Interview
Arnaud Démare : « Un respect s'installe »
Par Alexandre Mignot
Publiée le 14/02/2012 à 19:30
C'est ce que l'on appelle un début en fanfare. Arnaud Démare a signé son entrée dans le monde professionnel de la plus belle des manières. Champion du Monde Espoirs en Septembre dernier, et véritable ogre chez les Amateurs, le jeune sprinteur de la FDJ-BigMat avait pourtant fort à faire au moment de débuter cette saison 2012. A savoir, faire son trou et gagner sa place, mais cette fois-ci, au sein de l'élite du cyclisme mondial. Pourtant, Démare n'aura pas mis bien longtemps à prendre la mesure du monde pro. Dès sa première course, le Tour du Qatar, le jeune Picard s'en est allé chercher une victoire d'étape devant quelques uns des cadors du sprint. Il pouvait difficilement faire mieux. Un début réussi, qui lui a permis de marquer des points face aux gros bras de la dernière ligne droite, et par la même occasion de gagner un peu de respect, que l'on sait ô combien important lors de l'approche d'un sprint. Auprès de Cyclism'Actu, Arnaud Démare revient donc sur sa première course chez les pros, ses premières émotions et ses premiers enseignements, qui lui ouvrent de nouvelles perspectives pour la suite de la saison. Entretien.
Arnaud, le Tour du Qatar fut donc votre première course en tant que « pro ». Quelles furent vos impressions en vous retrouvant aux côtés des Cavendish, Boonen, Cancellara et compagnie ?
Ça m'a vraiment fait plaisir de prendre le départ d'une course avec des coureurs de leur calibre. C'est, je pense, à ce moment là que je suis vraiment entré dans la cour des grands, que j'ai réellement ressenti mon arrivée dans le monde professionnel. Concernant l'aspect sportif, c'est à peu près ce à quoi je m'attendais. Ça a roulé vite toute la semaine, d'autant plus sur un parcours aussi atypique que celui du Qatar.
Revenons sur votre semaine, lors de la première étape, vous vous classez onzième. Comment s'est organisé ce tout premier sprint de la saison ?
C'était ma reprise, ma première vraie course de l'année. Tout le monde, dans le peloton, reprend ses petites habitudes en course, notamment les sprinteurs. Le placement était primordial pour cette première. D'un autre côté, ce n'était pas non plus évident d'arriver directement très performant en début de saison. Au niveau du placement, j'ai eu, pour le coup, un peu de mal. En plus, ce n'est pas le niveau amateur, donc on n'a pas le droit à l'erreur. Après cette première arrivée massive, je me suis rendu compte que j'avais tout de même fait un très bon sprint car j'étais parti de loin. Même si c'était en arrière-plan de la victoire de Boonen, c'était, pour moi, satisfaisant et encourageant pour la suite de la semaine.
« Mes coéquipiers ont mis toutes les chances de mon côté »
Aviez-vous un peu d'appréhension concernant la préparation du sprint ?
C'est vrai qu'on a un peu la crainte de frotter, de tomber, surtout pour moi qui arrive tout juste à ce niveau. De plus, on n'en est qu'au début de saison, donc on ne souhaite pas prendre de trop grands risques sur les premières courses. Mais, il faut savoir que sans prise de risques, on n'obtient rarement des résultats, donc il faut savoir prendre le bon risque, le risque mesuré, au bon moment. Ce qui n'est jamais évident.
Est-ce d'autant plus difficile de se faire respecter dans le peloton, à l'approche du sprint, quand on est néo-pro ?
Oui, il y a un peu de cela. Mais en réalité, c'est un tout. A l'approche du sprint, c'est un peu sauve qui peut pour tout le monde, ça part dans tous les sens, c'est très vif et bien sûr, ça roule très très vite. Après, je ne pense pas que « respecter » soit le mot juste. C'est simplement qu'il faut apprendre, dans un nouveau milieu, et réussir à mettre les pieds au bon endroit, afin de pouvoir faire l'effort au bon moment.
