Interview
Pierre Rolland : « Je ne suis pas encore KO ! »
Par Alexandre Rolin
Publiée le 08/07/2012 à 02:30
Nous l’avions rencontré le samedi matin même, à quelques minutes du départ de cette 7ème étape entre Tomblaine et La Planche des Belles Filles. Nous ne l’avions pas trouvé très confiant d’ailleurs, ne sachant plus trop où il en était après sa vilaine chute, la veille, sur les routes de Metz. Mais à l’arrivée, hier samedi, au sommet de La Planche des Belles Filles, Pierre Rolland termine 7ème à tout juste 46 secondes du vainqueur du jour, le Britannique de la Sky, Christopher Froome. A peine la ligne franchie, Pierre Rolland se réfugie à l’ombre du camion Vittel avant qu’une nuée de journaliste, et Cyclism’Actu en tête, ne se rue vers lui pour prendre ses premières déclarations. « C’est bon Pierre ? », lui lance-t-on. « C’est bon, c’est bon, attends quand même un peu, ça fait que 30 secondes que je suis arrivé », répond le coureur de l’équipe Europcar. Après avoir pris son souffle, Pierre Rolland raconte sa journée, son état d’esprit, son envie retrouvée d’être sur ce Tour de France. Entretien avec un Pierre Rolland qui a retrouvé le sourire. Tant mieux !
Pierre, cette journée et cette arrivée au sommet de La Planche des Belles, vous la qualifierez comment surtout après votre chute la veille sur les routes de Metz ?
Bah, la journée a été bonne du début à la fin et là je parle avant tout de toute l’équipe bien sûr. On a réussi à mettre d’emblée un homme à l’avant avec Cyril Gautier. Par contre pour moi, dès le début de l’étape, j’ai encore joué de malchance pour être honnête. Vous ne l’avez peut-être pas vu mais j’ai failli être encore pris dans une chute. Après j’ai crevé donc je me suis retrouvé un peu attardé. Et quand je suis revenu dans le peloton, l’échappée était déjà partie. Donc heureusement qu’on avait Cyril Gautier dans le coup et c’était son boulot d’y aller d’ailleurs. Et moi, j’ai fait ce que j’ai pu.
« Je ne vais pas me dégonfler »
Vous n’avez pas trop mal fait tout de même sur cette 7ème étape alors que vous nous expliquiez au départ vos inquiétudes dues à vos douleurs aux côtes et ce coude meurtri ?
C’est vrai que le matin au départ quand on s’est vu et comme je vous l’avais dit, je ne savais pas trop où j’en étais avec mes côtes, ce coude où on a failli me mettre quatre points de suture. Au début de l’étape, ça m’a fait souffrir pour être honnête mais je me suis accroché car il le fallait.
On vous sent plus serein après votre belle montée et ascension de La Planche des Belles Filles, c’est de bon augure pour la suite de ce Tour ?
Oui, sûrement, je vous le dis, je ne vais pas me dégonfler non plus parce que j’ai perdu un match. Sur l’étape de Metz, oui, j’ai perdu un combat. Mais vous avez pu le voir, je ne suis pas encore KO. Je suis encore là et je compte bien me battre et donner tout ce que je peux car l’équipe me fait confiance.
Avec un Thomas Voeckler en plus qui semble pouvoir vous aider et être à vos côtés car on l’a près de vous au début de l’ascension finale ?
En fait, c’est Thomas en personne qui m’a placé au pied de La Planche des Belles Filles. Il a mené un bon train pour que je ne me retrouve pas en situation délicate. Franchement, je ne peux que le remercier car il a fait un gros boulot pour me mettre dans des meilleures conditions même si je n’ai pas pu tenir jusqu’au bout. Mais dans les deux derniers kilomètres, ça montait vraiment trop vite pour moi.
« Je reste déçu de ces deux minutes perdues bêtement »
On peut dire que La Planche des Belles Filles a permis à Pierre Rolland de se retrouver pour affronter les deux dernières semaines de ce Tour de France ?
J’espère et je le souhaite. La Planche des Belles Filles, c’est une montée très particulière, très dure, très raide qui reste plus facile à gérer pour des coureurs plus légers que moi. Moi, je suis assez grand et assez lourd pour un grimpeur. En plus, je préfère quand c’est un peu plus long. Mais bon, comme je l’ai dit, il faut faire avec le parcours qui est proposé. Et vu la pente et la montée que c’était, je suis vraiment satisfait de l’ascension que j’ai faite.
De quoi regretter les deux minutes perdues sur cette chute lors de la 6ème étape à Metz ?
C’est clair mais je me dis que, vendredi, j’étais presque KO avec des côtes en vrac, avec presque des points de sutures au coude. Donc, oui, je suis content de ma prestation sur cette 7ème étape. Honnêtement je ne savais pas trop où j’en étais. Je n’étais pas démobilisé pas mais j’attendais de voir début de couse si je pouvais prétendre rester sur mes objectifs qui sont de jouer le général. Là, je me dis que j’ai pas trop mal récupéré de cette grosse et vilaine chute à Metz. Mais, oui, je reste vraiment déçu de ces deux minutes perdues bêtement.
Propos recueillis par Emmanuel POTIRON (avec Antoine PLOUVIN et Alexandre ROLIN)


















Commentaires
Ben toi en tout cas t'écorches l'orthographe: "N'écorchez pas les noms".tienou : il y a 316 jours
C'est Cyril Gautier, et non pas Cyril Gauthier. N'ecorché pas les noms. Sinon, allez Rolland ! Trés belle performance !Fin : il y a 316 jours
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