Dopage
"L'affaire" Valverde : Un beau casse-tête
posté par Antoine Mattern, Benjamin Roque & Alexandre Mignot le 21/03/2010 à 20h46

Depuis quelques semaines, Alejandro Valverde est au c½ur des polémiques, impliqué dans l'une des plus grandes affaires de dopage du 21è siècle, l'affaire Puerto. D'abord interdit de course sur le territoire italien, le privant ainsi d'une Grande Boucle qui passait pendant 60 kilomètres sur le territoire transalpin, l'UCI a annoncé vouloir étendre cette suspension à tout les pays. Si la sanction est confirmé, le coup sera dur pour Valverde, mais le natif de Murcie compte bien se défendre. Cyclism'Actu revient, à travers les déclarations et les faits, sur cette sombre affaire.
Mai 2006, le début de tout
Le 23 mai 2006, Manolo Sainz, Directeur Sportif de l'équipe Liberty-Seguros est arrêté en compagnie du docteur Eufemiano Fuentes, au course d'une vaste opéation menée par la garde civile espagnole. Plusieurs noms de coureurs sont alors cités, tous suspectés d'avoir eu recours à des substances illégales. Parmi eux, Jan Ullrich et Ivan Basso sont écartés du Tour de France. Alejandro Valverde, lui, n'est pas inquiété par la justice espagnole. Mais en début d'année 2007, le journal espagnol ABC met en cause l'espagnol et l'UCI demande alors à la fédération espagnole de cyclisme de suspendre son coureur, pour qu'il ne puisse pas participer aux championnats du monde. L'affaire semble s'arrêter là, aucun fait notoire n'étant à signaler en 2008.
Mais en février 2009, le Comité National Olympique Italien (CONI) affirme détenir une poche de sang appartenant à Valverde. Les comparaisons avec d'autres analyses de sang du muricn se serait révélés exactes et la poche porterait le nom de code de Valv.Piti, Piti étant, selon le CONI, le chien de Valverde.
Il est donc interdit de course sur le territoire italien pendant deux ans. Malheureusement pour Valverde, le Tour de France 2009 passe par l'Italie, pendant seulement 60 kilomètres. 60 kilomètres qui le prive d'une Grande Boucle où il avait brillé en s'imposant devant Armstrong à Courchevel en 2006. Il saisit alors le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), et "demande au TAS de constater l'incompétence du Tribunal national antidopage du Comité olympique italien (Coni), de l'acquitter et de classer cette affaire". Il ne peut donc pas participer au Tour de France, mais rien ne semble présager que la suspension peut s'étendre à tout les pays.
Une suite plus mouvementée
C'est alors sans avoir disputé le tour de France que Valverde termine sa saison (malgré qu'il ait au passage gagné le Tour d'Espagne). On pense que l'affaire est classée mais voila, au début du mois de Décembre l'AMA (Agence Mondiale Anti-Dopage) souhaite éclaircir au plus vite cette affaire. Alors, le directeur juridique de l'organisation estime que cette affaire, ce cas, qui dure depuis deux ans "s'avère extrêmement frustrant" et insiste sur le fait qu'il était "extrêmement coûteux financièrement et demandait beaucoup d'énergie". Deux procédures sont alors engagées, l'une pour avoir récupéré les poches de sang en Espagne dans le cadre de l'affaire Puerto, alors que la justice espagnole s'y opposait. La seconde a été déposé par le coureur, qui conteste la suspension de deux ans de toute compétition sur le territoire italien que lui a infligée en relation avec cette affaire le tribunal antidopage du Comité national olympique italien (CONI).
Le TAS (Tribunal Arbitral du Sport) convoque alors Valverde pour les deux audiences, la premiere du 12 au 14 Janvier, la seconde du 17 au 21 Mars.
Lors de la première audience, Manzano est appelé a témoigner, lui qui affirme que lorsqu'il courrait chez Kelme avec Valverde, les coureurs de toute l'équipe ou presque subissaient les mêmes traitements à base de produits dopants. Il s'agissait ici de l'affaire dite "Grial". Le premier jour du procès, le 12 Janvier, L'UCI et l'AMA, qui demandent la suspension sur l'ensemble du globe, sont refoulés par le TAS. Lors de la seconde journée, Valverde est auditionné ... par téléphone depuis l'Australie et nie complétement les faits qui lui sont reprochés alors que Manzano qui intervient ce jour-là maintient ses accusations sans hésitations. Des éléments de réponse sont alors attendus pour le dernier jour. Lors de celui-ci le TAS décide de reporter la décision finale en Mars, il refuse donc provisoirement d'universaliser la suspension de Valverde.