Sur la cinquième étape, vous prenez la septième place, ça progresse ...
Cette fois-ci, j'étais beaucoup plus à l'aise sur mon vélo. J'étais conscient de mes capacités, et il ne me suffisait plus qu'à être bien placé. L'arrivée pour cette étape était très kamikaze, ça sortait et ça lançait de partout. Ça frottait énormément également. J'étais bien placé à deux kilomètres de l'arrivée puis je passe tout près de la chute. Sur ce petit retardement, je perds la roue de mes coéquipiers. Je remonte, en faisant des efforts un peu inutiles et du coup, le placement m'a encore coûté cher sur ce coup là. Je fais un bel effort, mais c'est trop tard et je viens échouer à la septième place.
Malgré tout, après vos premiers sprints, avez-vous senti que vous pouviez en claquer une ?
Oui, j'ai senti que c'était possible, que j'avais toujours ma bonne giclette dans le final. C'est une très bonne chose de sentir qu'on a encore les réserves dans les derniers hectomètres pour en rajouter une couche au sprint. J'ai senti que j'étais plutôt bien, qu'il fallait me faire confiance. J'ai insisté auprès des mes coéquipiers pour qu'ils fassent un bon travail pour moi lors de la dernière étape. Je les ai convaincus et suite à cela, ils m'ont fait confiance. Alors, au cours de la dernière étape, ils ont mis toutes les chances de mon côté. Mickael Delage, Yoann Offredo, David Boucher et tous les autres se sont mis à la planche, et en fin de compte, ce fut impeccable.
« Je peux dire : maintenant, vous avez vu de quoi je suis capable »
Racontez-nous ce sprint victorieux...
On passait dix fois sur la ligne d'arrivée. On avait dix tours de six kilomètres à boucler en fait. Lors des 2-3 premiers tours, on discutait en queue de paquet avec Yoann Offredo et Mickael Delage notamment. Ils me disaient qu'à cet endroit-là du parcours, à 2 tours de l'arrivée, il fallait être placé. On a alors évalué tous les paramètres, dont le vent et on en a tenu compte pour savoir où se positionner. Donc, au fil des tours, nous sommes remontés, sans nous affoler. On grappillait une dizaine de places par tour, donc tout se passait pour le mieux. Puis, à deux tours de l'arrivée, nous étions au bon endroit, au bon moment, là-même où nous souhaitions être. Il y avait encore 3 ou 4 coureurs de la FDJ-BigMat pour m'aider, tout le monde semblait très motivé et je sentais qu'ils avaient confiance en moi. Ça roulait vite, mais ils m'abritaient bien. Puis, Yoann est remonté, et comme on le voit sur la vidéo, il mange pas mal de vent. Il fait un travail énorme, ce qui nous permet d'être bien à l'abri, puis Mickael Delage trouve la porte pour ouvrir le sprint juste après le rond-point. Quant à moi, je suis dans sa roue, je le suis et il me lance vraiment à pleine vitesse. Après, je n'ai alors plus qu'à conclure en donnant un super coup de rein. Je n'avais alors plus qu'à sprinter le plus vite possible... et ça l'a fait !
A quoi avez-vous pensé en franchissant la ligne ?
A ce moment là, je ressens une grosse satisfaction. Quand on est champion du monde Espoirs, c'est vrai que l'on a énormément de pression sur ses épaules. Peu de gens se rendent compte de la pression que l'on nous met, et que l'on me met en particulier. Chacun met son petit grain de sel et au fur et à mesure, ça devient une montagne. Il y a énormément de pression de part et d'autre, que ce soit des médias, de l'équipe ou bien même des supporters. Alors, réussir à s'imposer en tant que néo-pro après une semaine de course seulement, c'est un gros point positif. Je peux dire : « Maintenant, vous avez vu de quoi je suis capable, et je vais essayer de le refaire à nouveau. » La pression redescend également un peu, et c'est une grosse satisfaction de gagner à ce niveau là et surtout de se dire que c'est possible. Tout cela est très motivant.
