Giro
Giro - Les leaders et la revue d'effectif globale Photo : Sirotti

Giro - Les leaders et la revue d'effectif globale

 

Conférence de presse au départ du Giro d'Italia 2014

 

C’est assez inhabituel mais c’est ce vendredi que commence le Tour d’Italie. La Grande Partenza del Giro d’Italia est renommé « Big Start », à l’occasion du départ de… Belfast ! Un départ en Irlande du Nord, composé d’un chrono’ par équipe et d’une grande boucle au Nord de Belfast, suivi d’une étape symbolique partant d’Irlande du Nord pour arriver en République d’Irlande, à Dublin. Un casse-tête logistique pour les équipes qui ont du prévoir de doubler les logistiques pour une seule course (au détriment des 4 Jours de Dunkerque pour plusieurs d’entre elles). Mais aussi une épreuve qui s’exporte, et qui est aujourd’hui bien loin d’une lutte Italo-Italienne, comme on a pu les voir se succéder dans les années 2000. A la grande conférence de presse précédent l’épreuve, il n’y avait même qu’un seul Italien à la table : Michelle Scarponi.

 

Combien sont-ils ?

 

A 17h50 s’élancera la première formation dans un chrono’ collectif de 21,7 kilomètres. Petit clin d’œil au dernier passage d’un grand Tour au Royaume Uni, ce sera l’équipe Colombia qui s’élancera la première, l’équipe de Claudio Corti. C’était déjà l’équipe de Claudio Corti, en 2007 à Londres, qui avait sonné le départ du Tour de France, à l’époque la formation Sud-Africaine Barloworld. Puisqu’on parle de Colombiens… Ils sont en tête d’affiche de ce Giro. Pas ceux de l’équipe de Claudio Corti… ou pas encore (rappelons que Chris’ Froome a été formé au sein du team Barloworld). Mais le dernier deuxième du Giro n’est autre que Rigoberto Uran. En l’absence de Vincenzo Nibali, le dernier vainqueur, Uran aurait pu faire figure de grand favori. Mais c’était sans compter la venue, annoncée de longue date, du deuxième du dernier Tour de France cette fois-ci. Un autre Colombien : Nairo Quintana. Quintana avait impressionné l’an passé en remportant le Tour du Pays Basque puis en se classant deuxième de la Grand Messe de Juillet devant un certain Joaquin Rodriguez, qui se trouvera être l’un (l’autre ?) de ces principaux adversaires.

Peut-on résumer ce Giro 2014 à une bataille à trois ? Non ! Déjà parce que d’une part, même si beaucoup ne croient plus en la faculté de Cadel Evans de remporter un grand Tour, il reste un favori, qui plus est dans la liste de tout ceux que l’on vient de citer, c’est le seul qui a démontré quelque chose récemment.

 

Revue d’effectif

 

Commençons par le commencement :

- Cadel Evans. On ne le met en premier simplement parce qu’il est le plus expérimenté, ou le moins jeune des quatre favoris qu’on vous a cité. Mais aussi parce qu’il est le seul des quatre à avoir déjà remporté un grand Tour. C’était il y a trois ans bientôt. On dit souvent que le Tour d’Italie lui convient mieux que le Tour de France. Depuis l’an passé, il semble approuver cette idée, lançant même en conférence de presse : « Je ne sais pas si je reprendrai un jour le départ du Tour de France », mais il ajoute également que pour l’instant, il n’a gagné qu’un seul grand Tour, et ce n’est pas le Giro mais bel et bien le Tour de France. Le coureur Australien de la BMC vient de faire une démonstration sur le Tour du Trentin, qui est vu pour beaucoup, comme la meilleure préparation pour le Tour d’Italie. Nibali l’avait d’ailleurs lui aussi dominé l’an passé avant de glaner son premier Giro. Certes, ni Quintana, ni Uran, ni Rodriguez n’y étaient. Dans l’équipe BMC, le moral n’est pas si mal comparé à l’an passé à même époque. Changement de management à l’intersaison, des victoires et notamment, juste avant le Trentin, celle de Philippe Gilbert sur l’Amstel Gold Race. Tout comme le Champion Wallon, Evans pourra s’appuyer sur un bon Samuel Sanchez, l’ancien Champion Olympique qui pourrait être un allié sérieux. Le reste de l’effectif est solide mais pêchera peut-être en haute montagne. Notamment s’il y avait un maillot rose à défendre. L’an passé Cadel Evans avait fini troisième du Giro.

