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Interview

Philippe Gilbert : « Ça fait plaisir d'être à l'avant ! »

Philippe Gilbert : « Ça fait plaisir d'être à l'avant ! »

Par Antoine Plouvin
Publiée le 16/07/2012 à 02:30

Il monte en puissance, Philippe Gilbert ! C’est en tout cas l’avis de bon nombre d’observateurs de ce Tour 2012. Le Wallon, auteur d’une saison du feu l’an passé, n’a pour l’instant pas encore gagné une seule course cette année. Pourtant, depuis le début du Tour, Philippe Gilbert a montré que la condition était là mais pas totalement visiblement. Pour preuve. Lors de l’arrivée de la 1ère étape, suite à un mauvais placement au pied de la bosse finale, il se classe quatrième en ramenant tout le peloton derrière le trio Sagan, Cancellara, Boassen Hagen. Lors de l’arrivée de la 3ème étape qui pouvait bien lui convenir, il est victime d’une chute dans le final et ne peut plus jouer sa chance. Et ce Dimanche, sur la 1ère étape Pyrénéenne de ce Tour, en Ariège, qui s’achevait à Foix, et malgré l’ascension de deux cols de première catégorie, Philippe Gilbert parvient à rester dans le groupe de tête. Avant que l’Espagnol Luis Leon Sanchez ne se détache définitivement pour aller cueillir une nouvelle victoire de prestige. Toujours est-il qu’à deux semaines des JO, le natif de Verviers (à côté de Liège) montre que la forme semble être revenue. Explications.

Philippe, hormis l’étape de Seraing en début de Tour, ça faisait un petit moment qu’on ne vous avez pas vu pouvoir jouer la gagne ?

Oui, je vais de mieux en mieux au fil de ce Tour. Les sensations reviennent depuis quelques jours. C’est une bonne chose et c’est bon pour la confiance. Sur cette étape, ce dimanche, on était 4 coureurs à essayer pour être dans l’échappée du jour. J’étais un des quatre et je savais que c’était une chance pour moi. J’ai laissé pas mal de force au début de l’étape. A un moment donné, on a traversé un village. J’ai suivi Casar qui l’a traversé à bloc et c’est parti, c’était la bonne échappée pour passer une journée à l’avant de la course.

« On s’est battu pour des placettes »

Luis Leon Sanchez était-il le plus fort ce dimanche sur cette 14èe étape ? Ou la présence de Sagan dans la poursuite a-t-elle joué le rôle d’éventail empêchant une bonne coopération ?

Sanchez était vraiment très fort. Je le connais bien et je sais de quoi il est capable. Après avoir été distancé dans la montée du Mur de Péguère qui m’a fait très mal, nous étions tous les deux en chasse, et là il m’a pris des relais très puissants. J’ai tout de suite vu qu’il était très bien. Quand nous sommes rentrés sur les trois de devant, j’étais déjà à bloc alors que lui était encore frais. Il me passait des relais qui me faisait très mal, j’avais même parfois du mal à prendre la roue. Quand Sanchez est parti dans le faux plat montant, j’ai compris tout de suite que c’était fini et qu’il n’y avait rien à faire. Je ne pouvais même pas réagir. Alors avec Sagan, Casar et Izaguire, on a bien collaboré. On savait qu’il n’y avait plus grand-chose à faire donc on s’est battu pour des placettes.

Dans le Mur de Péguère, vous sembliez être à la limite ?

Oui, en effet. C’était une étape très difficile avec des ascensions très dures dont surtout la dernière avec ce Mur et cette foule. Dans le Mur de Péguère, Sandy Casar a accéléré à 800 mètres du sommet, et là, je ne pouvais pas suivre. Alors plutôt que d’exploser, je me suis mis à mon rythme, j’ai préféré rester à ma limite personnelle. Au sommet, je ne suis pas passé très loin des premiers. Mais il nous a quand même fallu beaucoup de temps pour revenir sur eux. Franchement, sans Sanchez, je pense que je ne serais jamais revenu dans la descente sur Casar, Izaguire et Sagan.

« J’ai donné mon maximum… »

Malgré tout, et votre 4ème place à l’arrivée à Foix, c’est une journée satisfaisante ?

Disons que ça fait plaisir d’être à l’avant, de se retrouver à l’avant et de jouer un rôle dans la course, de jouer la victoire. Après, c’était une échappée avec des coureurs de grande expérience et très talentueux. J’étais déjà heureux d’être devant. J’ai donné mon maximum mais je n’ai pas eu les jambes pour faire mieux.

Y a-t-il des chances de vous revoir de nouveau à l’avant sur ce Tour ?

L’étape de lundi peut sourire aux échappées ou alors ce sera au sprint. Après, on va être dans les grands Cols des Pyrénées et les explications entre leaders pour le général. Mon rôle sera alors de travailler pour mon leader Cadel Evans. Après, on verra…

Propos recueillis par Antoine PLOUVIN (avec Emmanuel POTIRON)

Photos : Sirotti

Poli Zweeler
STI France Bryton

 

Commentaires

 

eh!!! non natif de Verviers il est bien né A VERVIERS MAIS EST ORIGINAIRE DE AYWAILLE ou ses parents et famille y habitent toujours d'ailleurs

oufti 01 : il y a 309 jours

 

natif d'Aywaille (championnat de Belgique 2009) pas de Verviers. 25km pour un Français, c'est pas grand chose, pour un Belge, c'est une escapade.

big_mac540 : il y a 309 jours

 

Je suis d'accord !

Nico : il y a 309 jours

 

Je le trouve plus sobre cette année Gilbert dans ces déclarations, je faisais parti des gens l'année dernière qui trouvait qu'il avait un peu le melon, il fait tout de suite plus sympathique comme ca

cocopepo : il y a 309 jours

 

 

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