Dauphiné
Dauphiné - Nikias Arndt, encore un vainqueur Giant Photo : Sirotti

Dauphiné - Nikias Arndt, encore un vainqueur Giant

 

Nikias Arndt gagne la 3e étape du Critérium du Dauphiné

On se souvient de la défunte équipe High Road et ses cinquante victoires par année avec plein d’individualités différentes, souvent des coureurs rapides. La victoire de Nikias Arndt est le vingt-troisième succès cette année pour la formation Giant – Shimano, et Arndt est lui même le huitième coureur de l’équipe à lever les bras. Au delà de ces individualités, et si l’équipe est capable de briller sur des terrains différents, le sprint est bel et bien sa chasse gardée. Comme il était celui de High Road en son temps. C’est notamment sur la gestion du fameux train que l’équipe Néerlandaise est très performante. On comprend donc pourquoi, dans le cyclisme moderne où la plupart des équipes sont dessinées autour d’un objectif unique (il demeure toujours des exceptions), Warren Barguil ait du mal à trouver sa place dans une équipe où se côtoieront déjà Marcel Kittel et John Degenkolb.

Mais revenons sur cette victoire, d’un rien, de Niklas Arndt sur la troisième étape du Critérium du Dauphiné. « C’était une très longue journée car nous n’avons pas été vite. Il y a eu une attaque à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée avec huit coureurs. Nous avons mis deux coureurs en poursuite avec les autres équipes. Ce n’était pas évident, mais finalement nous sommes revenus. Nous, nous emmenions Reinardt Janse van Rensburg, mais à un kilomètre de l’arrivée, dans un virage nous avons perdu des places. A la fin, j’ai senti que j’avais de bonnes jambes alors j’ai tenté ma chance et nous faisons un et trois. C’est un bon résultat. »

Âgé de seulement 22 ans, il avait remporté une étape de l’Arctic Race of Norway l’an passé. Mais cette année, depuis sa deuxième place lors de la quatrième étape du Tour d’Andalousie, il n’a obtenu aucun résultat, sauf une deuxième place lors de la fameuse « étape des monts » des 4 Jours de Dunkerque, remportée par son coéquipier Thierry Hupond. « Je pense que le plus dur au début d’une saison est d’obtenir la première victoire. Une fois qu’on l’a, la machine est lancée et on peut développer le travail avec l’équipe ».  

« L’équipe a deux grands sprinters avec Marcel Kittel et John Degenkolb, qui sont au plus haut niveau mondial. Mais il y a aussi un gros programme de développement des jeunes sprinters. Quand Marcel est arrivé dans l’équipe, il était d’ailleurs très jeune. On a vu récemment aussi Luka Mezgec gagner en Catalogne puis la dernière étape du Tour d’Italie. »

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Publié le par Antoine PLOUVIN