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Giro - Aru-Uran : le match de la 2ème place est lancé Photo : Sirotti

Giro - Aru-Uran : le match de la 2ème place est lancé

 

Fabio Aru à l'arrivée de la 19e étape - Giro d'Italia 2014

C’est le dernier gros enjeu de ce Giro. Si on imagine mal Nairo Quintana en difficulté demain vers le Monte Zoncolan, et si on peut penser qu’on connaît désormais les noms des trois coureurs qui seront sur le podium, sauf défaillance, en revanche, on ne sait pas dans quel ordre placer Rigoberto Uran et Fabio Aru. Pour l’instant Rigoberto Uran parvient à maintenir sa seconde place, mais Aru se rapproche et n’est désormais plus qu’à 41’’. Or, on l’a vu… Aru n’a peur de rien ! Surtout pas d’attaquer.

 

Aru meilleur grimpeur que Uran

 

A part lors des deux premières étapes de montagne, le premier week-end, sinon Fabio Aru a systématiquement fini devant Rigoberto Uran en montagne. 21’’ prises à Oropa, 42’’ à Montecampione (où Aru s’était imposé ), 31’’ à Val Martello, 3’’ à Rifugio Panarotta et enfin ce vendredi lors du chrono’ en col, 1’09’’… Incontesablement Aru est meilleur grimpeur et le dernier juge de paix de ce Giro proposera trois ascensions et une arrivée finale au sommet du Monte Zoncolan. Une ascension de 10,1 kilomètres à 11,9% avec des passages à 20 et 22%. 

« Je suis très fatigué, reconnaît Fabio Aru après l’arrivée de la Cima Grappa. C’est une heure d’effort très intense, au maximum de mes capacités. J’essaye de masquer la fatigue mais je crois que ça se voit quand même. Je suis content de faire un résultat ici car j’ai gagné ici quand j’étais espoir (ndlr : Bossano – Monte Grappa en 2011). » 

Pour sa part, Uran affirme : « C’était une montée très spéciale, un contre-la-montre vraiment technique. L’important était de trouvé son rythme et j’ai trouvé le mien, même si j’ai perdu du temps. Pour moi l’important est la régularité ».

 

Le Zoncolan…

 

La régularité ne sera pas forcément son allié. Sur une montée aussi difficile que le Zoncolan, il faut de vraies qualités de grimpeur. Ce ne sera que la cinquième arrivée au sommet de cette ascension déjà mythique, mais découverte seulement en 2003 par le Giro. Et encore en 2003, on ne montait pas par le même versant. Gilberto Simoni s’y était alors imposé et quatre ans plus tard une nouvelle fois mais par le versant Ovaro, celui que les coureurs emprunteront lors de la vingtième étape de ce Giro. En 2010, c’était Ivan Basso et en 2011 Igor Anton… toujours par le versant Ovaro. Autant dire, que des grimpeurs !

« Je m’attends à une attaque de Aru, est obligé d’admettre Uran. Mais c’est une montée très dure que je connais très bien. Je me sens bien, les sensations sont bonnes. Je me sens tout à fait en mesure de défendre ma deuxième place ».

Fabio Aru, lui, ne dévoile rien. Encore une fois, il répète qu’il a du mal à croire de jouer à un tel niveau. Il est vrai qu’il n’a que 23 ans. L’expérience pourrait bien être l’allié de Rigoberto Uran. Car Aru a fait un effort violent sur ce chrono’, tandis qu’Uran reste régulier, conscient de ses faiblesses dans les explications de purs grimpeurs. L’an passé, Fabio Aru avait néanmoins était très fort en troisième semaine, au point même de prendre la cinquième place au sommet des Tre Cime di Lavaredo, après avoir fait tout le travail pour Vincenzo Nibali, qui allait s’y imposer.

Un beau dernier acte en perspective…

 

pronos.cyclismactu.net

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Publié le par Antoine PLOUVIN