Le gars, il est quand même capable de faire 50 bornes tout seul à Paris-Roubaix et de gagner presque toutes les Flandriennes ! Enfin, je veux dire par là que Tony (Gallopin) aura sans doute plus de chances que moi de faire un résultat si ça arrive avec un petit groupe dans la dernière ligne droite. Cette année-ci, on fait juste un foin parce qu'un mec est plus protégé que les autres.
On se demande quand même quelle est la bonne formule pour l'équipe de France...
J'ai fait partie des campagnes où la désillusion a été grande. Je pense à Mendrisio, même si on n'était pas ambitieux, quand on a loupé la bonne échappée, on s'est fait taper dessus et là, on était trois coureurs protégés. L'an dernier, Romain Feillu a réalisé une belle performance mais mis à part les deux top 10 de Romain, qu'avons-nous réalisé de bien dans un Championnat du Monde ces dix dernières années ? J'ai envie de dire, on ne saurait pas faire pire, c'est pour ça qu'on tente un truc un peu différent des autres années. De toute manière, il n'y a que le terrain qui parle, on se reverra dimance soir pour refaire un vrai bilan, on ne saurait pas le faire avant.
« Je ne suis pas du genre à me dégonfler »
Espériez-vous être le seul et unique leader de l'équipe de France ?
Même pas ! Une nouvelle fois, si Laurent m'avait proposé de venir ici, de jouer ma propre carte sans qu'aucuns gars ne se mette à mon service, j'aurais accepté avec plaisir, ça m'aurait peut-être même mieux convenu. Je le répète, il m'a donné le rôle de leader et comme je ne suis pas du genre à me dégonfler, j'assume ce statut.
Dans ce cas, trouvez-vous logique la décision de Laurent Jalabert?
Oui, surtout au vu du parcours. Il ne faut pas faire de la fausse modestie, j'ai terminé dans les 5 premiers de deux Classiques ardennaises, top 10 au Tour des Flandres, premier de la Flèche Brabançonne, je trouve ce choix, tout comme la sélection, tout à fait cohérent. J'ai entendu dans la presse certaines interrogations quant à Julien Simon, si la sélection avait été rendue mercredi de cette semaine, il aurait sans doute été dedans. Je trouve quand même que c'est facile de critiquer après. Dans mon propre cas, pour les Jeux Olympiques, j'aurais peut-être été dans les trois si la sélection s'opérait durant le mois de juillet. De toute façon, on tirera le bilan le dimanche au soir. Je n'ai pas envie, contrairement à ce qu'on peut écrire, de faire du panache pour du panache. Je souhaite réaliser un beau résultat et si le panache est la, tant mieux. L'an dernier, je sors dans le dernier tour avec un Belge qui ne prenait aucun relais et Sorensen qui pensait qu'il restait deux tours de circuit. J'avais beau lui rappeller qu'il se trompait, il ne me croyait pas ! Cette année, je ne vais attaquer que de manière intelligente, pas n'importe où, pas n'importe comment.
On remarque dans votre manière de courir que vous adorez le vélo, c'est presque un jeu. Ce sera le cas dimanche ?
Non parce que là, il y a beaucoup trop d'enjeux ! Vous ne pouvez venir ici pour « jouer » que si votre saison est amplement réussie et tenter un coup suicidaire. Dans mon cas, il n'y aura pas de place pour l'amusement, ce sera du travail un point c'est tout. On n'est pas ici pour rigoler.
« Je ne suis pas serein »
Peut-on dire que c'est la course la plus stressante de la saison pour vous ?
Je mets encore les Championnats de France devant puis les Mondiaux arrivent en deuxième position des épreuves les plus stressantes. Enfin, reposez-moi la même question dimanche matin, peut-être que j'aurai changé d'avis! Je pourrais tenir un discours en disant que quoi qu'il arrive, je serai content parce que j'aurai tout donné. Je ne suis pas comme ça, je sais que toutes les chances de l'équipe reposent sur moi et je ne peux vous mentir, je ne suis pas serein avant la course. Stressé est peut-être un bon terme pour décrire mon état.
Si vous n'êtes pas dans le top 10, ce sera une grande déception ?
Avec un top 10, je n'estimerai pas ma mission remplie. Je préfère tenter le tout pour le tout et faire trente-cinquième qu'un accessit. Entre nous, terminer quatrième ou neuvième, on s'en fout, c'est la même chose. Moi ce que j'aime, c'est bagarrer et jouer pour la gagne. Tout le reste, ce n'est que du vent.