Avez-vous songé à autre chose à tête reposée ?
C'est vrai que l'on peut penser à certaines choses auxquelles on n'aurait pas vraiment pensé quelques temps avant. Par exemple, les Jeux Olympiques. Immédiatement après les Championnats du Monde Espoirs, certains m'en parlaient déjà. Personnellement, je n'y pensais pas trop car je me disais qu'il fallait déjà passer le cap correctement. Maintenant, avec ce qui vient de se passer, j'y pense forcément un petit peu plus. C'est la même chose avec le Championnat de France auquel je pense encore plus qu'avant, car je me dis que c'est bel et bien faisable. Et il y a d'autres très belles courses. Ce n'est pas que je revois mes objectifs à la hausse, mais je me dis qu'il y a vraiment de très belles choses à faire et il y a moyen de prendre du plaisir sur le vélo pendant encore un bon bout de temps.
Depuis, avez-vous revu votre sprint ?
Oui, je l'ai revu pas mal de fois, et toujours avec un petit sourire en coin ...
« Je commence à faire mon petit trou »
Les « cadors » sont-ils venus vous féliciter ?
Oui, Gert Steegmans, par exemple, est venu directement me féliciter après avoir franchi la ligne. J'ai vu Tom Boonen derrière le podium qui m'a lui aussi félicité, me glissant également que j'avais fait un beau numéro. Tyler Farrar est lui aussi venu me congratuler par exemple. J'ai senti qu'un respect commençait à s'installer et ça, c'est une très bonne chose pour moi. Pour l'avenir et pour ma place dans le peloton.
Vous suiviez sans doute ces coureurs à la télévision il y a encore quelques mois, et aujourd'hui, ils viennent vous féliciter. Cela doit vous faire bizarre ...
Il est vrai que c'est un sentiment un peu étrange. J'étais un grand fan de Tom Boonen il n'y a encore pas si longtemps. Alors, me retrouver à côté de lui, le battre et le voir venir me féliciter, ça fait tout bizarre. Ça donne aussi quelques frissons quand on lui sert la main. On sent vraiment qu'un respect s'installe. Je commence à faire mon petit trou, et j'espère qu'il va continuer à s'agrandir. En tout cas, pour l'instant, c'est super, c'est un très bon début et je n'ai plus qu'à continuer sur cette voie.
Gagner si tôt face à une telle concurrence, on imagine que ça fait du bien ...
Exactement, c'est très bon pour la confiance. Cela prouve aussi qu'on a fait un très bon travail hivernal avec mon entraîneur Hervé Boussard. Ce résultat nous donne encore plus de motivation et de confiance pour la suite de la saison. Le point important est maintenant que l'on sait que j'en suis capable. On l'a vécu une fois, alors pourquoi ne pas le revivre plusieurs fois dans la saison ? C'est une libération, et une confiance certaine, qui sera bien présente lors des prochains sprints.
Est-ce que cette victoire va tout de même changer quelque chose pour vous ?
Avant cela, je me disais au départ de chaque course qu'il y avait moyen de gagner. Après mon succès, je me le dirai simplement un peu plus. Ça va être la différence principale. Si à des moments difficiles de la course, je suis dans le dur, j'essayerai alors peut-être de forcer pour basculer avec les meilleurs, ou me faire un peu plus mal qu'à l'accoutumée. C'est ce qui fera la différence car je sais que je suis capable de gagner désormais. C'est donc plutôt au niveau mental que tout se joue.
« A la FDJ-BigMat, on est dans une bonne spirale »
Nacer Bouhanni a gagné, Yauheni Hutarovich n'est pas passé loin, et vous, vous l'avez également emporté. C'est une bonne triplette de sprinteurs pour la FDJ-BigMat ...