- Rigoberto Uran : Deuxième de la dernière édition. Et septième et meilleur jeune de la précédente. Normalement, si on suit cette progression, il ne peut que gagner. Mais à moins d’être fan ou de savoir des choses que la plupart des gens ignorent, on manque un peu d’éléments permettant d’affirmer qu’il est en grande forme. Mis à part sa troisième place au Tour of Oman au mois de février, il n’a aucun résultat probant. Notamment lors du Tour de Romandie, la semaine passée, il est arrivé à plus de trois minutes de la paire Spilak – Froome dans la très belle étape de montagne d’Aigle. Le Colombien a changé d’équipe cette année. Il a quitté la Sky pour la formation Omega Pharma – Quick Step où il est assuré d’être leader. On se souvient en effet, que lors du dernier Giro, le leader de la Sky était Bradley Wiggins… Ce qui n’avait pas empêché (et même favorisé probablement) Uran d’aller chercher la victoire d’étape au sommet de la première étape de montagne arrivant à l’Altopiano del Montasio. Il faut aussi relativiser ce que l’on dit au vue du fait que ces dernières années, Uran n’a jamais vraiment eu de résultats probants ces deux dernières saisons avant de briller sur le Giro. Mais il avait aussi à rouler pour ses leaders. Ce qui n’a pas été trop le cas cette année, hormis quelques relais pour épauler Michal Kwiatkowski quand il était leader du Tour de Romandie, et qui a vite disparu quand la route s’est élevée. Le point faible d’Uran sera sans doute son équipe. Certes elle s’est bonifiée de Thomas de Gendt, brillant sur le Giro 2012 et du prometteur Wouter Poels, mais cela risque d’être faible si Uran se retrouve en position de jouer la gagne. 

- Nairo Quintana : Beaucoup en font leur favori numéro 1. Restant sur l’impression qu’il a faite lors du dernier Tour de France. Il a une grande équipe derrière lui avec notamment Igor Anton, José Herrada, Izaguirre Insausti, Andrey Amador ou encore Jonathan Castroviejo. Parée pour la montagne et pour rouler… Et donc aussi pour attaquer dès le chrono’ par équipe. Le chrono’ justement, ce n’est pas le point fort de Quintana à première vue. C’est un pur grimpeur. Sauf que lors de Tirreno Adriatico, dont il a pris la deuxième place finale, il réalisait un bon chrono’ à San Benedetto del Tronto (sur 9 kms cela dit), et nous confiait avoir beaucoup travaillé cet exercice. Deuxième de Tirreno, cinquième en Catalogne, fin mars, ce sont les deux dernières courses auxquelles il a participée. Il va donc lui falloir se réadapter à la compétition en cours d’épreuve. Et comme nous le confiait Chris’ Froome, après sa victoire en Romandie, c’est le premier challenge de tout coureur. Mais ça n’était pas vraiment prévu comme ça. La faute à l’annulation du Tour des Asturies, pour des raisons financières. L’épreuve de trois jours devait permettre à Quintana de reprendre le rythme de la compétition. C’est un contretemps fâcheux car les étapes difficiles arrivent dès le premier mercredi.

- Joaquin Rodriguez : Que dire de Joaquin Rodriguez ? C’est un peu le Raymond Poulidor Espagnol. Troisième du dernier Tour de France, deuxième du Giro 2012 et deux fois troisième de la Vuelta…  Le maillot jaune étant d’ailleurs le seul maillot de leader qu’il n’ait encore jamais porté. Il rêve d’enfin remporter son grand Tour. Le Giro est clairement la course où il est passé le plus près. C’est un champion respecté et très apprécié de tous, capable de grands exploits… Mais qui a toujours un jour sans. Parfois même, un jour où on n’aurait jamais cru que quelque chose de significatif pourrait arriver.  Il a l’expérience. Il a aussi une grande équipe derrière lui, forte et expérimentée. Il connaît bien le Giro et pense que les différences entre les montées du Giro et celles du Tour de France sont à son avantage face à un Nairo Quintana, qui ne connaît que le Tour de France pour l’instant.

 

Les autres…

 

Comme on ne veut oublier personne, on va faire une brève revue d’effectif équipe par équipe.

