Critérium du Dauphiné 2011

« L'autre course »


posté par Camille Rouaire le 13/06/2011 à 09h41



Le Critérium du Dauphiné qui a vu la victoire finale de Bradley Wiggins vient de s'achever. Cyclism'Actu a choisi de revenir sur une semaine de course d'une façon originale. Revivez Critérium du Dauphiné 2011 comme vous ne l'avez jamais vu et tout les imanquables en plein coeur de la course.


2ème Etape : Voiron-Lyon


Boulevard de la Croix-Rousse, à Lyon. Trois virages en épingle, un kilomètre et demi de côte. En haut, se trouve la ligne d’arrivée de la seconde étape de ce Dauphiné 2011. L’étape n’est pas très difficile, seulement jugée au sommet de cette petite côte. Il faudra être costaud pour triompher. A Lyon, la pluie a cessé. Il est seize-heures et les coureurs ne sont pas attendus avant une heure. Les spectateurs, eux, sont déjà au rendez-vous. Si les lacets sont presque désertés, l’aire d’arrivée grouille de supporters. Pour patienter, les images de l’étape sur écran géant, et la bonne parole de Daniel Mangeas. En bon conteur, Mangeas parle, parle et ne s’arrête plus de parler, entre points de course, anecdotes et publicités. Une bonne ambiance, donc. Au centre de la route, quelques minutes à peine avant de prendre l’antenne, Laurent Jalabert et Thierry Adam préparent leur discours de début de retransmission. Thierry s’amuse à faire « plouf-plouf » dans le micro. C’est bon Thierry, le micro marche. On s’amuse bien, chez France Télévision ! 


Quarante-cinq minutes plus tard, de retour sur la ligne. Adam et Jalabert ont filé en cabine et les techniciens ont déguerpi. Un journaliste de France Bleu Rhônes-Alpes, casquette et casque audio, interroge les spectateurs présents aux abords de la ligne d’arrivée, derrière les barrières. Ceux-ci seront aux premières loges, et la température est déjà montée d’un cran. Il ne reste plus que quelques kilomètres. Sur la route, quelques mètres plus loin, se tasse l’armée des photographes et caméramans. Ils installent leur matériel, préparent leurs objectifs. Il ne faut rien rater. Evidemment, quand on n’a pas le matériel adéquat, on se positionne plus prêt, juste derrière la ligne, sur le côté. Daniel Mangeas s’affole : les coureurs sont proches. Tout le monde tourne la tête vers l’écran. On prépare l’appareil photo, on se penche pour être prêt à les voir arriver. Monsieur France Bleu, sa casquette, son casque et son micro ont disparu du champ de vision. Tout le monde se pousse contre les barrières, tend les bras pour avoir la bonne photo. L’annonce de l’attaque de Thomas Voeckler provoque des cris supplémentaires. On aperçoit enfin une masse de coureur. Le maillot bleu-blanc-rouge parait mais s’écarte aussi sec pour laisser place à un maillot rouge et blanc qui se démène comme un beau diable. Mais quelques roues avant lui, c’est un autre qui franchit la ligne en tête. John Degenkolb lève les bras, sous les applaudissements du public. Grand sourire, les doigts pointés vers le ciel, l’allemand savoure. Dumoulin et Hinault, derrière, sont plus réservés, probablement déçus. En queue de premier groupe, sa Majesté Vino puis un autre groupe de coureurs qui n’ont pas réussi à se rallier à son panache jaune. Les petits groupes se succèdent. Des petits trains de coureurs, à cinq, à dix, à vingt. Le vent aura fait des dégâts que la dernière bosse a légèrement accentués. Les yeux se tournent vers le podium, au bas duquel Mangeas ne s’arrête plus de parler. Dans son élément, le « speaker » officiel de l’épreuve raconte anecdote sur anecdote, enchaine les louanges à John Degenkolb.. Le vainqueur du jour, d’abord, salué par Bernard Hinault et Gérard Collomb, le maire de Lyon, monte sur le podium. Vient ensuite Alexandre Vinokourov, que la foule encense. Le Kazakh demeure décidément très populaire. Petit couac dans l’organisation :
« On attend le maillot vert, Joaquim Rodriguez Oliver.
-Non Daniel, pas tout de suite » 