Un jour plus tard, l'Espagnol propose d' effectuer un test ADN, la proposition est bien accueilli par l'AMA et l'UCI mais pas par le CONI qui veut que ce test soit effectué dans le territoire italien. On pense à ce moment là que la tension s'apaise, il n'en fallait pas moins pour réveiller Manzano qui réitère ses déclarations le lendemain : "J'ai vu Valverde se doper à plusieurs occasions dans l'équipe Kelme où nous étions ensemble en 2002 et 2003. C'était un système de dopage généralisé, organisé", il dit également que Valverde "aurait dû confesser [le dopage], il n'aurait eu qu'une suspension d'un an, maintenant il va en prendre pour deux ans." La machine est relancée. Le lendemain, Valverde nie une nouvelle fois les faits et annonce qu'il va attaquer Manzano en justice.
Ce constat fait, 2 mois s'écoulent et la sentence se fait de plus en plus proche pour Valverde qui indique ceci le 15 Mars au cas où le TAS le suspendrait sur tout le globe : "Je reviendrai au cyclisme et je continuerai de gagner. Sans états d'âme. Seulement en pensant à gagner."
Hasard ou non, le lendemain, l'UCI confirme sa position et réitère son envie dans un communiquer et a déclaré "exprimer sa détermination à s’engager, après examen des attendus du TAS, dans les procédures adéquates pour arriver à une suspension applicable au niveau international." En tout les cas, la décision concernant le coureur espagnol semble proche. Contrarié par sa suspension sur le territoire italien confirmé par le TAS, Alejandro Valverde contre-attaque dans la foulée via son agence de presse. Celle-ci estime qu'un des arbitres n'était pas partial, que le TAS utilise des moyens juridiques illégaux pour inculper le coureur ibérique. De ce fait, les avocats de Valverde considère que "Vu le manque d’impartialité de cette Formation Arbitrale et les évidentes transgressions des droits fondamentaux, nous n’acceptons pas cette sentence et interjetterons par conséquent appel devant le Tribunal Fédéral Suisse."
Une petite semaine après, ces mêmes avocats répondent à certains médias qui auraient publiés des articles disant que Valverde aurait accusé un coureur du peloton en communiquant au CONI que la poche de sang numéro 18 était à "ce coureur". Des mises au claire sont faites par l'intermédiaire des contacts presse d'Alejandro Valverde et on apprend que que "M. Alejandro Valverde n’a jamais accusé aucun compagnon du peloton et que par conséquent les propos rapportés à ce sujet sont complètement faux" et le communiqué rajoute "que les avocats de M. Alejandro Valverde se sont limités exclusivement à défendre les intérêts du coureur et n’ont en aucun cas porté de telles accusations contre le coureur cycliste mentionné dans les articles de journaux."
Alors que l'on attend une décision définitive d'ici peu, l'avenir d'Alejandro Valverde semble très incertain...
Quel avenir pour Valverde ?
S'il apparaît maintenant comme presque certains que Valverde ne pourra plus courir en Italie, une constante en particulier reste inconnue. L'enfant terrible espagnol pourra-t-il continuer à courir dans le reste du monde ? En effet, l'UCI souhaite étendre les sanctions qu'il encourt à l'ensemble du monde comme en témoigne sa déclaration après sa récente condamnation. Suite à tant de témoignages accablant l'Ibère l'on peut se demander si cela n'aura pas de répercussions sur ses performances. Immédiates tout d'abord, car la pression du procès et des accusations pourrait lui faire perdre pied par rapport à ses objectifs à venir d'ici peu si son mental n'est pas solide. Sur le long terme ensuite, une suspension signifiant l'arrêt de compétition pour deux ans pour ce coureur et découlant de cette suspension, l'absence de compétition qui pourrait entraîner une perte du rythme et des habitudes de course, l'handicapant ainsi pour le reste de sa carrière. (ceci étant, si Alejandro Valverde s'est effectivement dopé, l'on ne peut être choqué qu'il encourt la même sanction que n'importe quel autre coureur).
L'Espagnol doit donc compter tout d'abord sur son mental mais doit également être convaincu de son innocence et ne pas se mentir, auquel cas les effets sur sa carrière seraient néfastes. En attendant qu'un jugement soit rendu il lui faut continuer à courir comme il sait le faire et éviter de penser à cette affaire, le doute permanent comme la culpabilité étant les pires spectres d'un coup d'arrêt à ses bons résultats.