 

Les outsiders 

 

- AG2R – La Mondiale : On en entend quasiment jamais parler. Tant mieux pour lui, à la rigueur, il n’en sera que plus libre. Domenico Pozzovivo pourrait très bien être l’un des principaux outsiders de ce Giro 2014. Dixième l’an passé dans une équipe où l’on défendait aussi la cinquième place de Carlos Betancur, il avait terminé sixième de la dernière Vuelta, pour sa première participation. L’Italien progresse depuis qu’il est dans la formation World Tour Savoyarde. Il vient de terminer deuxième du Tour du Trentin, à 50’’ de Evans (alors qu’il en avait perdu 34 lors du chrono’ par équipe). Le surlendemain, il était le principal animateur de son premier Liège – Bastogne – Liège qu’il termina cinquième. Voilà quelqu’un qu’il faudra suivre absolument !

- Astana : Michele Scarponi aura l’as. C’est l’un des quatre anciens vainqueurs présents ici. L’Italien passé à la formation Kazakh à l’intersaison n’a encore rien démontré cette année. Il a une très belle équipe derrière lui avec Fabio Aru, Valerio Agnoli, Janez Brajkovic, Paolo Tiralongo, Mikel Landa… on a presque envie de tous les citer. Une belle équipe assurément, mais le leader sera-t-il à la hauteur ? Pour la gagne, on peine à y croire. Mais l’Italien avait quand même terminé quatrième de la dernière édition. Alors pourquoi pas ?

- Garmin – Sharp : C’est le plus récent vainqueur du Giro qui prendra le départ de cette édition 2014. Ryder Hesjedal n’est plus très à la fête depuis sa victoire surprise de 2012. Si bien que, même s’il a le premier dossard de son équipe, il n’en est même plus vraiment le leader, au profit de Daniel Martin. L’Irlandais est aussi une valeur montante depuis l’an passé. Vainqueur de Liège – Bastogne – Liège, il avait aussi remporté l’étape de Bagnères de Bigorre sur le dernier Tour de France. Deuxième de la Flèche Wallonne, le neveu de Stephen Roche semblait parti pour gagner à nouveau Liège, quand une chute incroyable, dans le dernier virage, ne ruine ses espoirs. Malgré tout, Martin n’a jamais eu de résultat sur le classement général d’un grand Tour. Peut-être visera-t-il plus les victoires d’étape… On a l’impression qu’il veut quand même tester le général. Quid « du » Ryder ? Depuis sa belle année 2012, il a de la peine à revenir au même niveau. Absent de tous top10 depuis Liège 2013, il est un peu devenu le « Ghost Ryder ». Du reste, c’est une belle équipe où on retrouve aussi Koldo Fernandez ou encore le très en forme Nathan Haas.

- Lampre Merida : Dans notre liste, c’est le plus ancien vainqueur du Giro présent au départ… Damiano Cunego. Alors il a le numéro 1 de son équipe… (Enfin 100 à vrai dire depuis le tragique décès de Wouter Weylandt et la décision consécutive de ne plus attribuer le dossard 108, qu’il portait lors de sa chute mortelle). Un bon sprinter avec Roberto Ferrari, un prometteur Diego Ulissi, qui passe bien les bosses et a une bonne pointe de vitesse et un discret mais efficace Przemyslaw Niemiec. C’est l’élément manquant de notre podium du Trentin. Troisième. Sixième du dernier Giro, le Polonais pourra cette année être le seul leader de son équipe (auparavant, il y avait aussi Scarponi). A voir…

- Tinkoff – Saxo : Rafal Majka était septième du dernier Tour d’Italie, Nicolas Roche, cinquième du dernier Tour d’Espagne. Départ en Irlande oblige, on parle beaucoup plus du fils de Stephen que du Polonais. Mais les deux coureurs pourraient très bien faire de belles choses. Ils ont tous les deux démontré leur aisance en montagne, et les résultats de Roche sur la Vuelta, où il avait remporté la deuxième étape montre qu’il est tout à fait prêt à affronter aussi bien la haute montagne que des étapes piégeuses de moyenne montagne et les forts pourcentages.