Période de flottement, Mangeas meuble comme il peut, et cette petite hésitation passe comme une lettre à la poste alors que Rob Ruijgh vient chercher son maillot blanc. Et Joaquim Rodriguez ?
« Et maintenant, le maillot vert … Non ? Ah ben non, pas le maillot vert. On a l’ordre et le contrordre. ». Bernard Hinault, hilare, fait signe à Daniel Mangeas de se décontracter. Celui-ci esquisse un sourire et continue son discours jusqu’à la montée tant attendu du coureur espagnol de l’équipe Katusha sur le podium. 


Les routes sont réouvertes à la circulation peu à peu, les rues se vident un peu. Ce soir, comme tous les soirs, la course prend sa pause. Jusqu’à demain, et le contre-la-montre de Grenoble, test important puisqu’il s’agit de la réplique du contre-la-montre du Tour de France. Et ce test-là, tous les coureurs l’ont bien en tête. 


3ème étape : Contre-la-montre autour de Grenoble


Tony MartinBienvenue à Grenoble. Ah, Grenoble ! Quoi de plus agréable que visiter la cité iséroise en voiture, à la recherche d’un mystérieux parking presse aussi facile à trouver que la sortie d’Alcatraz ? Putain de parking ! Bref, rendez-vous au podium de départ de ce contre-la-montre. Ce chrono de quarante-deux kilomètres autour de Grenoble constitue donc la 3ème étape de ce Critérium du Dauphiné 2011.


Tony Martin, loin au général, est déjà parti. Nous sommes à l’heure pour le départ de William Bonnet. Comme tous les matins cette semaine en Rhône-Alpes, il a plu. Et comme toutes les après-midis cette semaine en Rhône-Alpes, la pluie s’en est allée, laissant une route plus ou moins trempée par endroit. De plus, les nuages ne sont pas très loin, il pourrait pleuvoir plus loin sur le parcours. Au pied de la rampe de départ, les fesses dans l’eau, sont postés quelques photographes.Deux minutes plus tard, c’est Thibault Pinot qui prend le départ. L’espoir français a perdu six minutes hier, à l’arrivée à Lyon, après une première étape pourtant réussie. On l’encourage.
Les coureurs se succèdent, de minute en minute. Basso monte, décontracté. Il se signe, baigné par les lumières des flashs de photographes. Un vrai Saint. Dans un autre style, Edvald Boasson Hagen, casque court et visière, ressemble à Robocop. Il signera le 3ème temps. Derrière le podium, on voit Bernard Thévenet marcher d’un pas décidé. Bonjour Bernard ! Il est pressé. Au revoir Bernard ! 


Petit tour vers la zone d’arrivée, trois-cent mètres plus bas. Je suis juste à l’heure pour l’arrivée d’un coureur. Oh mon dieu, Captain America ! Ah non, c’est David Zabriskie, champion des Etats-Unis du contre-la-montre qui termine comme une balle. Ma déception est immense.