Crédit photo : Lisa Feillu-Cyclism'Actu
Mai 2006, le début de tout
Le 23 mai 2006, Manolo Sainz, Directeur Sportif de l'équipe Liberty-Seguros est arrêté en compagnie du docteur Eufemiano Fuentes, au course d'une vaste opéation menée par la garde civile espagnole. Plusieurs noms de coureurs sont alors cités, tous suspectés d'avoir eu recours à des substances illégales. Parmi eux, Jan Ullrich et Ivan Basso sont écartés du Tour de France. Alejandro Valverde, lui, n'est pas inquiété par la justice espagnole. Mais en début d'année 2007, le journal espagnol ABC met en cause l'espagnol et l'UCI demande alors à la fédération espagnole de cyclisme de suspendre son coureur, pour qu'il ne puisse pas participer aux championnats du monde. L'affaire semble s'arrêter là, aucun fait notoire n'étant à signaler en 2008.
Mais en février 2009, le Comité National Olympique Italien (CONI) affirme détenir une poche de sang appartenant à Valverde. Les comparaisons avec d'autres analyses de sang du muricn se serait révélés exactes et la poche porterait le nom de code de Valv.Piti, Piti étant, selon le CONI, le chien de Valverde.
Il est donc interdit de course sur le territoire italien pendant deux ans. Malheureusement pour Valverde, le Tour de France 2009 passe par l'Italie, pendant seulement 60 kilomètres. 60 kilomètres qui le prive d'une Grande Boucle où il avait brillé en s'imposant devant Armstrong à Courchevel en 2006. Il saisit alors le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), et "demande au TAS de constater l'incompétence du Tribunal national antidopage du Comité olympique italien (Coni), de l'acquitter et de classer cette affaire". Il ne peut donc pas participer au Tour de France, mais rien ne semble présager que la suspension peut s'étendre à tout les pays.
Une suite plus mouvementée
C'est alors sans avoir disputé le tour de France que Valverde termine sa saison (malgré qu'il ait au passage gagné le Tour d'Espagne). On pense que l'affaire est classée mais voila, au début du mois de Décembre l'AMA (Agence Mondiale Anti-Dopage) souhaite éclaircir au plus vite cette affaire. Alors, le directeur juridique de l'organisation estime que cette affaire, ce cas, qui dure depuis deux ans "s'avère extrêmement frustrant" et insiste sur le fait qu'il était "extrêmement coûteux financièrement et demandait beaucoup d'énergie". Deux procédures sont alors engagées, l'une pour avoir récupéré les poches de sang en Espagne dans le cadre de l'affaire Puerto, alors que la justice espagnole s'y opposait. La seconde a été déposé par le coureur, qui conteste la suspension de deux ans de toute compétition sur le territoire italien que lui a infligée en relation avec cette affaire le tribunal antidopage du Comité national olympique italien (CONI).
Le TAS (Tribunal Arbitral du Sport) convoque alors Valverde pour les deux audiences, la premiere du 12 au 14 Janvier, la seconde du 17 au 21 Mars.
Lors de la première audience, Manzano est appelé a témoigner, lui qui affirme que lorsqu'il courrait chez Kelme avec Valverde, les coureurs de toute l'équipe ou presque subissaient les mêmes traitements à base de produits dopants. Il s'agissait ici de l'affaire dite "Grial". Le premier jour du procès, le 12 Janvier, L'UCI et l'AMA, qui demandent la suspension sur l'ensemble du globe, sont refoulés par le TAS. Lors de la seconde journée, Valverde est auditionné ... par téléphone depuis l'Australie et nie complétement les faits qui lui sont reprochés alors que Manzano qui intervient ce jour-là maintient ses accusations sans hésitations. Des éléments de réponse sont alors attendus pour le dernier jour. Lors de celui-ci le TAS décide de reporter la décision finale en Mars, il refuse donc provisoirement d'universaliser la suspension de Valverde.
Un jour plus tard, l'Espagnol propose d' effectuer un test ADN, la proposition est bien accueilli par l'AMA et l'UCI mais pas par le CONI qui veut que ce test soit effectué dans le territoire italien. On pense à ce moment là que la tension s'apaise, il n'en fallait pas moins pour réveiller Manzano qui réitère ses déclarations le lendemain : "J'ai vu Valverde se doper à plusieurs occasions dans l'équipe Kelme où nous étions ensemble en 2002 et 2003. C'était un système de dopage généralisé, organisé", il dit également que Valverde "aurait dû confesser [le dopage], il n'aurait eu qu'une suspension d'un an, maintenant il va en prendre pour deux ans." La machine est relancée. Le lendemain, Valverde nie une nouvelle fois les faits et annonce qu'il va attaquer Manzano en justice.