Propos recueillis par Thomas LECLOUX (avec Julie DREMIERE)
Photos: Sirotti


















Commentaires
Dirigé par Jalabert et désigné leader unique,Voeckler se retrouve obligé de rouler placé au lieu de dormir en queue de paquet comme il sait le faire,même si il est abrité par des équipiers ça l'use,ça risque de lui couter dans le final.Hesslich : il y a 242 jours
Pour moi se sera un coureur rapide qui gagnera mais plustot du genre Van Avermaet ou Boonen voir Valverde qui est très véloce il faut être sérieux Degenkolb aura vraiment beaucoup trop de retard pour pouvoir revenir et gagner...Guest : il y a 242 jours
Je l'ai dit à plusieurs reprises et je le répète.On se retrouve ce soir, Jalabert a commis une erreur de ne pas prendre de sprinteurs.On parle de Sagan ... mais je vous dis attention à Degenkolb, voire Goss!!ce sont des gars qui peuvent passer des bosses.Mon favori final degenkolb!!benji : il y a 242 jours
Voeckler sera champion du monde !!!!!!!!! devant Valverde et Tiernan LockAlexdu02 : il y a 242 jours
Voeckler sera champion du monde !!!!!!!!! devant Valverde et Tiernan LockAlexdu02 : il y a 242 jours
"L'an dernier, Romain Feillu a réalisé une belle performance mais mis à part les deux top 10 de Romain, qu'avons-nous réalisé de bien dans un Championnat du Monde ces dix dernières années ? J'ai envie de dire, on ne saurait pas faire pire, c'est pour ça qu'on tente un truc un peu différent des autres années." Tout est dit, tentons!! vu ce qu'on fait tous les ans de toute façon... et GALLOPIN est là aussi, je crois qu'il va être bien protégé demain même si ce n'est pas révélé... Alea jecta estBob : il y a 243 jours
"Peut-être et certainement une seule et unique balle même" Tu parles de Gallopin? Eh oui cae c'est lui la meilleure chance des français, n'en déplaise à certains! Il lui faudrait juste une pointe de vitesse legerement superieur..franco-belge : il y a 243 jours
Oui. Nous en parlerons demain soir ;-)amateur de cyclisme : il y a 243 jours
C'est pas un gars que j'aime beaucoup le Voeckler mais, une fois n'est pas coutume, je suis complétement d'accord avec ce qu'il dit mais bon de toute façon on peut penser ce qu'on veut, ce gars là, il sait courir! ... y'a plus qu'à espérer qu'il sache toujours le faire demain ^^huta-chavanel-boucher : il y a 243 jours
Voeckler va se planter sévère, et Jalabert aussi! la sélection n'est pas la meilleure : manque SIMON et BOUHANI c'est évident.lolo 39 : il y a 243 jours
ALLEZ SUPER THOMAS,FAIT NOUS REVER!!!pouet-pouet : il y a 243 jours
On va voir du Bleu devant demain, moi je vous le dit ! On va surtout croiser les doigts pour ne pas avoir de pépins mécaniques et après ça on mise tout sur sa [Voeckler] (et leurs) qualités physiques !! Moi j'y crois !!!!Clèm : il y a 243 jours
Il suffit que Voeckler gagne en bon baroudeur en partant ( je me repete ) de loin car il n'a AUCUNE chance si ça doit se jouer a la "reguliere" c'est pas lui qui va battre Gilbert-Valverde-Rodgruigez-Gerrans-Nibali-BoonenGuest : il y a 243 jours
on peut dire ce que .l on veut mais voeckler c est le seul francais de niveau .mondial sur les courses d un jourfanfan : il y a 243 jours
Je reste persuadé que si les français attendent la cloche pour tenter de faire la décision, on aura (peut être) un gars dans les dix. Dans un final, Voeckler est inférieur à Gilbert, Valverde, Nibali et consorts. Seul Gallopin (s'il a la caisse pour les 265 bornes), peut faire un podium en petit comité. Individuellement, le client c'est Gilbert. Et collectivement, ce sont les espagnols. Attention à Monsieur Oscar, s'il est encore là au sommet du dernier Cauberg. Personne ne sait "la mettre au fond" comme lui.Nono80 : il y a 243 jours
énorme l'article,quelle caractére de vainqueur,il veut un podium demain!quand il dit sorensen pensait qu'il restait deux tours et ne le croyais pas en plusvals : il y a 243 jours
Je pense très fortement que Sagan sera bel et bien présent dans le final...Eyes : il y a 243 jours
Allez Nibali !!!!Henri XVIII : il y a 243 jours
un long interview un peu fade, des ''non-dit'' ne facher personne. Bref a demain pour infirmer ou confirmer cette option du leader unique bonne route à nos représentants, et pourqu'oi pas une piecette sur Tony Gallopinmarathon : il y a 243 jours
je ne peux pas dire que je l'aime beaucoup,mais j'aime bien son frac -parle.(:gnagna : il y a 243 jours
Intéressant ce que dit Voeckler. Les derniers sacrifices et surtout, les dernières accélérations. Les français n'auront pas beaucoup de cartouches en main. Peut-être et certainement une seule et unique balle même. C'est ce qu'il veut dire. On devra tout donner sur une seule attaque. Car si la France joue aux attaques et contre-attaques, c'est perdu d'avance. Surtout quand il y a l'Espagne et la Belgique. Rester au chaud le plus longtemps possible et partir à 25-30 kilomètres du but. C'est ce que tenterons de faire des coureurs comme Sagan (qui n'est pas au mieux et donc prendra des risques), Boonen (si il ne se sent pas capable pour attaquer dans le final) ou un petit outsider comme Voeckler. Et si ces trois là partent ensemble, ça peut aller au bout. C'est une hypothèse non négligeable. Le tout, c'est d'avoir de l'audace; sans ça, on n'est pas un vrai champion.OPQS-1 : il y a 243 jours
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