Retour au départ. Il reste encore une bonne flopée de coureurs. Départ d’un grand bonhomme tout maigre, Robert Gesink. On le sent tendu, il regarde au loin. L’aire de départ s’est à nouveau garnie de monde. On nous donne relativement peu de nouvelles de ce qu’il se passe plus bas. J’entends vaguement que Tony Martin a fait un coup dans la radio d’un officiel Cinquante-cinq minutes, vingt-sept secondes et soixante-sept centièmes pour parcourir quarante-deux kilomètres cinq cent, soit une moyenne de presque quarante-six kilomètres par heure. Derrière l’avalanche de chiffre, tout le monde est impressionné. Les coureurs qui entendent la nouvelle savent ce qu’ils doivent faire. Moncoutié, puis Sioutsou, s’en vont, et commence le top vingt alors que passe Bernard Thévenet, dans le même sens que tout à l’heure. Encore ? Sacré Bernard ! Derrière les barrières, des spectateurs entament une discussion certainement passionnante :
« Eh bah là, on voit déjà que les coureurs sont plus concentrés que ceux d’avants.
-Oui, eux ils veulent gagner.
-Ouais eux ils veulent faire un temps, les autres non. C’est autre chose ! »


Messieurs, si vous me lisez, vous serez heureux d’apprendre que le premier, le troisième et le quatrième de l’étape, entre autres, sont partis bien avant. Un manque de concentration flagrant qui se voit aux résultats …Mon supporter préféré n’en reste pas là :
« Oliver Zaugg, quel nom à coucher dehors ! ». Si tu le dis …
Oh, mais qui passe donc derrière la rampe de lancement ? Ce bon vieux Bernard Thévenet, toujours dans le même sens ! Diable, par où passe-t-il, et où court-il ? 


Les prétendants à la victoire finale vont s’élancer enfin. Les photographes courent, et l’un d’eux a posé son appareil là, en travers, à même le sol, entre les flaques d’eau. Bradley Wiggins est sur la rampe de lancement. Extrêmement concentré, il arbore les couleurs de l’Union Jack sur son casque. A l’arrivée, le Britannique s’emparera du maillot jaune. Alors que s’élance Jurgen Van den Broeck, un personnage connu repasse, toujours dans le même sens, derrière le podium. Il court, il court, Bernard Thévenet, comme le furet de la célèbre comptine. Il est passé par ici, il repassera par ici : pas de suspens. Oh, quelle surprise, il s’arrête de courir et regarde le dernier partir ! Aussitôt après le départ d’Alexandre Vinokourov, tout le monde s’en va vers la ligne d’arrivée. On croise sur le chemin Nicolas Vogondy et Brice Feillu en pleine discussion : « T’es à fond à pour les championnats de France, alors ? ». Nicolas Vogondy apprécie les championnats de France ? Un scoop, assurément ! 


Une bonne série de coureurs vont encore franchir la ligne d’arrivée mais personne ne fera mieux que lui, même si Bradley Wiggins s’en rapprochera, dérobant à Vino le maillot jaune et bleu de leader du Critérium du Dauphiné. 


6ème étape : Les Gets- Le Collet d’Allevard


Joaquin Rodriguez


Les Gets, petite station de ski près de Morzine, d’où s’élance la 6ème et avant dernière étape du Critérium du Dauphiné 2011. Village en long, constitué de nombreux chalets, les Alpes s’imposent tout autour : la description répond à tous les clichés, certes. Il n’empêche que le décor est somptueux. Le départ, c’est certainement le seul moment durant lequel les coureurs ont encore la tête au paysage. Le programme est chargé : col des Aravis en entrée, le col du Grand Cucheron en plat de résistance et le Collet d’Allevard en dessert. Un dessert qui tient plus de la Forêt-Noire que de la compote : 11,2 km à 8,4 %, c’est du lourd. « C’est pas pour les tafioles », précise un jeune supporter d’Europcar. Ce même adolescent aux grands yeux exprime son admiration juvénile mais néanmoins merveilleuse devant les vélos gracieux de l’équipe de Jean-René Bernaudeau en une seule phrase, simple : « C’est pas des vélos de tafiole ! ». Décidément ! Mon nouvel ami se déclare cependant nettement moins impressionné par Cadel Evans et sa voix de … heu, oui, enfin, vous aurez compris. 11h50, le peloton s’en va bientôt : il faut partir pour emprunter l’itinéraire course avant eux. Le paysage est somptueux. Après avoir franchi le col des Aravis et le col du Grand-Cucheron, rencontre avec un supporter de Wiggins dans le Collet d’Allevard. 
« L’équipe Sky, c’est la première équipe britannique, avec huit coureurs britanniques. Ce que font Bradley Wiggins est l’équipe Sky, c’est très important pour le Royaume-Uni.Sky organise des événements tous les week-ends dans les villes britanniques. A Londres, l’année dernière, il y avait 8 500 cyclistes réunis. C’est un très beau projet. Quant à Bradley Wiggins peut gagner le Tour de France »


