Dauphiné
Dauphiné - Alberto Contador n'est 'pas si déçu' ? Photo : Sirotti

Dauphiné - Alberto Contador n'est "pas si déçu" ?

 

Alberto Contador perd le Critérium du Dauphiné

Il ne devait pas s’attendre à ça. Y-a-t-il une seule personne qui aurait pu imaginer un tel scénario ? Après une vingtaine de kilomètres et de nombreuses attaques, un groupe de 23 coureurs se retrouve à l’avant. Rien d’extraordinaire en soi. Sauf que dans ce groupe figure Andrew Talansky, troisième du général à 39’’ de El Pistolero, Jurgen Van Den Broeck, cinquième du général, Romain Bardet, septième ou encore Adam Yates, dixième. Une échappée incroyable et une équipe Tinkoff – Saxo incapable de réagir. L’écart augmente extrêmement vite, le groupe des leaders se disloque… C’est la panique ! Alberto Contador n’a plus un seul coéquipier. Scénario catastrophe ! Heureusement, l’Espagnol peut rapidement compter sur le travail des coureurs de Sky, Froome étant aussi piégé, puis plus tard de Martijn Keizer, revenu de l’arrière, roulant pour le maillot blanc Wilco Kelderman.  

 

Scénario inattendu

 

Mais ça n’a pas suffit. Contador obligé de prendre les devants à une trentaine de kilomètres de l’arrivée semblait revenir et faire s’envoler les espoirs de victoire de finale d’Andrew Talansky. Sauf que tout à coup, l’écart ré-augmente. Contador n’arrive plus à contenir l’hémorragie. Il était revenu à moins de cinquante seconde du groupe de tête, il finira à Courchevel 1’15’’ derrière le vainqueur, Mikel Nieve, et 1’06’’ derrière Talansky. Même si ce dernier n’aura pas pu bénéficier des bonifications, ça lui permet quand même d’avoir 27’’ de mieux que Contador au général final.

 

A l'impossible, nul n'est tenu...

 

Au bord des larmes à l’arrivée, Contador explique: « C’était une journée très compliquée. C’est parti extrêmement vite. Mes coéquipiers ont tous lâché très vite et puis Froome m’a attaqué à une trentaine de kilomètre de l’arrivée. C’est alors devenu compliqué de contrôler seul. Je savais aussi que devant il y avait des coureurs très forts et que le général était probablement perdu. Je pense qu’il n’y avait rien d’autre à faire.  Il y avait des coureurs très forts devant et j’étais seul… Dans la montée finale, j’ai vraiment tout donné, même si je savais que c’était quasiment impossible de revenir. Je n’ai rien pu faire ! »

 

"Pas ici pour gagner"

 

Il avait dit en début de Dauphiné, que la victoire n’était pas un objectif. Et même, qu’elle pourrait le faire douter, n’ayant jamais remporter le Dauphiné jusqu’ici alors qu’il a déjà gagné le Tour de France. Si on voit les choses ainsi, il s’est peut-être effectivement rassuré. Lui tente de relativiser : « Je repars de ce Dauphiné avec beaucoup de tranquillité. Je ne suis pas si déçu. Je n’étais pas venu pour gagner mais pour me jauger et me préparer en vue du prochain Tour de France. Et j’ai vu que mes jambes répondaient très bien. Je me suis senti de mieux en mieux jour après jour et finalement, ce que j’ai montré représente bien plus qu’une victoire. » 

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Publié le par Antoine PLOUVIN


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