- Trek Factory Racing : Il est capable du meilleur comme du pire. Robert Kiserlovski avait terminé dixième du Tour d’Italie 2010, mais depuis on attend un peu. Quinzième du dernier Giro, il partait co-leader sur la Vuelta avec notamment Christopher Horner. Il a finalement était un grand soutien de l’Américain et avait montré qu’il avait encore de belles qualités en montagne… Du moins comme équipier. Difficile donc d’envisager quoique ce soit pour l’instant. Septième de Tirreno et dixième de la Catalogne, il a encore tout à prouver cette année. Dans l’équipe Trek on a aussi envie de voir de quoi sera capable un autre Colombien… Julian Arredondo. Attaquant sur Liège – Bastogne – Liège dans la Roche aux Faucons, il avait auparavant pris la cinquième place de Tirreno – Adriatico et la onzième place de la Flèche Wallonne. Pour sa première année en World Tour, il aura bientôt 26 ans et attise la curiosité. Avec Giacomo Nizzolo et Fabio Felline, l’équipe Américaine aura aussi sa carte pour les sprints.

 

Les équipes restantes :

- Androni – Giocattoli : On connaît bien l’équipe de Gianni Savio. Toujours animatrice. L’an passé, elle est repartie bredouille du Giro. Franco Pellizotti emmènera toujours les troupes, mais derrière, ils peuvent tous être capables de faire un exploit d’une journée.

- Bardiani – CSF : Une autre équipe invitée connue pour son caractère offensif. C’était la seule équipe invitée à avoir levé les bras l’an passé avec le succès de Enrico Battaglin à Serra San Bruno (en comptant le déclassement de Mauro Santambrogio). Avec Sonny Colbrelli, elle aura aussi son mot à dire dans les sprints. Et il sera aussi intéressant de voir ce que peut faire Nicola Boem, qui était échappé dans l’Amstel Gold Race.

- Belkin : L’équipe Néerlandaise compte sur le prometteur Wilco Kelderman. Il doit encore progresser et gagner en expérience, mais le Giro lui plaît et convient bien à ses qualités de grimpeur. Il est un peu tôt pour en attendre quelque chose, mais il sera intéressant à observer.

- Cannondale : Voilà une équipe qui abrite un autre ancien vainqueur. Ivan Basso ! De quoi est-il capable ? Depuis deux ans, on ne le voit plus trop aux avant-postes. Il n’a pas été à la fête sur le dernier Tour de Romandie. L’équipe Italienne aura peut-être mieux fait de compter sur Elia Viviani. Prometteur l’an passé, il a fait parler la poudre sur le Tour de Turquie la semaine passée. Deux victoires ! Devant un joli parterre de sprinters. Mais ça n’est pas tout. Avec Oscar Gatto et Moreno Moser, l’équipe dirigée par Stefano Zanatta peut briller de bien différentes manières.

- Colombia : Privée de Darwin Atapuma, l’équipe presque nationale n’en a pas moins de ressource pour briller dès que la route s’élève. Carlos Quintero, Jarlinson Pantano, Fabio Duarte, Robinson Chalapud ou en encore Leonardo Duque… ils grimpent bien, mais leur terrain d’expression étant la montagne, il leur faut accrocher une échappée qui aille au bout s’ils veulent une victoire.

- FDJ.fr : L’équipe du Trèfle espère bien que Nacer Bouhanni trouvera le chemin de la victoire dans un grand Tour. Il aura pour ça une belle équipe pour l’emmener. Mais avec Alexandre Geniez et Francis Mourey, les hommes de Madiot peuvent aussi briller en montagne. On se souvient notamment la victoire de Geniez au sommet de Peyragudes sur la dernière Vuelta. Le Français est en progrès, et pourrait bien faire de belles choses si la condition est là. De retour la semaine passée en compétition sur le Tour de Romandie, il était encore un peu à court de forme, en même temps qu’il était là pour épauler Thibaut Pinot qui, sans sa chute, aurait pu viser un top5. Ce Giro est clairement un bel objectif pour Geniez qui pourra y mesurer ses progrès.

- Lotto – Belisol : Elle sera emmenée par sa nouvelle recrue, Maxime Monfort. Nous avions rencontré le Wallon lors du Tour de Romandie, qui nous annonçait être là où il l’espérait dans sa préparation pour le Giro. A plus de 3’ dans l’étape de montagne d’Aigle, il était dans le même groupe que Uran. Mais attention, la Romandie étant très proche du Giro, et l’étape de montagne ayant été très disputée, les prétendants à quelque chose sur le Giro ne peuvent pas s’y livrer complétement. Même si « Max’ » a fait une sixième place sur une Vuelta, il y a trois ans, il manque de référence sur les grands Tours, notamment sur le Giro qu’il n’a disputé qu’une seule fois, en 2006 (33e). Kenny De Haes mènera les sprints, et Adam Hansen aimerait bien réitérer sa belle victoire de l’an passé, obtenue à Pescara, dans des conditions difficiles.

