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Dopage - Millar : 'Wiggins et Sky ont joué avec le système' Photo : Sirotti

Dopage - Millar : "Wiggins et Sky ont joué avec le système"

Si le Team Sky a été blanchi dans l'affaire du mystérieux colis destiné à Bradley Wiggins lors du du Critérium du Dauphiné 2011, l'enquête de l'Agence britannique antidopage n'ayant rien donné, certaines zones d'ombre demeurent autour de l'écurie dirigée par Dave Brailsford. Pour rappel, il a été révélé l'an dernier que ce même Bradley Wiggins avait pu utiliser du triamcinolone à plusieurs reprises dans sa carrière grâce à des autorisations à usage thérapeutique (AUT), un système très décrié. Une affaire qui avait fait beaucoup de bruit et qui pourrait refaire surface après les récentes déclarations de Shane Sutton... L'ancien entraîneur de Wiggins a en effet évoqué ces fameuses AUT dans un documentaire de la BBC, admettant ouvertement qu'elles permettaient de contourner les règles.

La défense de Bradley Wiggins sur ses AUT

"Si vous avez un athlète prêt à 95%, vous pouvez utiliser les AUT pour lui permettre d'être à 100%. Vous êtes dans un business où vous devez prendre l'avantage sur votre adversaire. Vous ne dépassez pas la ligne et c'est quelque chose que nous n'avons jamais fait. Est-ce que cela veut dire utiliser les AUT ? Oui, parce que les règles vous autorisent à le faire", explique-t-il. Alors que Wiggins a justifié la prise de triamcinolone par des allergies, Dave Brailsford a lui aussi été interrogé dans ce documentaire, prenant la défense de son ancien coureur : "Si un athlète est gêné par un virus et qu'il existe un médicament que l'on peut utiliser en respectant les critères des AUT, il le prend". 

Suspendu entre 2004 et 2006 pour dopage, David Millar, qui a déjà avoué avoir consommé cette substance pendant sa carrière, porte quant à lui un regard plus critique au sujet de la défense du Team Sky : "Ils ont joué avec le système. Je pense que c'est évident, nous le savons tous. C'est une énorme déception. La Sky prônait une tolérance zéro donc vous êtes amené à penser qu'ils n'iraient pas dans cette zone grise qu'est l'utilisation de cortisone. Quand j'ai entendu ça, pour être honnête, une partie de moi est morte". Si Wiggins avait fait part de son soulagement après que l'UKAD ait annoncé qu'il n'y aurait pas de suites dans l'affaire du colis, la "chasse aux sorcières" dénoncée par le champion olympique n'est peut-être pas encore terminée...

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Publié le par Quentin BALLUE


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