Plus loin, un gros rassemblement de jeunes cyclistes aux couleurs de la région Rhônes-Alpes. Ces valeureux font les cinquante derniers kilomètres. Courage les gars (et les filles), le sommet est là ! 
Enfin, le voilà, ce sommet. Le final est jugé à l’extrémité d’une ligne droite de 90 mètres (c’est le livre de route qui le dit). Au bout de cette ligne droite, un écran géant diffuse les images de la course. Super Mangeas s’affole. On apprend que Joaquim Rodriguez s’est enfuit dans la terrible montée. Le publc accompagne les coureurs en tapant joyeusement sur les barrières. C’est dans ce bruit de fête que Rodriguez franchit la ligne. Pas de grande démonstration de joie, juste un petit signe du doigt en l’honneur un ami décédé. Monsieur Rodriguez, vous avez la grande classe. Viennent ensuite Gesink, Van den Broeck, et Christophe Kern, porté par un public acquis à sa cause. Un peu plus tard arrivera Thomas Voeckler. Là, c’est l’extase totale. A peu près tout le public se transforme en armée de groupies voecklériennes. 


Alors que tous les coureurs ne sont pas arrivés, les photographes et journalistes s’invitent sur la route pour suivre le podium protocolaire. Rodriguez est aux anges. L’espagnol aime tellement ce podium qu’il revient une seconde fois, chercher son maillot vert du classement par points. Il jette son bouquet à la foule. L’espagnol est plein de vie. Bradley Wiggins, est lui un visiblement marqué par la dure montée effectuée. C’est la nounou, Bernard Hinault, qui lui attache son beau maillot jaune. Jérôme Coppel, nouveau maillot blanc, est lui aussi particulièrement marqué. Comme la plupart des coureurs. Dès la ligne franchie, certains font demi-tour vers leur bus, un peu plus bas. D’autres s’accordent un répit, se couchent sur leur vélo pour récupérer. Des membres de leurs équipes les prennent tout de suite en main, et leur fournissent de quoi se restaurer un petit peu. Ils l’ont bien mérité.


7ème étape : Pontcharra-La Toussuire


Une fois n’est pas coutume, le peloton quitte ce matin Pontcharra sous un beau soleil. 117,5 kilomètres direction La Toussuire, en passant par le col de la Croix-de-Fer (hors catégorie) et une montée de première catégorie vers la Toussuire. La route est encore très belle. Après une cinquantaine de kilomètres apparait la montée vers le col du Glandon et le col de la Croix-de-Fer. Première vision amusante : le long de la route ont été installées, entre deux virages, des peintures à la gloire du cyclisme. Magnifique hommage aux coureurs d’hier et d’aujourd’hui. Quelques lacets plus haut, une grosse guêpe aux couleurs du Tour s’apprête à encourager les coureurs. En haut de la Croix-de-Fer, il fait froid. Très froid. A près de 2000 mètres d’altitude, c’est logique. 


