Dauphiné
Dauphiné - Le Col du Béal 'va en surprendre plus d'un' Photos : Alexis ROSE - ASO - Strava

Dauphiné - Le Col du Béal "va en surprendre plus d'un"

 

La montée finale du Col du Béal, en vidéo

Ce lundi, le peloton du Critérium du Dauphiné posera ses valises au sommet du Col du Béal. Ce dernier ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais gagne vraiment à être connu. Celui-ci est déjà une référence pour tous les cyclistes du Massif Central. Ce Col, assez méconnu du grand public, a déjà accueilli une course d'envergure mondiale : le Tour de l'Avenir. C'était en 2010, lors de la 4ème étape de ce 47ème Tour de l'Avenir, qui sacrera Nairo Quintana (Movistar). Ce 8 septembre 2010, sous un temps printanier alternant pluie et soleil, le Colombien, vainqueur du Tour d'Italie 2014, n'avait terminé que 9ème en haut du Col du Béal, à 1'34" du vainqueur, le Belge Yannick Eijssen (BMC). Le 9 juin prochain, lors de la 2ème étape du Dauphiné 2014, le célèbre Col auvergnat, situé à 1 390 mètres d'altitude et qui sert de frontière entre les régions Rhône-Alpes et Auvergne, sera à nouveau escaladé, mais cette fois-ci par les meilleurs cyclistes mondiaux ! Cyclism'Actu a reconnu pour vous, il y a une semaine, cette montée de 13,6 kilomètres à 6,6 % de moyenne, classée "Hors Catégorie" par l'organisateur du Dauphiné : ASO.

 

Reconnaissance réalisée par Alexis ROSE et Julie ROSE.

 

Le profil de la 2ème étape du Dauphiné 2014 : Tarare > Col du Béal

 

 

Le profil détaillé de la montée du Col du Béal

 

 

L'analyse complète de l'ascension

 

Avant de commencer à parler de la montée en elle-même, une petite présentation s'impose ! Le Col du Béal peut être escaladé par plusieurs versants : celui partant de Chalmazel, celui de Leigneux, celui d'Olliergues, celui du Brugeron ou celui de Vertolaye. C'est ce dernier versant qui sera escaladé par le Dauphiné le lundi 9 juin. Ce côté est le plus difficile ! Le dénivelé total de cette montée est de 895 mètres, puisque le départ de Vertolaye s'effectue à 495 mètres d'altitude et l'arrivée est située à 1 390 mètres. 

Pour analyser l'ascension en détails, nous l'avons divisé en 7 parties :

- Du kilomètre 0 au kilomètre 2 : 4,2 % de moyenne. L'entame de la montée est la partie la plus facile. Les deux premiers kilomètres s'effectuent au coeur de la ville de Vertolaye. Ceux-ci sont assez roulants, hormis les 400 premiers mètres, qui comportent des passages à 8-9 %. Ce début de montée servira à bien se placer à l'avant du peloton. Le coureur de l'équipe Giant-Shimano, Thomas Damuseau, qui sera le local de l'étape, le confirme : "Je pense que ça va frotter au pied. Le placement sera déterminant !".

- Du kilomètre 2 au kilomètre 3 : 4 % de moyenne. La véritable montée débute à l'entrée du hameau de Saint Martin. Les premiers forts pourcentages se situent dans le grand virage avant le passage de la cascade. Le peloton trouvera-là une route allant jusqu'à 9 % ! Cependant, ce premier passage ne dure que 500 mètres, jusqu'au replat avant le premier carrefour de la montée. Le peloton prendra alors à droite direction Les Granges.

- Du kilomètre 3 au kilomètre 5 :  6,5 % de moyenne. Après le carrefour, les pourcentages restent roulants (5-6 %), jusqu'à l'entrée dans la forêt, au kilomètre 3,7. À partir de ce moment-là, la route commence à bien monter, autour des 7-8 %. Ce passage commencera à bien écrémer le peloton. "Cet endroit devrait faire la première différence", explique Corentin Rose, jeune cycliste auvergnat. Le passage appelé Le Saut du Chien, qui se situe autour du kilomètre 5, est le moment le plus dur de cette ascension. Dans ce petit passage, les pourcentages tournent autour des 10 %. Un autre facteur sera à prendre en compte dans cette 3ème partie de la montée. "La route devient de plus en plus étroite", nous explique Thomas Damuseau.

- Du kilomètre 5 au kilomètre 7 : 8,05 % de moyenne. Ce passage sera très difficile. Les pourcentages ne passent pas en dessous des 6 % et avoisinent, par moment, les 9 %, et ce sur 2 kilomètres ! Cette partie s'effectue dans les bois et ne sera donc pas touché par le vent, hormis les 200 mètres, avant l'entrée dans le village de Saint-Pierre-la-Bourlhonne. La pente est raide jusqu'au deuxième carrefour de la montée, un peu après l'entrée dans le village. Cette 4ème partie de la montée devrait commencer à faire une belle sélection au sein du peloton. Corentin Rose détaille : "C'est le premier passage vraiment difficile. Il fait mal aux jambes. Il y aura des dégâts dans ce passage".

- Du kilomètre 7 au kilomètre 8,5 : 7 % de moyenne. Le peloton, à l'entrée de Saint-Pierre-la-Bourlhonne, prendra à droite, puis à gauche, en face de l'église. Devant cette dernière, un petit raidillon à 9,9 % est présent. Après celui-ci, la pente s'adoucit 100 mètres et reste constante, autour des 6-7 %, pendant 1,2 kilomètres, et ce jusqu'au kilomètre 8,5.

- Du kilomètre 8,5 au kilomètre 10,5 : 6 % de moyenne. Environ un kilomètre après la sortie du village de Saint-Pierre-la-Bourlhonne, la pente est un peu plus douce, et ce pendant 2 kilomètres. La pente tourne autour des 5-6 %. Cette partie permettra de souffler un peu. Cette 6ème partie de la montée s'effectue majoritairement dans un endroit boisé.

- Du kilomètre 10,5 jusqu'au sommet : 7 % de moyenne. Les trois derniers kilomètres sont à nouveau plus durs. La première partie de ce passage se fait dans la forêt. Les pourcentages les plus durs se situent à la sortie des deux virages ronds. La pente monte jusqu'à 9,2 %. Les coureurs verront enfin le jour à l'approche de la flamme rouge. Le dernier kilomètre, un peu moins dur, s'effectue dans le paysage des hautes chaumes, à découvert. Dans cette partie finale, où le pourcentage fluctue autour des 7-8 %, le vent pourrait avoir son importance. "La montée est exposée au vent, surtout sur le haut. Le vent pourrait avoir une influence car il est souvent présent. Le dernier kilomètre est dur et si le vent est là, ça pourrait avoir son importance", explique Corentin Rose. "La fin est très dégagée. Il peut y avoir du vent, ce qui peut favoriser un petit regroupement. Je pense qu'une dizaine de coureurs devraient arriver ensemble pour se jouer la gagne", dévoile quant à lui, Thomas Damuseau.

Thomas Damuseau conclut : "Cette montée est vraiment exigeante et va sûrement en surprendre plus d'un !".

 

La montée finale du Col du Béal, en photos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous avez aimé cet article, partagez le ! 

Publié le par Alexis ROSE