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Christophe Le Mével : « Les jambes sont là ! »

Christophe Le Mével : « Les jambes sont là ! »

Par Yohann Lossouarn
Publiée le 17/08/2012 à 19:20

Revoilà Christophe Le Mével. Jusqu’à présent très discret cette saison et surtout mis à l’écart pour le Tour de France, le Français de la Garmin-Sharp a retrouvé ses jambes et le moral à quelques jours du départ du Tour d’Espagne. Quatrième de la Clasica San Sebastian, le grimpeur breton aborde la Vuelta avec beaucoup d’envie et de plaisir. Même s’il sera au service d’Andrew Talansky, récent vainqueur du Tour de l’Ain, Christophe Le Mével compte bien saisir sa chance et profiter de son état de fraîcheur. Au vu de ses dernières sorties, il s’affirme comme l’un des Tricolores à suivre avec grand intérêt ces trois prochaines semaines sur les routes ibériques. Il en parle avec Cyclism’Actu.

Christophe, vous venez de prendre une belle 4e place à la Clasica San Sebastian, c’était un objectif ?

Je sais que lorsque je suis en forme et que je suis en pleine possession de mes moyens, j’ai une belle petite pointe de vitesse parmi les grimpeurs et puncheurs qu’il restait. Je savais donc qu’un bon résultat était à ma portée et cette quatrième place en est la preuve. Je suis content car c’était une course qui rentrait aussi dans ma préparation pour la Vuelta, au même titre que le Tour de l’Ain où je suis monté en puissance. Cela me met donc vraiment en confiance. Et je sais que les jambes sont là !

Vous avez regagné de la confiance personnelle mais aussi celle de toute la Garmin, non ?

Avant tout, c’est ma confiance en moi que je retrouve. Car avec le peu de courses que j’ai fait en début d’année je n’ai pas eu beaucoup d’occasions d’exploiter mes moyens. Alors à partir du moment où je commence à enchainer les courses ça va mieux de tous les côtés. Lors du Tour de Pologne en juillet je n’étais pas passé loin d’une victoire et avec l’enchainement Tour de l’Ain, San Sebastian et Vuelta cela va toujours mieux. Mais c’est vrai que j’ai aussi regagné un peu la confiance de l’équipe car sans faire de résultats on ne peut pas avoir la confiance de ses dirigeants. Mais pour avoir de résultats il faut faire des courses… En tout cas ça m’a fait beaucoup de bien !

« Sur la Vuelta, il y aura de belles choses à faire »

Vous nous parlez du Tour de l’Ain, on ne vous a pas beaucoup vu parmi les leaders tandis que Talansky, votre coéquipier remportait le général…

À partir du moment où Talansky a pris l’échappée fleuve, et a donc pris plus de vingt minutes au général, je me suis mis totalement à son service. Je savais qu’il était capable de gagner le Tour de l’Ain. Et lors des deux étapes de montagne, j’ai roulé pour lui. Dans la dernière je me suis même occupé de contrôler le groupe dans lequel nous étions jusqu’à l’arrivée pour assurer le maillot de Talansky. J’ai vu que j’étais de mieux en mieux car on a pu se frotter à de très bon grimpeurs et à l’arrivée Talansky remporte cette belle course, c’est vraiment super.

Aurez-vous le même rôle pour la Vuelta ? L’équipe sera sensiblement la même que pour la San Sebastian, non ?

Il y a juste deux changements Johann Vansummeren remplace Dan Martin et Martijn Maaskant qui remplace Fabian Wegmann. Nous sommes donc deux grimpeurs, Talansky et moi-même mais c’est clairement lui le leader pour le classement général. J’essaierai de l’accompagner au mieux en montagne. À partir de là, si tout se passe bien je pense qu’il y aura de belles choses à faire pour nous deux que ce soit au classement général ou pour les étapes.

En effet, les grimpeurs seront très importants car il y a dix arrivées au sommet, ce doit être quelque chose qui vous fait plaisir…

Déjà, rien que le fait d’être au départ de la Vuelta, je suis vraiment, vraiment content d’y être car ça n’était pas joué d’avance. Mais c’est vrai que ces nombreuses arrivées au sommet cela me motive encore plus. Je ne me fais pas d’illusions pour ce qui est de suivre Contador ou Froome lorsqu’ils attaqueront mais je pense que je peux faire quelque chose de bien. Les jambes sont là et à partir du moment où je me fais plaisir, tout va bien.

« Avoir encore plusieurs cartes en mains pour les deux dernières semaines »

Comment comptez-vous gérer ces trois semaines ? Ne pas trop vous exposer les premiers jours en vue d’un bon classement général peut-être ?

Je pense que j’ai encore besoin d’une petite semaine pour être au top de ma forme, mais il faut aussi trouver ses marques dans une course comme celle-ci. Lors des premières arrivées en altitude je serai là pour Talansky mais j’essaierai de ne pas perdre trop de temps pour avoir encore plusieurs cartes en mains pour les deux dernières semaines.