Oui exactement. Ça fait vraiment du beau monde. C'est super pour l'équipe et j'espère que nos résultats nous permettrons de continuer à évoluer au plus haut-niveau, c'est à dire en World Tour. On est dans une bonne spirale. Chacun de nous trois peut gagner, ce qui est un très bon point. Après, nous essayons d'être alignés sur des courses différentes pour avoir plus de chances de ramener des victoires chacun de notre côté. Nacer a bien commencé l'année, Huta n'est pas passé loin donc c'est très bon pour le moral de tout le monde. Les sprinteurs, mais aussi les autres coureurs de l'équipe.
Yauheni Hutarovich nous disait, il y a peu, que le seul problème, c'était pour lancer les sprints du côté de la FDJ-BigMat. Au Qatar, ça ne s'est pas trop mal passé. Avec Boucher, Rollin, Rasch, Offredo, Delage et autres, il y a tout de même moyen de constituer un bon petit train...
Oui, ce n'est pas faux. On essaye de faire des trains, après, ce n'est pas forcément toujours la bonne méthode. Il faut savoir sentir la course, ce qui n'est pas toujours évident, mais surtout, il faut avoir une grande foi et une confiance aveugle en ses coéquipiers. C'est le cas en ce moment à la FDJ-BigMat. Cela permet à tout le monde de bien travailler ensemble, on parvient à s'organiser d'une très bonne façon, ce qui est une bonne chose pour l'équipe. On en revient quoiqu'il en soit toujours au même point : Il faut donner le 100% de soi-même quand on est sur le vélo. Et ça, tout le monde l'a compris à la FDJ-BigMat.
Désormais, quelles vont être vos prochaines courses ?
Je serai sur le Trophée Laigueglia samedi en Italie. Ensuite, je resterai à Draguignan toute la semaine jusqu'au Jeudi suivant. Puis, je remonterai du côté de la Belgique pour Kuurne-Bruxelles-Kuurne le dimanche, le Grand Prix Samyn le mercredi, puis les Trois Jours de Flandre Occidentale du vendredi au dimanche suivant.
Êtes-vous impatient d'aller courir en Belgique ?
Oui, c'est sûr que j'ai hâte. Je suis vraiment impatient de découvrir tout ça. On connait la particularité des courses belges, et leur popularité également. Après, il ne fait pas se précipiter non plus. Même si j'ai gagné, j'ai encore plein de choses à apprendre. Je suis encore jeune et j'ai énormément de choses à voir, que ce soit en Belgique ou ailleurs.
« Même en étant surveillé, on peut réussir à s'imposer »
Aurez-vous des ambitions pour ces différentes courses ?
Je vais les prendre comme à l'accoutumée, c'est à dire sans pression. Je veux continuer à courir comme je le faisais jusqu'à présent, c'est à dire en me faisant plaisir sur le vélo. Sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne et le Grand Prix Samyn, il y aura d'ailleurs Yauheni Hutarovich. On ne sait toutefois pas encore comment on s'organisera. On verra ça le moment venu. Quoiqu'il en soit, il n'y aura assurément aucun problème entre nous. Cela dépendra notamment des sensations, mais pas que. On sait que ce ne sont pas des courses faciles à gérer, donc ça dépendra de l'état de fraîcheur de chacun au moment d'arriver dans le final, mais aussi du déroulement de la course.
En tous les cas, vous savez que vous serez un peu plus surveillé à partir de maintenant...
Oui, j'en suis conscient. Mais un sprint, c'est tellement aléatoire que l'on a beau être surveillé, ce n'est pas dit que l'on soit battu pour autant. Prenez l'exemple de Cavendish. Tout le monde sait qu'il va très vite, mais il est pour autant rarement détrônable. Je ne suis pas particulièrement inquiet à ce sujet. Selon moi, même en étant surveillé, on peut réussir à s'imposer.