- Neri Sottoli : L’équipe de Luca Scinto avait un peu défrayé la chronique l’an passé avec les contrôles positifs de Danilo Di Luca et Mauro Santambrogio, qui avait remporté l’étape de Bardonecchia. L’équipe misera sur l’offensive et sur les pointes de vitesse de Francesco Chicchi ou Matteo Rabottini. Elle aura le privilège d’être la dernière équipe à s’élancer dans le chrono’ collectif inaugural.

- Orica – GreenEDGE : L’équipe Australienne est sur une bonne dynamique. La victoire de Simon Gerrans à Liège – Bastogne – Liège, les trois succès de Michael Albasini au Tour de Romandie et la victoire d’Adam Yates au Tour de Turquie… Mais aucun de ces trois ne sera présent sur le Giro. Ivan Santaromita, le Champion d’Italie emmènera l’équipe qui compte, comme souvent, de très bons rouleurs avec Michael Hepburn, Luke Durbridge, un coureur rapide avec Michael Matthews et Cameron Meyer pourrait être la meilleure chance de classement général.

- Europcar : L’équipe Française s’articulera autour de Pierre Rolland, le double vainqueur d’étape sur les routes du Tour de France. De la montagne, il en trouvera c’est sûr. Mais a-t-il retrouvé le niveau qui lui a permis de gagner sur la grand Messe de Juillet ? Rien ne nous le laisse à penser pour le moment. Les verts devraient dans tous les cas se faire voir à l’offensive, mais ils pourront aussi s’appuyer sur le jeune Angelo Tulik, récent vainqueur de La Roue Tourangelle et Tony Hurel, deuxième du sprint de Montreux lors du dernier Tour de Romandie.

- Giant – Shimano : L’équipe Néerlandaise, qui cherche toujours un sponsor pour assurer sa survie l’an prochain est ici pour les sprints ! Clairement. La paire Marcel Kittel – Luka Mezgec pourrait faire très mal, et ils auront un train dédié et parfaitement rompu à cet exercice. Kittel est l’un des deux meilleurs sprinters du Monde actuellement et le Giro est le seul grand Tour où il n’a jamais remporté d’étape. Il ne l’a jamais couru non plus. Mezgec lui se révèle cette année. Notamment en ayant remporté trois étapes du Tour de Catalogne. Il sera une carte maîtresse de ce train, et comme il passe bien les bosses, une autre chance de victoire pour Giant quand les purs sprinters seront éliminés.

- Sky : C’est une équipe beaucoup critiquée à cause de la domination dont sont capables ses leaders et son effectif globalement sur les courses par étape. Oui mais plus depuis quelques temps. Le début de l’année du Team Sky n’est pas des plus reluisant. Certes Chris’ Froome vient de rassurer un peu tout le Monde en remportant le Tour de Romandie, mais derrière, ça rame un peu. Enfin ce n’est plus le niveau que l’on a connu. L’an passé, au départ du Giro, avec Bradley Wiggins et Rigoberto Uran, l’équipe partait avec deux belles cartes alors que son grand objectif n’était que le Tour de France. Cette année, il n’y a clairement personne capable de jouer le classement général. Mais de bonnes individualités néanmoins. On est curieux de voir ce dont sera capable un Edvald Boasson Hagen libéré du poids du travail pour ses leaders… enfin sauf ! Si Ben Swift lui dame le pion. Troisième de Milan – San Remo, le Britannique a notamment remporté une étape du Tour du Pays Basque cette année, en plus d’une demie étape de la Semaine Internationale Coppi Bartali. Dario Cataldo et Salvatore Puccio auront à cœur de montrer qu’il y a aussi des Italiens dans l’équipe Anglaise (dont le sponsor a d’importants intérêts en Italie). L’équipe doit faire face aussi au forfait de Peter Kennaugh, le vainqueur justement de la Semaine Coppi Bartali, malade.

 

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Publié le par Antoine PLOUVIN, à Belfast