Gagner une étape en arrivée au sommet en la jouant grimpeur-baroudeur en dernière semaine, cela vous conviendrait, non ?

Ah ! Je ne cracherai pas dessus ! Mais c’est vrai que c’est un scénario qui n’est pas improbable, du moins je vais essayer. J’aurai quelques minutes de retard sur Froome ou Contador, je pense, comme beaucoup de monde d’ailleurs et à partir de là, en fin de deuxième semaine ou en troisième semaine ça peut le faire. Toute la fraicheur que j’ai accumulé dans la première partie de saison, ce serait vraiment bien si elle pouvait me profiter lors de cette fin de saison et cette Vuelta en particulier.

Et, que ce soit Talansky ou vous, ne pourrait-il pas y avoir une petite course au maillot rouge lors des premières arrivées difficiles, car on le sait la Garmin est une formation spécialiste du contre-la-montre par équipes…

C’est vrai que l’on pourrait peut-être essayer de prendre le maillot rouge comme cela. Mais ce serait peut-être plus pour Talansky, car de mon côté je ne suis pas super confiant pour le contre-la-montre par équipes. En effet, au Tour de l’Ain j’avais pris un coup de vent et je n’avais pas réussi à recoller dans le chrono, et là l’équipe sera encore plus forte donc j’attends de voir…

« Je suis motivé pour les Mondiaux »

Votre quatrième place lors de la Clasica San Sebastian assure la France d’avoir neuf coureurs aux Mondiaux de Valkenburg, pourriez-vous en faire partie ?

Je ne sais pas, car je n’ai pas été en contact avec Laurent Jalabert, ce qui est normal au vue de mes résultats cette saison. Mais je suis content d’avoir permis que la France soit à neuf aux championnats du Monde. J’y ai d’ailleurs pensé un peu durant la course, je me suis dit que si je pouvais marquer quelques points ce serait parfait pour la France. Car six ou neuf, cela change tout dans une telle course. J’ai aussi pensé qu’il y avait peut-être moyen de gagner ma place ainsi. Alors je vais dire à Jalabert que je suis motivé pour les Mondiaux. C’est un circuit qui sera très dur avec de belles côtes comme une classique Ardennaise et qui pourrait donc me convenir. Si je passe bien la Vuelta, je pense que je pourrais vraiment être très bien en profitant de ma fraicheur. Cette fin de saison rattraperait bien mon début de saison ! Je sais que Jalabert a dit qu’il faudrait être tous autour d’un leader mais cela ne me dérange pas. Porter à nouveau le maillot de la France me ferai vraiment plaisir et il n’y aurait aucun soucis pour que je me mette au service d’un coéquipier. Et c’est sûr que ma saison ne s’arrêtera pas après la Vuelta, je pense que j’aurai encore beaucoup d’envie et je veux aussi faire les courses Italiennes dont le Tour de Lombardie. Il faudra surement que je l’appelle pour lui dire tout cela.

Et au niveau de votre transfert, ça avance ?

Ce n’est pas cette quatrième place qui va changer mon choix. Je suis actuellement en contact avec quelques équipes françaises et étrangères et je compte décider prochainement pour ne plus penser qu’au vélo, ce sera mieux. Il y a notamment la nouvelle équipe Suisse de Serge Beucherie, IAM Cycling qui a un projet très intéressant. Je suis resté en contact et en bon terme depuis longtemps avec Serge après le Crédit Agricole, c’est donc une possibilité. Du moment que l’on me propose un rôle qui m’intéresse, je ne fais pas vraiment de distinction entre les World Tour et les grosses Continentales Pros.

Propos recueillis par Yohann LOSSOUARN (avec Alexandre ROLIN)

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Commentaires

 

Fait une bonne VUELTA et dit adieu aux riquains,ALLEZ CHRISTOPHE!!!

pouet-pouet : il y a 277 jours

 

il vient de signer chez cofidis

raph : il y a 278 jours

 

L'an dernier sur la Vuelta, Le Mével avait chuté dès le début et avait courageusement trainé sa misère pendant longtemps. Je lui souhaite d'avoir une bien meilleure Vuelta cette année. News Publié le 17 août 2012 à 20h18 sur CyclismeMag : Garmin: Le Mével de retour en France Membre de l'équipe Garmin depuis 2011, Christophe Le Mével a annoncé vendredi sur RMC qu'il allait rejoindre une formation tricolore à la fin de la saison. "Ma future équipe sera dévoilée samedi... Ce sera une équipe française, a confié le Breton, 10e du Tour de France 2009. Je suis allé à la Garmin pour voir comment c'était à l'étranger. Je l'ai fait. Je suis content de l'avoir fait. Je ne regrette rien. Retrouver la France, c'était mon envie, et je suis ravi de le faire." Rendez-vous donc samedi pour découvrir le nom de sa future équipe.

Chouchouduvélo : il y a 278 jours

 

 

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