Vous nous disiez, en début de saison, espérer réaliser quelque chose de semblable à Marcel Kittel ou John Degenkolb pour votre première année chez les pros. C'est plutôt bien parti ...
C'est pas mal parti, c'est vrai. Après, la saison est longue. J'ai bien commencé mais il faudra voir comment se déroule le reste de la saison, si je parviens à maintenir le cap. Il ne faut pas qu'il y ait de précipitations à ce niveau là. Même si c'est bien parti, il ne vaut mieux pas s'avancer et trop en attendre. Auquel cas, on ne pourrait alors qu'être déçu si ça ne marche pas comme souhaité.
Votre entrée dans le monde pro est donc déjà réussie... Que peut-on vous souhaiter à présent ?
Le meilleur. Continuer à m'encourager, sans me mettre pour autant trop de pression. Il faut aussi avoir confiance en nos coureurs français. Ils sont capables d'en claquer des belles, même si cela dépend de pas mal de paramètres, dont la réussite. Il y a plein de critères à prendre en compte. On a beau avoir les meilleures jambes du monde, on n'est pas forcé de s'imposer pour autant...
Propos recueillis par Alexandre MIGNOT (avec Alexandre ROLIN)
Photos : ASO / Bruno Bade


















Commentaires
Pas Arnaud. Attention tout de même, tout n'est pas encore gagné !Véloduchouchou : il y a 463 jours
C'est sur, on va le revoir ce Arnaud ! Super...PhD16 : il y a 463 jours
Vous oubliez aussi Cyrille Guimard. Il m'avait fait de la peine quant à 2 jours de l'arrivée du TDF 1972, il avait dû abandonner le maillot vert sur les épaules, à cause d'un problème de tendinite.patrice : il y a 463 jours
Les amis, On pourrait aussi citer Graczyk et d'autres. Mais le seul authentique routier-sprinter à la Cavendish est André Darrigade, excellent pistard de surcroît, qui fut champion du monde, vainqueur d'un Tour de Lombardie et de 21 étapes du Tour de France.MSJ : il y a 463 jours
et esclassan ?? ET au temps de darrigade, jean gainche, qui avait battu dédé dans une étape du tdf !!circus : il y a 463 jours
Moncassin n'était pas mal non plustophe59 : il y a 463 jours
@MSJ et Laurent Jalabert dans ses premières années avant Armentières. Sinon en effet la France a toujours des sprinteurs au contraire des espagnols et encore plus des colombiens mais rarement d'envergure "Mark Cavendish".nicoportal : il y a 463 jours
La France est un pays qui, dans son histoire, a très rarement eu un grand routier-sprinter. Pour ma part, j'ai beau chercher, en dehors de Louison Bobet et plus encore de Bernard Hinault que l'on doit mettre à part, car ils étaient capable de battre au sprint tous les meilleurs, tout en étant les maîtres du peloton de leur époque, je ne vois qu'André Darrigade. Oh je sais, on va me dire que c'était il y cinquante ou soixante ans, mais c'est la réalité. D'ailleurs, son palmarès en témoigne. Alors, si Démare est le successeur de Darrigade, je dirais enfin et tant mieux, car cela fait trop longtemps qu'on l'attend. Et puis, avec les Français, en cyclisme comme dans beaucoup d'autres sports, il faut être très patient. On le sera au moins jusqu'à la fin de la saison prochaine.MSJ : il y a 464 jours
Je suis réputer pour souvent critiquer les coureur francais .... Mais lui .... C EST UNE GROSSE PERLE un gars qui a la tête sur les épaules et un talent fou il va aller tres loin ce garcons et va vraiment redoser le drapeaux francais je pense avec Offredo et Galopin ya vraiment du bon vivier qui arrive ... enfin il était temps :)Cedrino : il y a 464 jours
