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Thomas De Gendt : « Paris-Nice est un grand objectif »

Interview - Thomas De Gendt : « Paris-Nice est un grand objectif »

Par Antoine Plouvin

Photo : Sirotti / ASO
Publiée le 28/02/2013 à 19:10

 

Cela a failli être leur course ! En 2012, l’équipe Vacansoleil-DCM repartait de Paris-Nice avec 3 victoires et la deuxième place au général. Pour huit petites secondes, Lieuwe Westra a vu la victoire lui échapper au bénéfice du futur vainqueur du Tour de France, quelques mois plus tard, Bradley Wiggins. Alors cette année les hommes d’Hilaire Van der Schueren veulent gagner ! Parmi les hommes forts de l’édition 2012, il y avait eu Thomas De Gendt. Le Belge de Sint-Niklaas l’avait emporté, en solitaire, sur la Promenade des Anglais lors de l’avant dernière étape. Déjà victorieux d’une étape en 2011, De Gendt fut une révélation ou une confirmation de la saison 2012. Âgé de 26 ans, il allait prendre, l’an passé, la troisième place du classement général du Giro d’Italia, après avoir remporté la 20e étape, qui comprenait notamment les ascensions du Mortirolo et l’arrivée finale en haut du Stelvio… Rien que ça.  Le lendemain, à Milan, il faisait parler ses qualités de rouleur en prenant la cinquième place d’un chrono taillé pour spécialistes. Capable de grimper, de rouler, Thomas De Gendt semble avoir le potentiel pour faire de belles choses sur les grandes courses par étapes. Paris-Nice, qui débute ce dimanche, pourrait constituer un bel objectif.  Surtout que l’équipe Vacansoleil est menacée de perdre son sponsor, qui se prononcera sur la poursuite de son partenariat courant avril. Briller sur la « Course au Soleil » est donc une nécessité. Rencontré à l’occasion du Grand Prix Samyn, Thomas De Gendt se dévoile pour Cyclism’Actu.

Thomas, comment allez-vous ?

Thomas De GendtJe pense que ma condition est bonne. Je suis venu sur ce Grand Prix Samyn car je n’ai pas couru depuis le Tour d’Algarve, soit une dizaine de jours. Il me fallait donc voir où j’en étais en condition réelle de course. C’est aussi pour ça que je n’ai pas hésité à rouler pour Kris Boeckmans lors de la journée. C’était bien pour l’équipe qui était venue pour l’emporter, et bien pour moi, pour pouvoir me situer quant à ma condition. Au final, je suis satisfait.

Il est vrai qu’on ne vous a pas trop vu depuis le début de la saison. Comment s’est passée votre préparation et votre rentrée ?

L’hiver s’est très bien passé. J’ai eu un programme d’entrainement chargé car Paris-Nice est le premier objectif de l’année mais ouvre aussi le bal des grandes courses. Je suis rentré sur le Tour Down Under et puis j’ai fait le Tour d’Algarve. Globalement je pense que le travail s’est très bien déroulé et que je suis au niveau auquel je me suis fixé pour être compétitif sur Paris-Nice qui est un grand objectif pour moi. Même si je n’ai pas encore beaucoup de jours en compétition pour le moment…

« L’objectif numéro un est que nous rapportions la victoire chez nous »

Vous visez donc la victoire au général sur Paris-Nice ?

Je vise à faire un bon Paris-Nice. L’équipe Vacansoleil-DCM aura deux cartes en main avec Lieuwe Westra qui a fait deuxième l’an passé, et qui sort d’un bon Tour d’Algarve, et moi-même. L’objectif numéro un est que nous rapportions la victoire chez nous. Après que ce soit Lieuwe ou moi-même, ça dépendra des circonstances de course. Personnellement, mon objectif est d’aider mon équipe à gagner et j’aimerais au moins décrocher une victoire d’étape. Mais si je peux jouer ma carte pour le général je le ferai bien sûr.

Thomas De GendtComment allez-vous opérer cette répartition des rôles entre Lieuwe Westra et vous-même ?

Rien n’est prédéfini à l’avance. Paris-Nice a cet avantage de débuter par un prologue et de proposer quelques étapes de plat avant que les choses sérieuses ne commencent. Ces premiers jours permettront de voir qui a la meilleure condition et qui est le plus à même d’aller chercher la victoire finale. Il vaut mieux avoir deux cartes en main qu’une seule mais à un moment il faudra voir comment faire pour l’emporter et avec qui. Mais pour ça il faudra déjà avoir les premiers éléments, les premiers classements…

« La course devrait se jouer sur les trois derniers jours »

Quand pensez-vous prendre la décision ?

Soit les premiers classements prendront la décision d’eux-mêmes, sinon il faudra attendre le vendredi et la première vraie sélection attendue. A moins que la course ne se décante auparavant…

Que pensez-vous du parcours de ce Paris-Nice 2013 ?

C’est un parcours difficile comme chaque année. Globalement il ne me semble pas si différent de d’habitude donc je m’attends à un niveau de difficulté comparable aux autres années. Pour moi, la course devrait se jouer sur les trois derniers jours, avec l’arrivée à La Montagne de Lure qui sera le premier indicatif sérieux. C’est là où, si il n’y avait pas d’écart entre Lieuwe et moi, nous verrons qui est le plus fort. Mais c’est aussi et avant tout là que nous verrons qui sont nos principaux adversaires.

Thomas De Gendt

Le « chrono au Col d’Eze est tout sauf un chrono classique »

Votre cinquième place sur le chrono du Tour d’Italie l’an passé ne vous a-t-elle pas donné confiance quant à vos qualités en contre-la-montre, et donc aussi un avantage par rapport à certains de vos adversaires ?

Ce n’est pas un bon exemple au regard du parcours de Paris-Nice. Il y a tout juste 3 kilomètres de vrai contre-la-montre et le dernier chrono au Col d’Eze est tout sauf un chrono classique. C’est un exercice vraiment très difficile et pour l’emporter en haut d’Eze, il faut avant tout être dans une super forme ! Il n’y a pas de secret je pense pour gagner Paris-Nice, il faut être le plus fort.

Vous êtes Belge et appartenez à une équipe néerlandaise. Ne vous viendrait-il pas à l’idée d’anticiper les choses, comme l’avait fait d’autres équipes et notamment CSC il y a quelques années en faisant des bordures ?

C’est très compliqué. Il faut vraiment être sûr de son coup. Si on vient sur Paris-Nice avec un outsider mais sans un leader semblant être en mesure de jouer la gagne en conditions normales, on peut, peut-être, jouer cette carte pour renverser la tendance. Mais quand on a une équipe avec deux coureurs en lice pour le général, on sera forcément surveillé. Si on venait à tenter ça, et qu’au final tous nos principaux adversaires étaient collés à nous alors que les trois quarts du peloton seraient piégés… Je ne suis pas sûr que cela nous soit vraiment bénéfique. Et on risquerait d’y laisser beaucoup de forces. En plus les autres équipes sont très vigilantes à ça. Nous le sommes tous. Et surtout… Autant Lieuwe peut très bien s’en tiré dans ce genre de conditions, s’il y a du vent, autant moi… Ce n’est pas vraiment mon truc ! (rires)

Propos recueillis à l'arrivée du Grand Prix Samyn par Antoine PLOUVIN (avec Bertrand LATOUR et Julie DREMIERE)


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