Ce constat fait, 2 mois s'écoulent et la sentence se fait de plus en plus proche pour Valverde qui indique ceci le 15 Mars au cas où le TAS le suspendrait sur tout le globe : "Je reviendrai au cyclisme et je continuerai de gagner. Sans états d'âme. Seulement en pensant à gagner."
Hasard ou non, le lendemain, l'UCI confirme sa position et réitère son envie dans un communiquer et a déclaré "exprimer sa détermination à s’engager, après examen des attendus du TAS, dans les procédures adéquates pour arriver à une suspension applicable au niveau international." En tout les cas, la décision concernant le coureur espagnol semble proche. Contrarié par sa suspension sur le territoire italien confirmé par le TAS, Alejandro Valverde contre-attaque dans la foulée via son agence de presse. Celle-ci estime qu'un des arbitres n'était pas partial, que le TAS utilise des moyens juridiques illégaux pour inculper le coureur ibérique. De ce fait, les avocats de Valverde considère que "Vu le manque d’impartialité de cette Formation Arbitrale et les évidentes transgressions des droits fondamentaux, nous n’acceptons pas cette sentence et interjetterons par conséquent appel devant le Tribunal Fédéral Suisse."
Une petite semaine après, ces mêmes avocats répondent à certains médias qui auraient publiés des articles disant que Valverde aurait accusé un coureur du peloton en communiquant au CONI que la poche de sang numéro 18 était à "ce coureur". Des mises au claire sont faites par l'intermédiaire des contacts presse d'Alejandro Valverde et on apprend que que "M. Alejandro Valverde n’a jamais accusé aucun compagnon du peloton et que par conséquent les propos rapportés à ce sujet sont complètement faux" et le communiqué rajoute "que les avocats de M. Alejandro Valverde se sont limités exclusivement à défendre les intérêts du coureur et n’ont en aucun cas porté de telles accusations contre le coureur cycliste mentionné dans les articles de journaux."
Alors que l'on attend une décision définitive d'ici peu, l'avenir d'Alejandro Valverde semble très incertain...
Quel avenir pour Valverde ?
S'il apparaît maintenant comme presque certains que Valverde ne pourra plus courir en Italie, une constante en particulier reste inconnue. L'enfant terrible espagnol pourra-t-il continuer à courir dans le reste du monde ? En effet, l'UCI souhaite étendre les sanctions qu'il encourt à l'ensemble du monde comme en témoigne sa déclaration après sa récente condamnation. Suite à tant de témoignages accablant l'Ibère l'on peut se demander si cela n'aura pas de répercussions sur ses performances. Immédiates tout d'abord, car la pression du procès et des accusations pourrait lui faire perdre pied par rapport à ses objectifs à venir d'ici peu si son mental n'est pas solide. Sur le long terme ensuite, une suspension signifiant l'arrêt de compétition pour deux ans pour ce coureur et découlant de cette suspension, l'absence de compétition qui pourrait entraîner une perte du rythme et des habitudes de course, l'handicapant ainsi pour le reste de sa carrière. (ceci étant, si Alejandro Valverde s'est effectivement dopé, l'on ne peut être choqué qu'il encourt la même sanction que n'importe quel autre coureur).
L'Espagnol doit donc compter tout d'abord sur son mental mais doit également être convaincu de son innocence et ne pas se mentir, auquel cas les effets sur sa carrière seraient néfastes. En attendant qu'un jugement soit rendu il lui faut continuer à courir comme il sait le faire et éviter de penser à cette affaire, le doute permanent comme la culpabilité étant les pires spectres d'un coup d'arrêt à ses bons résultats.
Crédit photo : Lisa Feillu-Cyclism'Actu
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Les commentaires
Ce qui est bizarre maintenant, c'est la défense de Valverde. Il conteste l'impartialité des différents tribunaux et plus son implication dans l'affaire Puerto.
Cependant, il serait bon de faire toute la lumière sur cette affaire et de penser aux footballeurs et autres tennismen aujourd'hui non inquiétés
cette affaire n'en fini plus et si l'histoire est sorti c'est qu'il doit avoir quelque chose ... mais cette affaire puerto na jamais surtout montré tout ceux qui se sont dopés !
chaudiere.....
Dehors ces foutus espagnol puertiste!
l'affaire Valverde doit nous rappeler qu'aucun des footballeurs de renom cités dans ces affaires n'ont été inquiété le sectarisme anti-vélo continue. si ils avaient été rejetés de la coupe du monde de foot 2006, plus d'équipe de France ni du Brésil zizou et les autre auraient du être sanctionnés comme les coureurs exclus du tour de france 2006
bravo pour votre site, amateur, féminines, pro, tout le vélo
encore bravo
HM
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