Dauphiné
Dauphiné - Jusqu'où peut aller Wilco Kelderman ? Photo : Sirotti

Dauphiné - Jusqu'où peut aller Wilco Kelderman ?

 

Wilco Kelderman au Col du Béal - Critérium du Dauphiné

Il n’en fini plus de nous impressionner ! Septième du dernier Giro, Wilco Kelderman confirmait tout le bien que l’on pensait de lui après ce qu’il avait démontré l’année précédente. Et même mieux. Talentueux sur les ascensions et les contre-la-montre, le jeune Néerlandais, sans complexe, avait peut-être un peu tendance à tirer à tout va, sans réel science de la course l’an passé. Cette année, il semble avoir beaucoup appris en même temps qu’il a développé ses capacités physiques. Voulant surfer sur sa forme du Tour d’Italie, il enchaîne une semaine plus tard sur ce Critérium du Dauphiné. Jusqu’ici, ça lui réussit plutôt très bien. Dans la montée du Col du Béal, il arrive troisième, seulement 4’’ derrière le duo Froome, Contador. Il prend en même temps la troisième place du classement général et le maillot blanc. Mais surtout il se voit pour la première fois au contact des plus grands coureurs du peloton. Un élément de confiance important pour ce jeune coureur en pleine progression.

« Je connaissais la montée du Col du Béal pour l’avoir faite au Tour de l’Avenir. Après le Giro, ce n’était pas une montée si raide. C’était très bien pour moi. Je n’avais jamais pensé pouvoir être dans une aussi grande forme ici. Les premiers jours après le Tour d’Italie, j’étais vraiment fatigué. Mais j’ai repris l’entraînement et finalement le chrono’ et la première montée se sont très bien passés. J’en suis vraiment content. »

 

Un talent en pleine progression

 

Cinquième du Tour de Romandie l’an passé, il s’en était allé chercher la dix-septième place du Giro pour son premier grand Tour, après beaucoup d’efforts « inutiles ». Il était cette année un peu en manque de résultat avant le mois de mai. La faute notamment à un petit incident au pied de Fayence, sur Paris – Nice, qui lui fit perdre tout espoir au général, ainsi qu’à son compatriote, et ancien équipier Tom Jelte Slagter, à qui il avait tapé la roue arrière. Il n’a guère eu meilleur résultat en Catalogne, mais son objectif était le Giro… Et il ne s’est vraiment pas raté. Incontestablement, il a mûri. Plus fort physiquement, il a aussi appris à calculer. Sans pour autant renier son côté offensif, comme on l’a vu sur les pentes du Béal.

« Je me sens vraiment plus fort que l’an passé. Après le Giro, j’ai senti que je pouvais profiter de ma forme. Alors j’ai voulu faire le Dauphiné ». Il n’a pas eu tort, quand, traditionnellement, les coureurs du Giro voulant profiter de leur bonne forme enchaînent plutôt sur le Tour de Suisse pour avoir une semaine de récupération supplémentaire. Même si cette année, il est loin d’être le seul à avoir fait ce choix (à l’image de Ryder Hesjedal par exemple), il fallait être capable d’enchaîner alors qu’il n’a eu que 23 ans en mars dernier.

 

La suite ?

 

« L’objectif sera le classement. J’espère rester proche et conserver ce maillot blanc ». Il y a deux ans, il avait fini huitième de ce même Dauphiné. Rester troisième, le premier derrière la paire Froome, Contador, dont tout le monde s’accorde à dire qu’ils sont dans un autre monde, démontrerait une fois de plus son impressionnante évolution.

Mais signe de sa maturité, il se veut aussi réaliste. « La semaine s’annonce néanmoins difficile. Avant la montagne, il y aura des étapes compliquées et l’étape de samedi sera très dure. D’un côté moi je sors du Tour d’Italie et il faudra voir jusqu’où je pourrai aller, de l’autre, des coureurs qui montent en puissance avant le Tour de France, comme Vincenzo Nibali… »

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Publié le par Antoine PLOUVIN


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