Dopage
Dopage - L'AMA révèle dans un rapport les abus des coureurs Photo : Sirotti

Dopage - L'AMA révèle dans un rapport les abus des coureurs

Les chiffres ne sont pas tous au vert sur le dopage dans le cyclisme. Si les chiffres récents montrent une diminution des contrôles positifs et des condamnations, l'Agence Mondiale Antidopage vient de publier un rapport sur l'utilisation de produits ne figurant pas sur la liste des interdits, mais néanmoins surveillés de près par les instances. Et parmi tous les sports concernés, le cyclisme fait véritablement figure d'épouvantail avec une utilisation abusive de certaines de ces substances supérieur aux autres sports du même acabit. Le contexte ne joue pas non plus favorablement étant donné tous les remous provoqués par l'affaire Froome. Les débats continuent de fuser quand à savoir s'il est acceptable ou non d'autoriser les coureurs à faire usage de certains produits sous couvert de raisons médicales plus ou moins plausibles.

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La "popularité" du tramadol

Le champion de ces produits surveillés mais pas strictement interdits est le tramadol. Il s'agit d'un analgésique opioïde synthétique qui permet entre autres de réduire la douleur liée à l'effort. Les résultats du rapport informent que ce produit a été retrouvé dans 4,4% des contrôles antidopage effectués en 2017. Si ce chiffre est en baisse par rapport à 2015 (5,9%), le taux reste largement supérieur à tous les autres sports d'endurance. Le MPCC a demandé à plusieurs reprises d'interdire son utilisation en compétition. Plusieurs coureurs ont de plus récemment reconnu avoir fait usage de ce produit comme Lieuwe Westra, néo-retraité.

Des taux de violation de règles antidopage (VRAD) plus élevés

Au delà de ces simples chiffres, l'AMA pointe du doigt le sport cycliste dans sa tendance à violer les règles. En effet les chiffres de 2016 révèlent que sur 1000 contrôles effectués, 7 dans le cyclisme donnent lieu à une VRAD, ce qui en fait le sport d'endurance le plus touché, bien qu'il reste loin derrière les champions du dopage que sont le bodybuilding (1 sur 10), l'haltérophilie, la lutte et le taekwendo (moins d'un sur 100). Bref malgré les phrases et les chiffres diffusés à la va-vite par les mouvements anti dopage, le travail à effectuer pour rendre plus propre le cyclisme demeure encore très long. Malgré tout il faut également souligner que les affaires de dopage concernant les coureurs s'étant fait connaître à partir de la fin des années 2000 sont de moins en moins liés à la prise de produits strictement interdits tels l'EPO, les transfusions sanguines, la téstostérone et tutti quanti. Ce sont en général d'anciens coureurs qui ont été attrapés par ce genre de substances très à la mode dans les années Indurain puis Armstrong. Les exemples de Samuel Sanchez ou plus récemment de Rémy Di Gregorio sont là pour nous le rappeler. 

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Publié le par Jean LEBRETON