Divers
L'Italie finalement avec "d'anciens dopés" ?
Par Julie Dremière - Publiée le 03/05/2012 à 16:07
Depuis quelque temps, le TAS (Tribunal Arbitral du Sport) et le BOA (British Olympic Association) sont en désaccord quant à l'interdiction pour les sportifs ayant été suspendus pour dopage de participer aux épreuves durant lesquelles ils représentent leur pays et en particulier les prochains Jeux Olympiques. Après le cas de David Millar explicité récemment, c'est à présent la Fédération Italienne de Cyclisme (FIC) qui a dû lever cette interdiction dans son pays. Les coureurs condamnés pour utilisation de produits dopants pourront donc finalement participer aux championnats nationaux et représenter leur nation sur d'autres épreuves.
Précédemment, une clause de la Fédération italienne prétendait que tout coureur ayant été condamné pour dopage sur une période de 6 mois ou plus était interdit de courir pour l'équipe nationale. Alessandro Petacchi avait alors même pensé à changer de nationalité afin de pouvoir prendre le départ des championnats du monde. Ce qu'il n'a finalement pas fait. Les propositions de mesures anti-dopage de la FIC avaient été initiées par le président de la Fédération, Renato Di Rocco, en juillet dernier.
Cependant, en octobre, coup de théâtre, le TAS s'oppose à une règle du BOA, intitulée "Osaka Rule", censée interdire aux athlètes condamnés pour dopage de participer à au moins un JO, la jugeant contraire aux codes déjà établis par l'Agence Mondiale Anti-Dopage. Annalisa Cucinotta, cycliste italienne condamnée en 2008 pour utilisation de stéroïdes anabolisants, avait alors saisi l'occasion et décidé de faire appel de son interdiction auprès du tribunal fédéral de la FIC. Elle a finalement eu gain de cause et n'est donc plus interdite de championnats nationaux et de JO.
La principale intéressée a alors déclaré à la Gazzetta Dello Sport : “J'ai compris que la justice du sport prennait énormément de temps en Italie. J'étais la seule à me défendre de la sorte. Cela ne me permettra pas de récupérer ce que j'ai perdu mais je peux continuer de faire ce que j'aime. Depuis 4 ans, c'est comme si je roulais avec des roues carrées. Mais maintenant, j'espère que les choses prendront la bonne direction.”
Le verdict, comme le souligne Cyclingnews, s'applique également à des coureurs tels que Ivan Basso, Michele Scarponi, Danilo Di Luca, Davide Rebellin, Alessandro Petacchi ou Stefano Garzelli. Ces derniers pourront donc à présent concourir pour les championnats d'Italie en Juin. Idem pour les championnats du monde et les Jeux Olympiques, dont la sélection est à présent plus ouverte. Cependant, après le verdict du TAS en Octobre, Renato Di Rocco avait déclaré : "Nous continuerons à ne pas sélectionner d'anciens dopés", la FIC ayant son mot à dire sur le choix des athlètes. Nous verrons donc si le président de la Fédération italienne tient sa parole !
Photo : Sirotti


















Commentaires
Les anglais prendront Millar, je pense qu'ils ont fait tout une publicité comme quoi il ne prendont pas Millar, mais en esperant que le TAS s'oppose et casse officiellement leur décision. Afin d'éviter les histoires de dernières minutes. Et comme ça les anglais : regardé nous on ne pas prendre les anciens dopés mais comme le TAS si oppose et puis Millar c'est bon type (faillot oui).Olop : il y a 379 jours
Un sportif a triché ; il est puni. jusque là tout semble normal. Cependant la règle des jugements de cour qui rende blanc ou noir suivant que l'on est puissant ou misérable est toujours d'actualité. Pourquoi faut-il infliger une double peine dès l'instant où un verdict est rendu ? Que feront les instances internationales et nationales pour un Kolobnev qui s'est vu infliger une amende (donc jugé coupable) mais pas de suspension ? Qu'en sera-t-il du cas de Yann Offredo suspecté de tricherie par l'UCI et auquel il a été infligé une suspension d'un an ? Comment croire à l'innocence d'un coureur dont l'échantillon A est positif et le B négatif ? Pourquoi ces débats stériles sur la double peine quand le mouvement anti dopage montre tant d'incohérence ?Dracula : il y a 379 jours
L'italien pourra jouer la carte Pelucchi si elle veut gagner sinon Beletti sera la toujours pour une place dans les 15 lollonone : il y a 379 jours
@Olop : les anglais ne sont pas oblige de prendre Millar! le TAs a dit qu'on ne pouvait pas par principe interdire a selection aux tricheurs, mais cela n'oblige en rien le selectionneur ... apparemment c'est cela que fera l'Italiehenri : il y a 379 jours
un peu fort le lien Millar et Ricco...QCLEGS : il y a 380 jours
Le TAS parle de "sportifs". La Fédération Italienne de Cyclisme (FIC) parle de "coureurs". Questions : - La fédération italienne des autres sports dit quoi pour les autres sportifs ? - Les fédérations des autres pays que ce soit pour le cyclisme ou les autres sports font quoi ? S'il n'y a pas uniformité pour tout le monde, certains sportifs de certains pays sont lésés. En conséquence, il ne reste plus qu'à appliquer le verdict du TAS pour tous.Chouchouduvélo : il y a 380 jours
JE ne comprends pas tres bien; le titre de l'article semble en contradiction avec le développement de l'article !CIRCUS : il y a 380 jours
A mon avis on aura quand même un sacré peloton d'ex-dopés au JO... Les Anglais sont même obligé de prendre Millar (Le Ricco des années 2000)Olop : il y a 380 jours
Ils vont prendre qui alors ...cy : il y a 380 jours
bravo aux italiens s'ils s'interdisent de selectionner des tricheurshenri : il y a 380 jours
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