Excellente interview ! J'ai beaucoup d'admiration pour les sprinters. Ils prennent des risques énormes dans l'emballage final. Faut en avoir... C'est impressionnant pour le spectateur, alors j'imagine la montée d'adrénaline pour les coureurs. Si Arnaud continue sur cette lancée, il ferait un très beau porteur de drapeau français aux JO (en + il est "bogosse").Chouchouduvélo : il y a 464 jours
Nono vends nous du rêve cette saison !vacansoleil_15 : il y a 464 jours
@TomBOO: c'est pas le problème d'avoir de l'ambition mais à sa 1ere saison, ca me semble tres précoce. Il n'as encore jamais du courir de course de plus de 200km donc il doit encore avoir un peu de travail. Après, dans quelques années, pourquoi pas, au contraire, j'en serais le 1er ravirukawa44 : il y a 464 jours
Merci pour cette très bonne et longue interview, comme régulièrement depuis le début de l'année d'ailleurs. C'est toujours intéressant d'en apprendre un peu plus sur les coureurs.taulier : il y a 464 jours
Pour faire un petit jeu de mot qui sonne bien avec son nom, Arnaud démarre bien la saison. Mais maintenant, à chaque course depuis le Tour Méditérannéen, le niveau augmente d'un cran, et les choses sérieuses vont commencer. Dommage tout de même que nos tricolores n'ont guère brillé au Tour Méd, maintenant, la concurrence va se faire de plus en plus difficile. Heureusement qu'il y a des coureurs comme Arnaud. Bon courage pour nos tricolores tout de même.patrice : il y a 464 jours
@Rukawa44 N'importe quoi! ça y est, un français qui a de l'ambition : on le descend! Championnat de france : Qui peut le battre a part feillu(en grande forme)??? Jeux olympiques : il pourrai très bien s'en sortir, sachant que les équipes seront très limitées en nombre... Il en a vraiment les capacitésTomBOO : il y a 464 jours
@nicoportal Il n'a pas encore eu l'occasion de le prouver mais il passe plutôt bien les bosses, les bordures et est attiré par les Classiques. A suivre.Alexandre Rolin : il y a 464 jours
N'est il qu'un sprinteur , ne serait il pas plutôt le futur des classiques française avec Yoann Offredo comme le fut son patron avec Jean Claude Colotti à l'époque.nicoportal : il y a 464 jours
Nono si t'es champion appuis sur le champignon ! Gagner au Qatar devant tous les gros, pour sa première course pro c'est la classe. Sacré machine, je suis impatient de voir la suite.Nono : il y a 464 jours
jeux olympiques? championnat de France? Il s'emballe pas un peu la...rukawa44 : il y a 464 jours
Oh le beau gosse !Titi : il y a 464 jours
Maintenant qu'on a vu quoi il était capable,il n'a plus qu'a continuer c'est simple.BRAVO ARNAUD!!!pouet-pouet : il y a 464 jours
Ma nouvelle idole ! Quelle équipe de jeune talent cette FDJ-BigMat. Si elle ne se fait pas trop piller par les grosses armadas, dans 3 ans ça peut rapporter gros. Très bonne interview, vous êtes au top depuis le début de l'annéeFanatik : il y a 464 jours
Et ça ne fait que commencer !Rompt : il y a 464 jours
Pow pow pow Arnaud continue de nous vendre du rêve. Très bonne interview, j'aime bien quand c'est fort long, plus de plaisir ;)Pow : il y a 464 jours
Depuis que j'ai su via Facebook que Demare était au programme j'étais impatient. Au top cette interview ! Vraiment un gars bien aussi sur le vélo qu'en dehors ! Merci Arnaud et merci Cyclism'ActuEnzo : il y a 464 jours
Superbe interview ! La meilleure de 2012 ! :D Bon courage à Arnaud pour la suite de la saisonvivetitouland : il y a 464 jours
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