Voici la ligne d’arrivée à la Toussuire. Les spectateurs sont présents, sûrement un peu plus nombreux qu’hier au Collet d’Allevard. Monsieur France Bleu, disparu depuis Lyon, est de retour et interroge le public. Thomas Voeckler est en tête, le public en transe, Daniel Mangeas en gourou, porteur de la bonne parole. Tout le monde regarde l’écran géant. On voit Voeckler se faire rattraper et Joaquim Rodriguez s’envoler. Peu après, Rodriguez arrive sur la ligne. Cette fois-ci, c’est une effusion de joie. Il ouvre les bras en croix et savoure cette seconde victoire en deux jours. Thibault Pinot règle le sprint d’un petit groupe de tête. Au loin, Bradley Wiggins lève les bras. Il a compris : le Dauphiné, c’est gagné. Aussitôt, le protocole se met en place. Rodriguez monte sur le podium. Depuis hier, son sourire ne l’a pas quitté.


« Pour Joaquim, la capitale de la France, ce n’est pas Paris, c’est La Toussuire », plaisante Mangeas. Bon, il avait fait la même blague la veille mais ce n’est pas grave. Alors que Thierry Adam et Laurent Jalabert enregistrent, sur la route, leur petit mot de fin, Bradley Wiggins se voit remettre le maillot jaune, définitif celui-ci. On tarde cependant à lui remettre le petit lion en peluche, qu’il saisit et serre tout contre lui. C’est mignon. Rodriguez remonte ensuite pour le maillot vert, puis pour le maillot rouge à pois blanc de meilleur grimpeur. Il s’était fait désirer lors du podium de Lyon, le voilà excusé. Jérôme Coppel récupère son maillot blanc, les yeux dans le vague. Enfin, les trois premiers du général montent sur le podium. Vino et Cadel Evans félicitent Wiggins. Petit geste du pouce de Vinokourov vers un proche dans la foule. Son Dauphiné s’est bien déroulé. En descendant du podium, Mangeas énonce le palmarès des trois cocos.


« Cadel Evans, trois fois second du Critérium du Dauphiné …
-Non, quatre », plaisante l’intéressé. Il va commencer à prendre l’habitude …
Le podium final du Dauphiné 2011 se termine avec le classement par équipes. Jean-René Bernaudeau est aux anges : Europcar a surpassé les attentes sur ce Dauphiné. Alors que les quelques coureurs arrivés de la formation vendéenne montent sur le podium, un gros groupe de coureur franchit la ligne. Parmi eux, Cyril Gautier (Europcar), qui pose en vitesse son vélo pour grimper partager ce moment à ses camarades. 


Ainsi se termine le Critérium du Dauphiné 2011. Les coureurs se changent, font leurs affaires, pas malheureux d’être enfin arrivés. Du côté des supporters, c’est la chasse aux bidons, que les techniciens des équipes offrent aux plus rapides. Puis les bus partent. Au revoir, amis cyclistes ! Au revoir Dauphiné ! 



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Les commentaires

Bonjour et merci pour ces excellents commentaires.

ventdest le 13/06/2011 à 10h32

C'est bien sympa !

Merci à toute l'équipe Cyclism'Actu pour votre beau suivi du Critérium du Dauphiné. Plus qu'à en faire de même sur toutes les courses du calendrier :D

Enzo le 13/06/2011 à 10h35

C'est super cette idée de faire vivre la course de l'intérieur. Je trouve cela très intéressant ! Merci beaucoup et continuez avec autant de talent !

Windsor le 13/06/2011 à 10h48

Merci!!! C'est super sympa à lire!

Mélanie le 13/06/2011 à 11h18

Rien qu'un seul mot: BRA-VO !!!

michel48 le 13/06/2011 à 12h58

Merci smile Super smile BRAVO !

Guit87 le 13/06/2011 à 13h19

vive le tour de france et merci smile

vca le 13/06/2011 à 15h21

Bravo et merci pour la pertinence de vos informations journalières.

Continuez.

Cordialement

thierry le 13/06/2011 à 16h25

Chouette article! A part les deux dernières phrases (c'est dédicace à Tintin et Milou? ), c'est agréable et bien amusant. C'est pas un article de tafiole, quoi.

tokepoza le 14/06/2011 à 14h45

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