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Het Nieuwsblad - Ian Stannard : 'Encore progresser' Photo : Het Nieuwsblad

Het Nieuwsblad - Ian Stannard : "Encore progresser"

 

Il n’est pas forcément très connu, mais on attendait pourtant de voir ce dont il était capable cette saison sur les classiques. Maintenant on sait… Ian Stannard avait impressionné l’an passé sur Milan – San Remo en ayant fait la course à l’avant et en prenant la sixième place. Un Milan – San Remo dantesque avec la neige. Mais ce qui avait impressionné aussi c’était de le revoir offensif trois jours plus tard, toujours dans un grand froid, sur A Travers les Flandres, où il prenait la neuvième place après avoir lancé son coéquipier Matthew Hayman, puis encore sur l’E3 Herlbeke, deux jours après. Aujourd’hui c’est bon ! Il tient sa première Flandrienne avec ce Omloop Het Nieuwsblad. A vingt-six ans, c’est une révélation un peu tardive mais l’ancien Champion de Grande Bretagne semble avoir encore une belle marge de progression devant lui.

 

Ian Stannard s'imposant devant Greg Van Avermaet sur le Omloop Het Nieuwsblad 2014Ian, comment avez-vous géré ce final ?

J’ai été avantagé par le fait que le groupe derrière n’était pas loin. Cela nous a obligé à ne pas en garder sous la pédale pour être sûr d’aller jusqu’au bout se disputer la victoire entre nous. Je le savais plus rapide au sprint… Mais je me disais que sur un sprint long, je pouvais prendre l’avantage. Alors c’était le jeu. Pouvoir lancer le sprint de loin.


Et ça a fonctionné…

J’ai senti que Van Avermaet était très nerveux dans le final. Je l’ai laissé prendre le relai au kilomètre et c’était parfait pour moi. J’ai pu lancer mon sprint comme je le voulais.

 

"Une semaine en Grande Bretagne (pour) mieux m'acclimater"

 

Ian Stannard

Vous vous attendiez à être aussi bon d’entrée de jeu sur la classique de rentrée ?

Après le Tour du Qatar, je suis rentré une semaine en Grande Bretagne où je me suis entraîné pour ce Het Nieuwsblad. Ca m’a permis de mieux m’acclimater au changement de température avec les courses exotiques pendant que d’autres coureurs ne faisaient que revenir dans le courant de la semaine.

 

Justement, ce sont peut-être aussi les conditions climatiques difficiles qui vous ont avantagé ? On se souvient que l’an passé vous vous étiez illustré sur des courses où les conditions étaient très compliquées.

Je n’aime pas la pluie. Comme un peu tout le Monde je pense. Mais il faut avouer que ces conditions me conviennent plutôt bien en course, c’est vrai. Quand il pleut, je me sens plus fort.

 

"C'est avec (Landbouwkrediet) que j'ai appris à aimer ces courses"

 

Le podium de ce Omloop Het Nieuwsblad 2014 : 1-Stannard / 2-Van Avermaet / 3-Boasson HagenDerrière vous, Boasson Hagen, aussi très en forme aujourd’hui, prend la troisième place. Est-ce que cette année enfin il faudra compter sur le Team Sky pour la gagne sur les Flandriennes ?

Ces classiques sont une affaire de spécialiste. Ce n’est quand même pas la première fois que nous gagnons sur ce terrain. En 2010, lors de la première année de l’équipe, Juan Antonio Flecha s’était imposé ici même. Mais il nous faut encore progresser. Nous sommes une équipe encore jeune concernant notre groupe de coureurs de classiques. Il nous faut encore du temps pour apprendre.

 

Vous personnellement, comment vous est venu cette passion des Flandriennes.

A mes débuts professionnels j’ai passé ma première année dans l’équipe de Gérard Bulens, la Landbouwkrediet (ndlr : en 2008). J’ai alors disputé les 3 Jours de La Panne, Gent – Wevelgem, le Tour des Flandres et Paris – Roubaix. Et c’est là avec cette formation que j’ai découvert et que j’ai appris à aimer ces courses. C’était vraiment une bonne année, j’en garde un grand souvenir.

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Publié le par Antoine PLOUVIN