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Giro - Wilco Kelderman, la révélation de ce Giro ? Photo : Antoine PLOUVIN

Giro - Wilco Kelderman, la révélation de ce Giro ?

 

Wilco Kelderman - 11e étape - Giro d'Italia 2014

Il vient seulement d’avoir 23 ans, et déjà l’an passé nous avions remarqué ses aptitudes sur le Giro. Une épreuve qui lui plaît beaucoup visiblement. Mais l’an passé, nous avions aussi vu qu’à son jeune âge, il avait encore beaucoup à apprendre sur la façon de courir. Talentueux quand la route s’élève, talentueux en montagne, Wilco Kelderman dispose des deux principales caractéristiques qui permettent de viser les courses par étape et notamment les grands Tours. Le coureur de la Belkin fait un bon début de Tour d’Italie. Il cumule même cinq top10 en 11 étapes, dont la troisième place au sommet de Montecopiolo et est septième du général à 1’44’’ de Cadel Evans.

« Ça a été une très bonne première semaine pour moi. Mieux que je ne l’espérais. J’ai toujours été en mesure de suivre les meilleurs. »

 

Encore en apprentissage

 

Il n’est pas très loquace. Que ce soit en Anglais ou dans sa langue natale, le Néerlandais, il ne nous fera pas de révélations fracassantes. Son visage juvénile reflète sa timidité, mais on a vu à Montecopiolo cette année, ou lors de la dernière semaine du dernier Giro qu’il n’était absolument pas timide sur un vélo et ne manquait pas de panache. « C’est vrai que l’an passé j’ai beaucoup attaqué, mais cette année, c’est différent. Je vise le classement général et je suis jeune. Alors je pense que je ne vais avoir d’autre choix que de suivre et attendre de voir ce dont je suis capable ».

 

Le chrono’, son point fort

 

Une chose est sûre par contre. Si on n’a pas encore abordé la très haute montagne, celle qui doit faire la différence, et qu’on n’a pas encore vraiment vu de quoi était capable Kelderman face aux concurrents au classement général dans ces conditions, le chrono’ sera pour lui une opportunité à ne pas manquer. L’an passé, quand on regarde les classements, il y limitait clairement les dégâts face aux autres concurrents pour le classement général. Mais il était encore jeune et pas encore en position et en situation de défendre une place au général. Cette année la donne pourrait changer.

« J’aime beaucoup le contre-la-montre. Je m’y suis amélioré et je me suis amélioré dans les ascensions. Or le premier chrono’ n’est pas facile et le deuxième est en col. J’espère que ce premier chrono’ me permettra de gagner du temps sur mes concurrents. C’est un exercice que j’aime bien et je suis en grande forme, comme je l’ai vu lors de la première semaine. Il me faut en tirer profit. »

 

A quoi s’attendre en dernière semaine ?

 

L’an passé, nous l’avions donc vu à l’attaque en dernière semaine. Alors certes, comme il le fait remarquer, il ne visait pas le classement général. Il a néanmoins terminé dix-septième à Brescia. Mais être capable d’être offensif dans une dernière semaine d’un Giro démontre quand même une faculté à bien récupérer. Une qualité primordiale sur un grand Tour. « Je ne vais pas tirer de plans sur la comète. Pour l’instant je vais essayer de suivre et nous verrons la situation. Le classement général n’a pas encore vraiment dévoilé qui était le plus fort. Il y a bien cinq ou six coureurs très forts, ça laisse de l’incertitude. Mais le sentiment est bon et j’espère qu’il restera comme ça ».

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Publié le par Antoine PLOUVIN