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Giro - Pieter Weening : 'Ce n'est que du bonus' Photo : Sirotti

Giro - Pieter Weening : "Ce n'est que du bonus"

 

Pieter Weening gagne la 9e étape du Giro d'Italia 2014

Mais quand s’arrêteront-ils ? Les Orica – GreenEDGE viennent d’engranger dix victoires en l’espace de trois semaines. A cela, il faut ajouter sept jours de maillot rose. Un Giro incroyable pour la formation Australienne qui met, cette fois-ci, en avant un coureur Néerlandais. Alors que son coéquipier et ancien maillot rose durant six jours, Michael Matthews souffrait d’une grosse chute survenue au kilomètre 24 de course (qui ne l’a pas empêché de finir, mais bien abimé ), Pieter Weening est lui allé chercher une belle victoire d’étape au sommet de Sestola. Il ne gagne pas souvent. Mais quand il gagne, ce n’est pas n’importe quoi. Déjà victorieux d’une étape sur le Tour de France, en 2005, à Gerardmer, l’an passé il a gagné le classement général final du Tour de Pologne. Mais il avait aussi remporté l’étape d’Orvieto du Giro 2011. Une étape qui empruntait les fameuses Strade Bianche, et qui lui avait permis de prendre le maillot rose pour 4 jours. Au sommet de Sestola, il s’impose devant son dernier compagnon d’échappée, Davide Malacarne, qu’il a dominé aussi bien physiquement que tactiquement.

« Pour moi c’était l’échappée parfaite. 14 coureurs, de bons coureurs, nous avons bien roulé. Et puis quand j’ai vu que nous ne collaborions plus aussi bien, j’ai décidé d’attaquer. A environ 20 kilomètres de l’arrivée. Après quelques kilomètres, j’ai vu Davide (Malacarne) revenir. Je n’ai jamais pu le redistancer. Au milieu de la montée, à quelque chose comme 7 kilomètres de l’arrivée, il y avait une partie plus difficile, mais je n’ai toujours pas réussi à le distancer. Alors j’ai décidé d’attendre le sprint. »

 

Réalisme

 

Chez Orica, on gagne. Aussi parce qu’on est réaliste. « Nous avons vécu un super début de Giro. Nous étions venu pour remporter le chrono’ par équipe. A partir du moment où nous avons gagné, ça nous a enlevé toute la pression. Après le reste n’était que du bonus. La victoire de Michael Matthews à Montecassino s’est encore ajoutée. Nous avons aussi eu une victoire en Californie il y a deux jours. Donc on voit les choses différemment. Hier nous savions que nous allions perdre le maillot, alors on ne s’est pas entêté. Nous avons laissé filer, moi j’ai perdu du temps. Suffisamment pour ne pas gaspiller de force dans la perspective d’aujourd’hui et aussi pour être suffisamment loin au général pour être tranquille. »

 

Malacarne trop impatient ?

 

Une gestion qui s’est démontrée aussi dans le sprint à deux avec Davide Malacarne. « Quand j’ai vu que nous avions suffisamment d’avance, nous avons commencé à nous observer un peu. J’étais dans une position idéale, derrière lui. Normalement il est plus rapide, mais dans une arrivée au sommet, même si les derniers hectomètres n’étaient pas les plus pentus, tout peut être différent. Il a lancé son sprint de très loin. Il y avait un peu de vent de face en plus. J’ai pu assez facilement le dépasser. »

Orica, trois victoires d’étapes, sept jours en rose… Qui dit mieux ?

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Publié le par Antoine PLOUVIN