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Giro - Evans s'explique sur son attitude après la chute Photo : Sirotti

Giro - Evans s'explique sur son attitude après la chute

 

Cadel Evans, maillot rose du Giro d'Italie 2014

Situation cocasse à un peu plus de 80 kilomètres de la onzième étape du Giro. Une chute impliquant plusieurs coureurs, dont Steve Morabito, jusqu’ici le plus important coéquipier de Cadel Evans survient. A un moment où l’équipe Androni Giocattoli mène la chasse, ayant raté l’échappée du jour. Après un petit temps d’observation à la suite de cette chute, pour savoir si tout allait bien et faciliter le retour des accidentés, l’équipe de Gianni Savio redémarre. C’est alors que Cadel Evans leur demande de stopper pour laisser rentrer… en réalité pour laisser Steve Morabito rentrer tranquillement. Refus des Androni qui ne veulent pas laisser aussi facilement s’échapper l’étape.

Cocasse, parce qu’on se souvient que le leader de la BMC avait été critiqué après avoir construit son actuelle avance au classement général en profitant, volontairement ou non (nous ne nous positionnerons pas), de cette incroyable chute collective survenue juste avant la dernière bosse de l’étape de Montecassino. Le coureur Australien tente de s’expliquer. « Il y a la course. Mais il y a aussi le côté humain. Quand attendre ne modifie pas le résultat, il n’y pas de raison de ne pas le faire. Mais quand ça n’est pas possible d’attendre sans modifier le schéma de la course, alors c’est la course. Il y a des attentes des spectateurs, des sponsors… pour qu’il y ait de la course. On ne peut pas neutraliser ainsi lorsqu’on est dans un moment intense. Aujourd’hui, je ne pense pas qu’attendre aurait modifié la course. Mais les Androni n’ont pas voulu… » Pas sûr que tout le monde partage cet avis.

Demain, jeudi, c’est une heure de vérité. Si les premières étapes de montagne n’ont pas permis de faire des écarts, il est difficile de « neutraliser » un contre-la-montre. Surtout lorsqu’il fait 42 kilomètres. « C’est un difficile contre-la-montre. Il y a deux belles bosses, presque trois avec l’arrivée. Des parties roulantes… Il faudra être fort et bien gérer les différentes portions mais il n’est pas technique. La dernière portion, vers l’arrivée est assez difficile. Ça me rappelle le chrono’ de l’an passé (ndlr : à Saltara). Sur le papier, c’est un chrono’ qui me convient bien car je ne suis pas un pur spécialiste du chrono’, et il y a des parties montantes difficiles. Mais justement, je ne pense pas que les grimpeurs y perdront trop de temps. Ce sera sur les parties roulantes qu’il faudra faire la différence ».

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Publié le par Antoine PLOUVIN